DEPARTEMENT DE L'EVALUATION DES OPERATIONS POURUNE MEILLEURE EFF~CACITEDU DEVELOPPEMENTATRAVERS L'EXCELLENCEET L'INDEPENDANCE DES TRAVAUX D~VALUATION Le DCpartement de l'kvaluation des opkrations (Operations Evaluation Department -OED) est un organe indkpendant de la Banque mondiale qui releve directement de son Conseil des adrninistrateurs.COED kvalue ce qui rkussit et ce qui ne reussit pas, comment un emprunteur planifie l'exkcution et le maintien d'un projet, et la contribution durable de la Banque au dkveloppement d'ensemble d'un pays. L'kvaluation a pour but de tirer des enseignements de l'expkrience, d'of- frir une base objective d'kvaluation des travaux de la Banque, et de rendre compte de l'atteinte des objectifs. COED con- tribue Cgalement i 1'amClioration des travaux de la Banque en identifiant et en diffusant les enseignements tirks de l'ex- pkrience et en formulant des recommandationsbaskes sur les rksultats de l'kvaluation. BANK MONDIALE DEPARTEMENT DE L'EVALUATION DES OPERATIONS rnL L'appui de la Banque mondiale au renforcement des capacitesen Afrique Une evaluation par l'OED 2005 Banque mondiale Washington, D.C. O 2005 Banque internationale pour la reconstruction et le dCveloppement/Banquemondiale 1818 H Street, NW Washington, DC 20433 ~ t a t s - ~ nd'AmCrique i s TClCphone:202-473-1000 Internet: www.worldbank.org Courrier Clectronique: feedback@worldbank.org Tous droits reservts Fait aux ~ t a t s - ~ nd'AmQique i s Premier tirage : avril2005 Les rtsultats, interpretations et conclusions exprimts dans le present Rapport sont ceux des auteurs et ne reflttent pas nkcessairement les vues du Conseil des administrateurs de la Banque mondiale ni des pays qu'ils reprtsentent. La Banque mondiale ne garantit pas I'exactitude des donntes citees dans ce rapport. Les frontitres, les couleurs, les dtnominations et toute autre information figurant sur les cartes du present Rapport n'impliquent de la part de la Banque mondiale aucun jugement quant au statut juridique d'un territoire quelconque et ne signifient nullement que la Banque recomatt ou accepte ces frontikres. Droits et autorisations Tous droits reserves. La reproduction en tout ou partie de cette publication sans autorisation peut @treune violation de la loi. La Banque mondiale encourage la diffusion de ses travau et gentralement accorde rapidement son autorisation. Pour I'autorisation de photocopie ou de rtimpression d'une partie du present Rapport, veuillezenvoyer votre requhe d&aillie 2: Copyright Clearance Center, Inc., 222 Rosewood Drive, Danvers, MA 01923, ~tats-unisd'herique. TilCphone : 978-750-8400, tCltcopieur : 978-750-4470, www.copyright.com. 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ISBN 0-8213-6241-0 e-ISBN 0-8213-6242-9 Library of Congress Cataloging-in-Publication (demande) World Bank InfoShop Operations Evaluation Department Courrier electronique: pic@worldbank.org Knowledge Programs and Evaluation Capacity TClephone: 202-458-5454 Development (OEDKE) T6ltcopieur : 202-522-1500 Courrier tlectronique : eline@worldbank.org Teltphone : 202-458-4497 Telecopieur : 202-522-3125 a Imprime sur papier recycle Table des matieres xiii Sigles et abr6viat'sows 5 2 tvariuetr Irappui aaa rendorcement des capacitgs dans le secteasr public 5 Le renforcement des capacitts n'est pas une tsche clairement dtfinie 7 Principales caractkristiques du renforcement des capacitts 9 L'appui de la Banque au renforcement des capacitts en Afrique 10 Mtthode d'kvaluation 3 Psflheence :considerer le reglforcemelatdes capacit6s cornme un but 13 Aligner l'appui sur les prioritks et les besoins nationaux 17 Concevoir des interventions rtpondant aux besoins et ii la demande de changement 19 Suivi, tvaluation et utilisation des enseignements tirts de l'exptrience 4 Eflicacilk :adapter les interventions aux conditions des pays et des secteurs 21 Les anttctdents d'ensemble 23 L'atteinte des objectifs de renforcement des activitb dans divers pays et divers secteurs 34 La qualitt des ressources 37 Vers un renforcement des capacitks plus cohtrent 5 Folarmir Ihappui au renflsarceinaientdes capacitks 8 Ikide de erw6cas~ismes instirtutiorane!~et rkgionaaax 39 L'Institut de la Banque mondiale 43 La Fondation pour le renforcement des capacitts en Afrique 46 Le Fonds d'amknagement institutionnel 47 La valorisation d'ensemble 6 WBsu!tats et recornmawdartions 49 Principaux rtsultats 51 Recommandations L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T D E S CA PA CI T ES EN A F R I Q U E Annexes 53 A: Quelques Cvaluations prictdentes des activitts de la Banque en appui au renforcement des capacitCs 57 B: Note sur la mtthodologie 61 C: Les missions d'Ctudes de cas par pays 63 D: Liste des projets, SAP et TES examinis 69 E: EnquCte aupr2s du personnel de la rCgion Afrique 73 F: Le renforcement des capacitis dans les stratCgies rigionales de la Banque en Afrique 75 G: Les activitts de la Fondation pour le renforcement des capacit6 en Afrique 77 H: Riponse de la direction 85 I: RCsumC du prksident :ComitC chargC de l'efficaciti du dCveloppement (Committee on Development Effectiveness- CODE) lUiotesan fin d'ouvrage Encadres 6 2.1: Dtfinitions diverses utiliskes par les bailleurs de fonds pour le renforcement des capacitks 7 2.2: Premiers appels pour une nouvelle perspective de renforcement des capacitis 15 3.1: Dans les nouveaux projets multisectoriels, les tlCments clCs de renforcement des capacitCs sont intCgrCs dans la conception du projet 27 4.1: Quatre rtussites de renforcement des capacitCs dans le secteur des routes 29 4.2: Le renforcement de la capacitt pour faciliter la dkcentralisation : le cas du projet de santt et de nutrition au Burkina Faso 30 4.3: La gestion des ressources humaines dans le secteur de la santC : le besoin d'une mCthode exhaustive au Ghana 31 4.4: Une approche stquentielle pour le renforcement des capacitks dans le secteur de 1'Cducation au Ghana 34 4.5: Cinq moyens dYamCliorerle renforcement des capacitis de gestion des finances publiques 35 4.6: L'utilisation de groupes d'exkcution des projets compromet le dCveloppementde capacitks durables 37 4.7: Une nouvelle approche prometteuse de formation : dtcentralisation en Ouganda 43 5.1: Construire des rtseaux professionnels repondant aux besoins de connaissances en Afrique Figures 11 2.1: La chaine des rbultats du renforcement des capacitks et l'envergure de 1'Cvaluation 22 4.1: Les projets dans les secteurs publics et les prCts d'assistance technique en Afrique ont moins bien rCussi que la moyenne pour toute la Banque 26 4.2: Les enjeux de lYamCliorationde la performance du gouvernement varient d'un secteur 2 l'autre 40 5.1: Distribution thCmatique des activitis offertes en Afrique par 1'Institut de la Banque mondiale en 2004 42 5.2: DCpenses budgCtaires de l'lnstitut pour I'AB 05 (y compris les fonds en fiducie) Tableaux 2 1.1: Une assise faible pour le renforcement des capacitCs dans les secteurs publics 3 1.2: La performance des secteurs publics est moins bonne dans la rCgion Afrique que dans les autres rigions 24 4.1: Performance Cconomique et du secteur public des six pays ayant fait l'objet dYCtudesde cas Remerciements L e prtsent rapport est l'ouvre d'une Cquipe Le rapport a btntficit des conseils dirigte par Catherine Gwin et composte exttrieurs prtcieux fournis pas Deborah de Arne Disch, Mai Le, Floribert Brautigam, Merilee Grindle, Calestous Juma, Ngaruko, Daniel Ritchie et Frans Ronsholt. Le Joyce Moock, Harris Mule et Julie Robison soutien a m ttudes de cas par pays a ttt assurt lors (et ii l'issue) d'un atelier initial. Harris par Addis Anteneh, Khwima Nthara, Jovito Mule a tgalement exerct la fonction de Nunes, Abena Oduro et Wakili Tairou. rtviseur pair exttrieur. D'autres contributions ont Ctt apporttes par Le Dtpartement de l'tvaluation des opti-a- Eliezer Orbach, ainsi que par Deepa Chakra- tions (OED) remercie 1'Agence suisse pour le pani, Mariola Chrostowska et Angela Lisulo. dtveloppement et la cooptration, le ministkre La documentation a ttt prtparte par Nils des Affaires CtrangZres de la NorvZge et le qi- Boesen, qui a Cgalement exerct les fonctions de nistkre des Affairesttrangcres du Danemark pour conseiller en tvaluation, Peter Kimuyu et leur prCcieux soutien au cours de l'kvaluatioq. Kenneth Prewitt. L'tquipe a btntficik de I'assis- L'Cvaluation a ttC dirigte par Victoria El- tance de Parveen Moses. Le rapport a ttt mis liott, chef du Service des tvaluations et des au point par Caroline McEuen. mtthodes institutionnelles, OED. Directeur giniral, gvaluationdes opirations : Gregory K. Ingrdm Directeur, Dipartement de I'ivaluation des opkrations: Ajay Chhibber Chef, Bvaluations et rnkthodes institutionnelles: Victoria Ellibtt Chef des tkhes : Catherine Gwin our atteindre leur but de riduction de la programmes institutionnels et rkgionaux axis pauvrett, d'acctltration de la croissance sur le renforcement des capacitCs : 1'Institut de Cconomique et de meilleures prestations la Banque mondiale, le Fond d'amknagement de services pour leurs citoyens, les pays institutionnel et la Fondation pour le renforce- africains se doivent d'amtliorer la perfor- ment des capacitks africaines soutenue par la mance de leurs secteurs publics. Et pour Banque. atteindre ce niveau de performance amCliorCe, ils devront Ctayer les r6formes en assurant le Principaux r6sasItats renforcement soutenu des capacitCs. Les recents changements d'approche ont La Banque mondiale appuie une grande affermi la pertinence de I'appui de la Banque gamme d'actions de renforcement des Les efforts traditionnels de la Banque en capacitCs 2 travers ses programmes de prits renforcement des capacitts du secteur public par pays et autres activitCs non likes 2 des Ctaient en grande partie axis sur la crCation DU prits, et soutient des entitCs institutionnelles la rkorganisation des services de la fonction et rdgionales spCcialistes. Entre 1995 et 2004, publique et sur le perfectionnement des ses programmes reprksentaient 9 milliards de compCtences individuelles. Consciente de dollars en prits et presque 900 millions de l'impact limit6de son soutien face 2 la capacitC dollars en dons et budgets administratifs pour encore mtdiocre des secteurs publics des pays l'aide au renforcement des capacitCs en concernCs, la Banque a progressivement Afrique. La majeure partie de ce soutien etait rCorientC sa dCmarche au cours des 10 centrC sur le secteur public. dernitres annCes. Elle a : La prCsente Cvaluation dCtermine la pertinence et l'efficacite de l'appui de la Banque Clargison appui en incluant le renforcement en matitre de renforcement des capacitCs dans des institutions publiques et en encourageant les secteurs publics dYAfriquependant les dix la demande d'amelioration des services dernigres annCes. Elle est basCe sur des ttudes publics ; menCes au Benin, en ~ t h i o ~ iau, Ghana, au e adopt6 de nouveaux outils de diagnosticpour Malawi, hu Mali et au Mozambique; l'analyse analyser les capacitCs nationales 2 gCrer les de strattgies nationales dans la region Afrique ressources financitres publiques et Clargi sa de la Banque ; et l'examen global de trois gamme d'instruments de prits destines au renforcement des capacitksafin de mieux as- dans les pays dotks de programmes solides de surer la prise en charge de ces activitkspar le rkforme de la fonction publique sont axks, de pays ; mani2re intkgrke, sur les changements institu- klargi les programmes institutionnels et rk- tionnels, organisationnels et humains pour gionaux visant directement l'appui des actions amkliorer les performances du secteur public. de renforcement des capacitks. Mais la plupart des projets imbriquent des activitks de renforcement des capacitks dans Ces changements sont pertinents car ils les volets d'autres programmes et ne mention- reconnaissent que le renforcement des nent pas spkcifiquement les objectifs de capacitks est un processus de longue haleine renforcement des capacitks. Bien souvent, ces qui exige une approche systkmique, une activitks de renforcement des capacitks ne amtlioration des performances du secteur reposent pas sur des analyses adkquates des public, des organisations bien structurkes et besoins et ne comprennent pas de skriation des effectifs compttents. approprike des mesures visant i apporter un Dans la rkgion Afrique de la Banque, toutes changement institutionnel ou organisationnel les rkcentes stratkgies nationales identifient le et i renforcer les compktences individuelles. renforcement des capacitks comme un objectif essentiel et comptent de plus en plus sur les L'approche sectorielle du renforcement des programmes sectoriels et le soutien budgktaire capacites doit 6trerenforcee 2 travers les Crkdits pour la rkduction de la Les enjeux du renforcement des capacitks pauvrett dont le cadre stratkgique gknkral varient d'un secteur 2 l'autre et d'un pays 2 exige l'identification des besoins de capacitts l'autre. Ceci vient du fait qu'en gknkral les i long terme. Toutes les stratkgies compren- pays tendent 2 amkliorer les services demandks nent au moins une action axke sur le renforce- par les puissantes parties intkresskes (des ment des capacitks et certaines contiennent des routes interurbaines, par exemple) plus projets multisectoriels qui abordent la expresskment que ceux qui sont demandks par question du renforcement des capacitks au sein des inttr&tsplus faibles ou plus diffus (tels que et parmi les ministkres, et 2 tous les niveaux l'kducation primaire). En outre, la rksolution du gouvernement. Ces nouveaux efforts des problkmes de renforcement des capacitks aideront peut-ftre les autoritks 2 mieux hitrar- dkpend de caractkristiques sectorielles comme chiser les prioritks de renforcement des l'intensitk de la main d'ouvre et la dkcentrali- capacitts et i guider le soutien offert par les sation des prestations de service. Alors que la bailleurs de fonds. Banque s'oriente vers une meilleure adapta- Pourtant, m&megrdce 2 ces amkliorations tion de ses approches de renforcement des rkcentes, l'appui de la Banque au renforcement capacitks aux conditions nationales, elle ne des capacitksen Afrique n'atteint pas son plein consacre pas assez de temps 2 tirer des potentiel. La prksente kvaluation met en enseignements en termes de dimensions lumikre quatre domaines qu'il faudra sectorielles et i promouvoir la planification renforcer pour obtenir de meilleurs rksultats. du renforcement des capacitks au sein des programmes sectoriels. Le soutien des capacites demeure en grande partie fragmente Outilset instruments qui pourraient Btre utilises Du fait que le renforcement des capacitks est de maniere plus efficace et complete conqu et gkrt au niveau de chaque optration, Les outils traditionnels de la Banque -l'assis- il est difficile de saisir les questions et les tance technique et la formation - se sont opportunitks intersectorielles, et de tirer des souvent avkrks inefficaces pour aider 2 bdtir enseignements sur la base des opkrations. une capacitk durable dans le secteur public. La Certains nouveaux projets multisectoriels Banque n'utilise pas pleinement tous ses AVANT-PROPOS instruments d'amtlioration des performances de renforcement des capacitts du secteur pu- du secteur public. Les travaux tconomiques et blic pour mieux aider les pays 2: (a)hitrar- sectoriels ne contribuent pas au renforcement chiser les prioritts de renforcement des des capacitts du secteur public autant que capacitts et guider le soutien des bailleurs de prtvu ou que possible. Jusqu'a prtsent, les fonds ;(b)lier les activitts de dtveloppement pr2ts programmts ont t t t plus efficaces a institutionnel, organisationnel et humain ;et renforcer la planification strattgique que le (c)transformer les outils traditionnels de ren- renforcement durable des capacitts a gtrer les forcementdes capacitts de manikre a arntliorer secteurs et ?ifournir des services. L'Institut de les risultats. Elle devrait tgalement assureila la Banque mondiale n'est pas encore enti2re- mise en place de directives et de processus ment passt de la formation individuelle au d'auto tvaluation et d'tvaluation indtpen- renforcement des capacitts. dante des interventions de la Banque en matikre de renforcement des capacitts ; Inadequationde I'assurance de la qualite le leadership sectoriel et thtmatique tla- Enfin, la Banque ne soumet pas ses travaux bore des crit2res sectoriels pour le diag- sur les capacitts aux m2mes pratiques nostic des besoins de capacitts du secteur rigoureuses exigtes dans d'autres domaines. public et des moyens de suivi et d'tvalua- Bien que le renforcement des capacitts soit tion des interventions ; devenu une prioritt institutionnelle et les cadres suptrieurs rkgionaux assurent l'u- rtgionale, la plupart des activitts ne sont pas tdisationefficacedes SAP (strattgiesd'aide par soumises 2 un processus standard d'assurance pays) pour aider les pays a identifier et a ren- de la qualitt au stade de la conception et ne forcer les capacitis qui leur sont ntcessaires sont pas rtguli2rement traquies, suivies et pour planifier et extcuter leurs strattgies de tvalutes. rtduction de la pauvrett et en mesurer les rt- sultats ;et aussi qu'ils assurent que toutes les Weeommandations optrations axkes sur le renforcement des ca- Ces recommandations soulignent l'impor- pacitts du secteur public sont bastes sur des tance de considtrer le renforcement des analyses adtquates des besoins de capacitt et capacitts en Afrique comme un objectif contiennent des moyens de suivreet d'tvaluer essentiel et d'assurer que l'appui de la Banque les rtsultats ; au renforcement des capacitts est une affaire la Banque analyse a nouveau le r61e que doit d'gtat orientte sur les rtsultats et baste sur jouer la formation dans le renforcement des l'ividence. L'tvaluation recommande que : capacitts, comment elleest dispenste et quels doivent &treles r6les respectifs d'un service de la Banque, en tant qu'organisation, renforce formation central et des programmes rt- sa base de connaissanceset tlargisseson cadre gionaux dans les activitts futures de soutien. Gregory K. Ingram Directeur gtnCral, fivaluation des optrations Sigles et abreviations AB AnnCe budgktaire ACBF Fondation pour le renforcement des capacitb en Afrique AT Assistance technique BAD Banque africaine de dCveloppement CFAA valuation de la responsabilitC financi2re nationale CSRP CrCdit pour le soutien de la riduction de la pauvretC DFID Department for International Development (R.-U.) EDP Examen des dCpenses publiques FMI Fonds monCtaire international GFP Gestion des finances publiques ICRG International Country Risk Guide IDA Association internationale de dCveloppement IDF Fonds d'ame'nagement institutionnel ID1 Impact du dCveloppement institutionnel IPPTE Initiative en faveur des pays pauvres tr2s endettCs MDD Micanisme de dons pour le dCveloppement OED DCpartement de l'tvaluation des opCrations (Banque mondiale) OMS Organisation mondiale de la santC PACT Partenariat pour le renforcement des capacitb en Afrique PAT PrEt d'assistance technique PIB Produit intCrieur brut PNUD Programme des Nations Unies pour le dtveloppement POSP Politique opCrationnelle et services par pays PREM RCseau pour la lutte contre la pauvretC et la gestion Cconomique PSRP Processus de la stratCgiede rkduction de la pauvretC RAF Rtgion Afrique RAP Rapport d'achkement de projet RDM Rapport sur le dCveloppement dans le monde RFDP ResponsabilitC financi2re des dCpenses publiques RMDE RCseau mondial du dCveloppement des Ctudes SAP StratCgie d'aide par pays S&E Suivi et Cvaluation TES Travaux Cconomiques et sectoriels TI Technologic de I'information UEP Unit6 dYex6cutiondes programmes WBI Institut de la Banque mondiale Sommaire des resultats et recommandations our atteindre leur but de rtduction de la des 10 derni2res anntes (1995-2004).Elle est pauvrett, d'acciliration de la croissance basie sur des itudes de cas approfondies iconomique et de meilleures prestations menies au Binin, en ~ t h i o ~ iaue , Ghana, au de services pour leurs citoyens, les pays Malawi, au Mali et au Mozambique, centries africains doivent amiliorer la performance de notamment sur les efforts dtployks dans l~es leurs secteurs publics. La faiblesse persistante secteurs des routes, de la santk, de l'kducati~n du secteur public de la majoritk des pays de la et de la gestion financi2re. L'kvaluation Rigion reflkte les conditions profondiment analyse igalement les stratigies nationales et enracinkes et hkrittes d'influences telles que le les opirations individuelles A travers la rkgion, colonialisme, les conflits politiques et le sous ainsi que les travaux de I'Institut de la Banqpe dkveloppement des secteurs privks et non mondiale (WBI), du Fond d'amknagement gouvernementaux. Dans ces conditions, des institutionnel (IDF) de la Banque et de la approches systkmiques A long terme sont Fondation pour le renforcement des capacirks nicessaires pour renforcer la capacitk du africaines (ACBF)soutenue par la Banque. secteur public. La Banque mondiale appuie une grande Approche g6n6rale gamme d'actions de renforcement des La communautk internationale de dkveloppe- capacitks A travers ses programmes de pr2ts ment, dont la Banque mondiale, a tradition- par pays et autres activitts non likes aux prsts, nellement considkrk le renforcement des et soutient des entitks organisationnelles et capacitts comme un objectif accessoire, c'est- rkgionales sptcialiskes. Entre 1995 et 2004, A-dire un sous-produit ou une mesure instru- ses programmes de prEts reprksentaient 9 mentale de promotion de l'impact des projets milliards de dollars, et ses dons et budgets dans le court terme, et non pas comme un administratifs pour I'aide au renforcement des objectif essentiel A part entikre, avec des capacitks en Afrique reprksentaient pres de activitks dklibirkes sur le terrain. Ainsi, le 900 millions de dollars. La majeure partie de renforcement des capacitks ne s'est pas ce soutien ktait ax6 sur le secteur public. dkeloppk en tant que domaine bien dkfini de La prksente kvaluation indkpendante menke la pratique du dkveloppement, dot6 de par 1'OED examine la pertinence et lYefficacitC connaissances reconnues sur ce qui rkussit A de l'appui de la Banque au renforcement des satisfaire les divers besoins d'un pays et d'un capacitks en Afrique subsaharienne au cours secteur sptcifique. L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T D E S C A P A C I T E S E N A F R I Q U E Ces ~han~ementssont - Consciente de l'impact d'assurance de la qualitt au stade de la pe&inentsdu fait limit6 de son soutien face 2 la conception et elles ne sont pas rtgulikrement capacitt encore faible du traqutes, suivies et tvalutes. qujiLs secteur public africain, la que le renforcement Banque modifie, depuis le Le senforcement dss capaeitbs dans ies deSca~acitis un est milieu des anntes 90, la programmes par pays ii conception de ses programmes Les rtcentes strattgies pour les pays africains pvocesSus de -longue de soutien. Dans le prolonge- rtpondent mieux aux besoins de capacitt que S o hakine qui exige une ment de sa strattgie 2000 de les strattgies datant du milieu des anntes 90. ap$Yochesystimique rtforme du secteur public, elle Toutes les rtcentes strattgies d'aide par pays a tlargi l'envergure de ses (SAP)de la Banque identifient le renforcement et une actions de renforcement des des capacitts comme objectif essentiel. En $a&iculiire la fois a capacitts pour y inclure le outre, elles sont transformtes en programmes la demande et 2 renforcement des institutions sectoriels et de soutien budgttaire B travers les 190ffrede services publiques. Dans la rtgion Crtdits de soutien B la rtduction de la Afrique de la Banque, l'accent pauvrett (CSRP), qui ttablissent un vaste publics amiliorks- a t t t mis sur la gestion et la cadre strattgique d'identification des besoins responsabilisation de la de renforcement des capacitts dans le long gestion financi;re, et sur la dtcentralisation terme. Certaines SAP comprennent tgalement des services. La Banque a tgalement adoptt de des projets qui abordent les questions de nouveaux outils de diagnostic pour analyser renforcement au sein des minisdres et B tous les capacitts nationales B gtrer les ressources les niveaux du gouvernement. Ce sont lh de financi6res et a tlargi la gamme de ses instru- nouvelles orientations prometteuses : elles ments de pr&ts. Ces changements sont visent B adapter l'appui de la Banque h pertinents du fait qu'ils reconnaissent que le l'engagement du pays en faveur du change- renforcement des capacitts est un processus de ment et peuvent aider les autoritts B ttablir les longue haleine qui exige une approche prioritts de renforcement des capacitts et le systtmique et une attention particuli6re h la soutien ntcessaire des bailleurs de fonds. fois B la demande et A l'offre de services La Banque pourrait utiliser ces nouveaux publics amtliorts. Toutefois, les nouvelles processus de mani6re plus efficace pour aider orientations ne sont pas encore enti6rement les pays B planifier les activitts de renforce- optrationnelles. La Banque doit encore ttablir ment des capacitts lites B leurs cadres une base de connaissances et des directives politiques d'ensemble. La plupart des efforts pour le renforcement des capacitts compara- de soutien du renforcement des capacitts dans bles B celles qui sont utilistes pour ses autres les programmes par pays demeurent fragmen- grandes activitks. Ses diagnostics des besoins tts -ce soutien est congu et gtrt projet par de capacitts et la conception des actions de projet. Cette approche fait qu'il est difficile de renforcement ne sont pas toujours impartiaux saisir les questions et opportunitts multisecto- en termes de couverture des contraintes de rielles, et d'acqutrir la perspective globale capacitts et des obstacles au ntcessaire pour tirer des enseignements de Ees r¢es trat&ies changement. L'aptitude B toutes les optrations. De plus, la Banque ne pour les pays mettre en place des activitts profite pas de l'occasion d'utiliser pleinement de renforcement des capacitts tous ses instruments d'appui au renforcement afhcains riPondent est souvent surestimte. ~ t ,des'capacitts. Le processus de la strattgie pour mieux dux besoins bien que le renforcement des la rtduction de la pauvretk a le potentiel de capacit& que les capacit" soit une priorit6 d'aider les autoritts B mieux hitrarchiser les institutionnelle et rtgionale, prioritts de renforcement des capacitts, mais stratkgies datant du la plupart des activitks ne sont ce processus semble n'avoir Ctt utilist dans ce milieu haes annkes 90. pas soumise B des processus sens que dans quelques pays. Les travaux S O M M A I R E DES RESLILTATS ET RECOMMANDATIONS tconomiques et sectoriels (TES) ne quatre secteurs couverts par Le succisla Banquede contribuent pas autant que prtvu ou autant la prtsente tvaluation. epa termes qu'ils pourraient au renforcement des L'appui au renforcement des capacitts dans le secteur public. L'enveloppe capacitts dans le secteur des d9amkliorationde la de programmes offre le potentiel de s'orienter routes a tti plus efficace que pe4ormance des vers un renforcement des capacitts plus l'appui apportt aux autres secteurs publics uarie cohtrent, mais dans bien des cas il reste encore secteurs examinis. Cela B promouvoir l'ttablissement des prioritts et s'explique du fait que dans d9unsecteur h 19au$re programmes sur une base <(par pays ,>.Les ce secteur les objectifs sont et d9unpays ki 19autre. travaux de 1'Institut de la Banque mondiale clairs, le changement bkntfi- commencent tout juste B Gtre inttgrts dans les cie directement aux parties inttresstes, une programmes par pays et la synergie entre les technique connue peut Gtre gtntraliste, et les efforts de la Banque et I'ACBF en matikre de rtsultats sont facilement mesurables. Ces renforcement des capacitts est limitte. facteurs ont encouragt l'tmergence d'une strattgie cohtrente de renforcement des Le renfsrcemewtdes capacitks dans Bes capacitts qui a aid6 B gtntrer des rtsultats B spkrations individemelles plusieurs niveaux : institutions, organisations Dans de nombreux projets, les activitis de et ressources humaines. renforcement des capacitts sont imbriquies L'expirience tirie du secteur des routes ne dans leurs grands volets opirationnels, mais peut Gtre gtntraliste que difficilement. Les les objectifs de ces activitts tendent B Gtre ma1 secteurs de la santt et de l'tducation font face dtfinis et leurs rtsultats sont souvent ma1 i de plus grands dtfis car ce sont des secteurs traquts et font rarement l'objet de rapports. B forte intensitt de main d'ouvre et dtcentia- Dans les projets oii le renforcement des lists qui dtpendent de milliers de prestataires capacitts est un volet essentiel autonome, les de services de premikre ligne. La pression objectifs sont mieux sptcifits, mais leur publique en faveur du changement est plus atteinte est souvent entravte par des carences diffuse et plus difficile B mesurer et B gtrer en dans le diagnostic sous-jacent des besoins de termes de rtsultats. capacitts et les obstacles au changement, ainsi En Afrique, le secteur de la santt est que dans la striation des mesures relatives au tgalement handicap6 par le dtpart constant de changement institutionnel ou organisationnel, personnels compttents - un problkme que la ou le perfectionnement des talents individuels. Banque et d'autres bailleurs de fonds ont En revanche, le nombre relativement faible abordi principalement B travers le finance- d'optrations qui traitent du renforcement des ment de la formation. Mais cette action ne capacitts comme objectif primaire d'un projet, constitue qu'une partie de comme la nouvelle gtntration de projets la solution du problkme La Banque sJestpeu multisectoriels de renforcement des capacitts, de renforcement des soucibe de tirerdes exige des analyses dktaillies des besoins de capacitts humaines car enseignements de capacitt et des processus de crtation d'indica- les salaires bas et les teurs de rtsultats du renforcement des mauvaises conditions de re~f0rCeme~t 6h?§ capacitts pour suivre de prks les progrks et travail contribuent aussi ca$acitsh $a&ir des 1 mesurer les rtsultats. aux nombreux departs. I1 dimensions sectoP.le"ekkeset faudrait formuler une La dimension sectorielis du gtntrale de de ~ P Y Q W Q ~ V Q ~ T ; sedn renforcement des capaciths gestion des ressources des programmes En Afrique, le succks de la Banque en termes humaines. sect~ra'els~la planification d'amtlioration de la performance des secteurs Bien que la Banque ait publics varie dyunsecteur i l'autre et d'un da yenforcement des remportk certains succks, pays B l'autre, comme en ttmoignent les son appui au renforce- capacits rkgi par le pays. xvii ment des capacitts s'est heurtt h des obstacles projets examints soutient la formation considtrables dans le domaine de la gestion des individuelle des effectifs et les projets ont finances publiques. Les pays n'assument pas presque toujours atteint le nombre anticipi de entikrement la prise en charge de l'agenda du personnes h former. Mais les effectifs des changement et la question de agences publiques btntficient souvent d'une Les @e'ratioms savoir comment adapter le formation h des tBches sptcifiques avant rkgz"or&aleset les plus efficacement possible les d'occuper un poste ou ils utiliseront leur programmes de pratiques internationales aux formation ou avant la prise de mesures pour contextes nationaux est aider h les maintenir en poste. Les optrations lY1flstitutde la Ba%Iue encore B I'itude. Les plus rigionales et les programmes de 1'Institut de la moladiale et de I'AGBF grandes rtussites concernent Banque mondiale et de I'ACBF ont centri les les effo&s les aspects techniques ou les efforts sur la dotation de compttences rtformes btnkficiant d'un individuelles dans le secteur public sans Surla dotation de soutien politique solide, tels toutefois assurer que ce perfectionnement est compe'tences que l'administration fiscale. synchronist avec les changements organisa- indiYiduelleSdans le Les rtsultats ont tti moindres tionnels et institutionnels requis pour dans les domaines tels que la amtliorer la performance des secteurs publics. secterr' public sans budgttisation de performance toutefois assurer que qui implique des techniques Mecanismes sociaux et rkgionralnx ce ~ ~ u f ~ non familikres et complexes ~ t i ~ ~ Le soutien de la Banque 2 trois programmes ~ ~ ~ ~ ~ t I transplantkes de l'ttranger, et est sync?nisk consacrts au renforcement des capacitts en dont la mise en place depend Afrique est gtrt en dehors de ses programmes les changements de consultants. ~ a l ~ces i d'aide aux pays. Chaque programme institu- r organisationnels et grandes difftrences d'un tionnel et rtgional applique un mode difftrent institutionazels requis secteur B l'autre, la Banque de renforcement des capacitts et a le potentiel s'est peu soucite de tirer des de compltter et m&mede stimuler l'innovation pour ame'liorerla enseignements de renforce- dans le cadre de lYClargissementdes activitts peqormance des rnent des capacitts h partir de renforcement des capacitts de la Banque, secteurs publics. des dimensions sectorielles et mais les activitks n'ont t t t que modtrtment de promouvoir, au sein des efficaces. programmes sectoriels, la planification du renforcement des capacitts rtgi par le pays. L'Institut de la Banque mondiale offre de la formation, des connaissances et des services- Outils de solstien du renforcement des conseils aux officiels et leaders du secteur capacites public. La region Afrique offre prks d'un tiers La Banque n'a pas dtveloppt un corps de des quelque 1 000 programmes actuels. connaissances sur les outils qui devraient &tre Reconnaissant la modeste efficaciti de ses appliquts dans les difftrents pays et selon les programmes d'apprentissage individuel circonstances sectorielles. Lh ou l'assistance antkrieurs, 1'Institut a annonct en 2002 qu'il technique a kt6 utiliste pour combler les kcarts allait transformer son activitt de formation de compitences requises pour gtrer les projets individuelle en une stratkgie nouvelle de financts par la Banque, elle n'a eu que peu renforcement des capacitis. Pour Ctayer cette d'impact sur le renforcement des capacitts des transformation 1'Instituta ricemment lanct des bkniificiaires. L'assistance technique s'est analyses des besoins de capacitk et des strati- avkrte efficace lorsqu'elle a it6 utiliske pour gies de dkveloppement des capacitts au niveau une tBche technique discrste et bien difinie, et des pays. Mais il n'a pas dkclari clairement dans le contexte d'une stratkgie d'assistance comment ces programmes d'apprentissage technique claire accompagnte d'un plan tiendront compte des liens entre les d'klimination kchelonnte. La majoriti des compktences individuelles et le diveloppement S O M M A I R E D E S RESULTATS ET R E C O M M A N D A T I O I V S organisationnel et institutionnel. I1 n'a pas non tion planifite de l'impact de ces rtformes plus crtt une boite d'outils ptdagogiques pour dttermine la prise en charge par le pays des la mise en place des programmes, adaptte 2 son actions appuytes et la durabilitt de leurs nouveau r81e de renforcement des capacit6s.l rtsultats. Comme les programmes-pays de la Banque, La Fondation de renforcement des capacitts ces trois programmes institutionnels et africaines est une institution indipendante sise rtgionaux manquent de base de connaissances B Harare qui offre des dons aux institutions et et de cadre de risultats dont ils ont besoin programmes nationaux et rtgionaux pour pour identifier l'impact de leurs activitts et aider a renforcer l'analyse de la politique allouer leurs ressources limittes de maniere tconomique et la capacitt de gestion du efficace. diveloppement. Elle a ttt ttablie en 1991 par la Banque mondiale, la Banque africaine de Recommandations diveloppement (BAD) et le Programme des Les risultats de la prtsente evaluation soulig- Nations Unies pour le dtveloppement nent l'importance d'aborder le renforcement (PNUD).La Banque mondiale demeure la plus des capacitts en Afrique comme un objectif grande source de fonds de la Fondation : 186 principal et d'assurer que l'appui au renforce- millions de dollars pour les programmes et ment des capacitts est orienti sur les rbultats, projets. Les deux caracttristiques distinctes de bast sur l'tvidence et pris en charge par le pays. I'ACBF lui confkrent un potentiel d'appui au Uenjeu que reprisente l'amtlioration de la renforcement des capacitts : elle peut performance des secteurs publics en Afrique- dispenser son financement sur une longue imposi par les caracttristiques politiques et ptriode de temps et elle soutient une grande institutionnelles, des incitations et conditions gamme d'activitis non limities a l'assistance de travail mtdiocres, et l'tmigration de profes- technique et la formation individuelle. Mais sionnels hautement qualifits - nicessite dsns encore faut-ilqu'elle trouve un moyen efficace un premier temps des efforts et des processus de lier les programmes ponctuels qu'elle qui encouragent les activitts systimiques de finance aux besoins prioritaires du pays en longue haleine. Les recommandations tirtes de termes de politique et de gestion amtliorte du l'haluation sont les suivantes: dtveloppement. De plus, elle manque de moyens bien dtfinis pour mesurer les risultats Cadre opirationnel : La Banque, en tant des activitis de renforcement des capacitis qu'organisation, devrait renforcer sa base de ntcessaires pour suivre ses rialisations. connaissanceset tlargir son cadre de renforce- ment des capacitis dans le secteur public en Le Fonds d'amtnagement institutionnel (IDF) vue de mieux aider les pays : (a)hitrarchiser est un programme de la Banque mondiale qui les prioritts de renforcement des capacitts et offre des dons aux gouvernements pour guider le soutien des bailleurs de fonds ; (,b) financer des activitis a petitetchelle ou pilotes ttablir un lien entre les activitts de diveloppe- pour le renforcement des capacitis pendant un ment institutionnel, organisationnel et maximum de trois ans. Les dons sont en humain ;et (c)transformer les outils tradition- moyenne de 300 000 dollars et les processus nels de renforcement des capacitis de manikre d'approbation ont ttt rationalisis. Les rtcentes a amtliorer les rtsultats. En outre, la Banque rtformes ont affermi la pertinence du soutien devrait assurer que des directives et des souple de 1'IDF assurt par le pays pour le proctdures sont mises en place pour l'auto renforcement des capacitts, notamment grice A evaluation et l'ivaluation indtpendante des l'octroi de dons-relais IDF pour des activitts interventions de la Banque. mtritant un soutien de suivi mais qui ne bintfi- cient pas d'autre source de financement.11sera Guide sectoriel : Le leadership sectoriel et important de veiller A ce qu'une auto ivalua- thtmatique devrait formuler des directives L'APPUI DE L A B A N Q U E M O N D I A L E AU RENFORCEMENT DES CAPACI TES E N AFRIQUE sectorielles pour le diagnostic des besoins de toutes les opCrations visant 2 renforcer la capacitC dans le secteur public, amCliorer les capaciti du secteur public soient basCes sur incitations 2 I'amClioration des performances, des analyses adCquates des besoins en capaciti et suivre et Cvaluer les interventions. et aient les moyens de suivre et d'ivaluer les pr0gri.s de renforcement des capacitks. Programmes-pays : La direction rigionale devrait assurer que les SAP sont effectivement Formation : La Banque devrait rtivaluer le utilisCs pour aider les pays 2 identifier et 2 r8le que la formation doit jouer dans l'appui renforcer les capacitis dont ils ont besoin pour au renforcement des capacitts, comment la planifier et extcuter leurs strattgies de formation doit 2tre dispenste et que doivent reduction de la pauvrett, en mesurer les 2tre les r8les respectifs d'un service central de risultats, et coordonner l'aide des bailleurs de formation et des programmes rigionaux dans fonds. Elle devrait Cgalement faireen sorte que le soutien futur du secteur. Introduction L es performances du secteur public doivent 2tre renforcees si l'on veut que les pays africains atteignent leurs objectifs declares, B savoir la re- duction de la pauvreti, l'accileration de la croissance et l'octroi de meilleures prestations de services B leurs citoyens. Ce besoin de rehaussement des capacitis du secteur public est largement reconnu en Afrique, au sein de la communaute internationale et B la Banque mondiale. Trois CvCnements ont port6 le renforcement la Fondation pour le renforcement des des capacitts dans le secteur public au premier capacitCs africaines (ACBF).La rCgion Afrique rang de l'aide internationale 2 17Afriqueau de la Banque a proposC un accroissement de (( cours de la dernitre dtcennie. La plupart des son appui au renforcement des capacitts pays africains ont atteint un degrt raisonnable comme tltment principal de sa strattgie d'aide de stabilitt macro-Cconomique et se dirigent au cours des prochaines annCes. Mais la vers une forme dCmocratique de gouverne- stratkgie reconnait que * plus de rCflexion ment (Banque mondiale 2000b). Ces transfor- strattgique et d'innovations Psont ntcessaires mations, souvent appelCes << rCformes de pour assurer l'efficacitt du soutien tlargi premitre gCnCration D ont intensifit la (Banque mondiale 2004n, p. 7). demande inttrieure pour une meilleure gestion La prtsente tvaluation indtpendante par des affaires publiques et pour des services 1'OED est conpe de mani2re h contribuer aux publics plus efficaces. SimultanCment, les efforts dCployCs par la rCgion en analysant la nouvelles pratiques d'aide au dCveloppement pertinence et l'efficacitt de visant 2 amCliorer PYefficacitCde l'aide a l'appui de la Banque au La rbgio~Afrique de &a travers une meilleure prise en charge des renforcement des capacites Banqtre a propos& an stratkgies et programmes de dCveloppement du secteur public des pays <, sent aux przts, ainsi que des programmes institu- uation est centrie sur le ne'cessaires pour tionnels et rCgionaux tels que ceux offerts par soutien 2 1'Afrique en raison 19efficacitb d@ lYInstitutde la Banque mondiale (WBI), le de l'attentionportte actuelle- Fonds d'amtnagement institutionnel (IDF)et ment cette question dans soutiepa klargi. Remarque :PPA = parite du pauvair d'achat Source: Donnees extraites des lndicateurs du developpernent dans le mande. Les ann6es sont celles des donn6es Ies plus r6centes. les dialogues entre la Banque et les partena- en grande partie le produit de quatre riats au sujet du continent et du secteur public conditions profondiment enracinies et car c'est sur ce secteur que la majeure partie de interconnectkes. En premier lieu, les conditions l'appui de la Banque au socio-iconomiques de base en Afrique, bien renforcement des capacitis qu'en cours d'amilioration, constituent une L'kva'uatio% qui support est ~rientC.~PevaIua- faible assise pour I'expansion des capacit6 du reprksente Le tion n'est pas un examen de secteur public. Le niveau de pauvretC global premier examen l'aide de la Banque B la riforme d'une part crCe un besoin considirable d'effi- des secteurs publics, mais une cacit6 des performances du secteur public et indipendant de analyse de la faqon dont la d'autre part limite les ressources humaines et lSappuide &a Banque a aid6 les gouverne- financiirres B la disposition du secteur public. Banque mondiale ments B renforcer leurs aptitudes Le tableau 1.1 illustre certaines contraintes pour mener B bien la riforme et socio-Cconomiques clis qui limitent les au renforcement des assumer les fonctions du secteur performances des secteurs privis d'hfrique et ~apa~itksssoul&%?la public de mani?re durable. montre que la moitii des indicateurs sont plus duestion de sauoir si Le point de dCpart de l'evalu- bas en Afrique que dans les autres rigions. -1 ation est l'itat de prCcariti Deuxiirmement, les caractiristiques cet appui est bien persistante du secteur public politiques et institutionnelles spicifiques aux assorti aux dkfis dans la plupart des pays pays africains inhibent l'efficaciti de la rekeuer. dYAfriquesubsaharienne, qui est performance des secteurs publics. P ~ t an'a t INTRODUCTION donnees sur les autres regions ont 6te extraites du Rappoflsw le developpement dans le monde, Banque mondiale. Personnel civil employe dans le gouvernement central : la moyenne pour 1996-00, Banque mondiale. Rappoflswle developpementdans le monde. CPlA (Evaluationde la performance des politiques et des institutions du pays):Les notes vont de 1 [note la plus basse) a 6 [note la plus haute). Banque mondiale. Corruption:Les notes vont de 1 [corruption la plus forte) a 6 (corruption la rnoins forte). Internationa/CountryRisk Guide[ICRG), 2004. Qualite bureaucratique : Les notesvont de 1 (notela plus basse)a 4 (note la plus haute). Les moyennes sont calculees pour la periode 199W4.ICRG. Responsabilisation en d6- rnocratie : Les notes vont de la corruption la plus forte a la corruption la rnoinsforte. Les moyennes ant BtB calcul6es pour la periode 199W4,ICRG. ~ependa'ncede I'aide: La moyenne est pour a periode 199442. pas encore inttgrC les rtgles forrnelles dans les rnCcanisrnes de responsabilisation prtcaires et norrnes informelles de faqon B assurer la de hauts niveaux de corruption. Parrni ces bonne gestion des affaires publiques. Dans indicateurs, six sont plus bas en Afrique que bien des Ctats, les conflits historiques et la dans les autres rCgions et l'indicateur $e transition politique ont gtnCrC des configura- dCpendance de l'aide est beaucoup plus ClevC tions complexes de gagnants et de perdants (tableau 1.2). qui font que le consensus favorise la rCforrne Enfin, la rnondialisation creuse les tcarts au du secteur public et que le renforcement des sein de lYAfriqueet entre I'Afrique et les autres capacitts est particulitrernent difficile. Et la rtgions. Bien qu'elle offre des opportuniets situation relativernent sous-dCveloppCe du d'aider les pays africains 2i rehausser leurs secteur privC et des organisations civiles de capacitts nationales - B travers un rneillebr tous genres lirnite l'analyse indkpendante et accts aux connaissances gCntrales - elle fait pression en faveur du changement (Herbst cornpromet les efforts en contribuant B 2000, van de Walle et autres 2003, Banque augmenter les Ccarts de revenu intCrieur, en mondiale 2004b). attirant les experts en dehors de I'Afrique et Troisitmement, influencts par ces en accentuant le manque de compCtitivit6 de caracttristiques sous-jacentes, les secteurs I'Afrique dans les domaines de la recherche et publics d'Afrique affichent une qualitt du dtveloppernent, et des investissements au bureaucratique mtdiocre, une masse salariale niveau international. Environ 70 000 profes- considerable pour la fonction publique, des sionnels et experts hautement qualifies L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T D E S C A P A C IT ES E N A F R I Q U E abandonnent le continent chaque annte au renforcement des capacitis, soulPve la (ACBF 2004). Alors que cette migration question de savoir si cet appui est bien assorti s'accompagne d'envois de fonds, ce qui aide ii aux dCfis 21 relever. De nombreuses Cvaluations rCduire la pauvreti, elle dCprime la perfor- autonomes et indkpendantes ont dtjh itudiC mance du secteur public dans les domaines ces aspects d'appui de la Banque au renforce- cruciaux tels que sand, science et technologie, ment des capacitCs - notamment en ce qui et gestion Cconomique. concerne son assistance technique et ses Les dCfis au renforcement des capacids que diverses dimarches de dCveloppement institu- posent ces conditions soulignent le besoin tionnel-mais aucune Cvaluation n'a examink d'approches systimiques iilong terme. L'ival- en profondeur les efforts dtployis par la uation, qui reprtsente le premier examen B a n q ~ e . ~ indCpendant de l'appui de la Banque mondiale Evaluer I'appui au renforcement des capacites dans le secteur public L a prtsente kvaluation a identifit d'importants crit2res de rtussite des efforts de renforcement des capacitks, sur la base d'une rtflexion et de pratiques tclairtes, crit2res qui serviront de rkftrences lors de la determination de l'appui de la Banque. Elle a tgalement estimk l'envergure de l'appui de la Banque au renforcement des capacitts en Afrique pendant la ptriode 1995-04, examink l'ensemble des strategies et operations na- tionales, et men6 des ktudes-pays approfondies (voir ci-dessous). Le senforcement des capacitks nuestpas graves et leurs causes sous-jacentes. Et le une tBcRe clairemant dhfinie processus du renforcement des capacitts a Bien que la capacitt amtliorte essentielle pour tvolut dans la foulte des change- le dtveloppement de l'Afrique, la communautt ments lits A la prestation d'aide La communaut& de de dtveloppement internationale, dont la au diveloppement, au lieu d'&tre d&zpelsppement Banque mondiale, a toujours trait6 le renforce- bast sur les connaissances de ce ment des capacitts du secteur public comme un qui rtussit A satisfaire les divers interaatioade objectifcollattral et non comme un but de plein besoins de capacitt dans divers toajOuks trait& le droit. L'envergure de l'appui au renforcement contextes. En bref, le renforce- renforcement des des capacitts a changt paralklement au ment des capacitts ne s'est pas changement dans d'autres domaines priori- dtveloppt en tant que domaine caPdcitbs seckeur - - taires d'aide au dkveloppement - d'abord bien difini de la pratique du ~ ~ b lcomme un i c dans l'infrastructure et plus tard l'agriculture, dtveloppement. objecfif csllatbral et les services sociaux et la gestion des affaires Dans de nombreux domaines publiques-au lieu dY&tredtterminte A travers d'aide au dtveloppement, tels Cornmerm l'identification des carences de capacitt les plus que la discipline fiscale pour de plein droik. L'APPUI-DEL A BANQUE M O N D I A L E AU RENFORCEMENT DES CAPACITES EN AFRIQUE Le renfoYcement des assurer la stabilitt macro- du secteur public. Ce cadre Ctait bas6 sur une Cconomique et la supervi- manqrrede stratkgie 2 deux volets, 2savoir la focalisation s on i bancaire, c'est un des efforts sur les activitCs essentielles du cadre bbien at'ific~liPour ensemble d'idCes convenues secteur public comme moyen de rationaliser le les besoins de qui rkgit les efforts interna- r81e de lY8tatdans le droit fil de ses capacitks, capacitks, conceztoir et tionaux. Mais le renforce- et le renforcement des institutions publiques ment des capacitCs manque afin d'encourager I'amClioration de la ktablir la s&q~encedes de cadre bien articulk pour performance du secteur public et d'affermir actions approprikes et Cvaluer les besoins de les limites du comportement arbitraire et de la d&terminer les r&sultatsa capacitis, concevoir et pratique de la corruption. La stratkgie Ctablir la sCquence des ultkrieure de la Banque pour le secteur public actions approprikes et intitulke (cReforme des institutions publiques dCterminer les rCsultats. L'accession des et renforcement des activitCs de gestion des Cconomies institutionnelles B I'kminence dans affaires publiques (Banque mondiale )) les annkes 90 et les nouvelles perspectives de 2000c), et les stratCgies rigionales connexes gestion du secteur public ont permis de mieux ont adopt6 les grands thkme du Rapport sur le comprendre les exigences de performance dCveloppement dans le monde (RDM) en efficace du secteur public. A la Banque proposant l'klargissement de I'appui de la mondiale, ces nouvelles idCes sont reprises Banque pour y inclure le renforcement des dans le Rapport sur le de'veloppement dans le institutions publiques et la stimulation de la monde, 1997, 1 ' ~ t a tdans u n monde en demande d'amklioration de la performance B mutation (Banque mondiale, 1997e),ce qui travers des mCcanismes perfectionnks de reprksente un pas dkcisif vers une vision du responsabilisation. Mais ces directives r81e et de lYefficacitCde 1'8tat en matikre de gknCrales Ctaient fortement axkes sur le dkeloppement. 8tant donnC qu'il n'existe pas changement institutionnel et ne contenaient d'approche unique dans le monde ii la rCforme aucune proposition sur la facon de lier ce de l'etat, cette facon de penser a donnC le jour processus aux processus connexes de change- 2un cadre d'orientation des efforts de rCforme ment organisationnel et comportementa1.l Les E V A L U E R L'APPUI A U R E N F O R C E M E N T D E S C A P A C I T E S D A N S L E SECTEUR P U B L I C nouveaux moyens de renforcer les capacitts pour amtliorer I'efficacitt de 1'~tatdevront itre tirts de I'exptrience et de I'apprentissage, sans bintficier des connaissances accumultes ou de conseils explicites sur la faqon de choisir et de combiner les approches et les instru- ments approprits aux conditions sectorielles et nationales ou de dtterminer si l'appui a eu l'impact anticipk2 Ainsi que mentionnt plus haut, les raisons de la faible performance du secteur public sont profondes. Quelles que soient les ttapes pragmatiques pouvant itre franchies sous la rubrique << renforcement des capacitts ,,,elles ne peuvent itre qu'une partie infime de la solution. Et le peu d'tvidence empirique qui existe ne permet pas de clarifier quelle partie du problkme I'appui international au renforce- ment peut aider rtsoudre ;dans quel ordre les besoins de capacitts doivent itre abordts ; ce que l'on peut attendre des difftrents types et de la pratique dans ce domaine au cours de d'interventions et pourquoi ;et comment la la dernikre dt~ennie.~ connaissance de processus tels que le change- Tout d'abord, la capacitt amtliorte doit itre ment organisationnel, l'apprentissage et les traitte comme un but part entikre, non pas incitations peuvent faqonner les efforts de comme un moyen d'atteindre d'autres objectifs renforcement des capacitts. I1 n'existe mime de dtveloppement. Ce fut la premikre idte gui . pas de dtfinition commune sur ce qui a men6 3 l'introduction de l'expression constitue l'appui au renforcement des << renforcement des capacitts au dtbut des capacitts. Certaines agences de dtveloppe- anntes 90 - cette expression a ttt proposte ment utilisent une dtfinition ttroite portant comme une amilioration 2 la pratique d'assis- sur le renforcement des organisations et des tance technique du moment, qui servait compttences alors que d'autres utilisent une davantage 3 combler les tcarts qu'3 crter une dtfinition plus vague qui couvre tous les capacitt nationale durable (encadrt 2.2). niveaux de capacitts - depuis l'individu Uapproche de renforcement des capacitts jusqu'a la socittt toute entikre (encadrt 2.1). soulignait que la cause profonde de la La Banque mondiale n'a pas de dtfinition pauvrett, de l'analphabttisme et des problkmes institutionnelle pour le renforcement des de santi ttait le manque de capacitt ;au niveau capacitts et n'utilise aucune directive de la fonction publique, il s'agissait du manque opirationnelle pour guider ses travaux dans ce de capacitts concevoir et d ~ m a i n e . ~ mettre en ouvre des stratt- kgappui gies de dtveloppement rekaforce&ent des Psincipalss earactlristiques du correctes, et au niveau de la renforcement des ccapacitks capacites d@sectear socittt il s'agissait de rendre En l'absence d'une dtfinition reconnue, le le gouvernement respon- p~bkicdoit CBUVY~T les prtsent rapport base son tvaluation de I'appui sable de ses actions. C'est dimensions hNmaines, de la Banque sur les principales caracttris- seulement si les institutions tiques d'un renforcement des capacitts politiques et tconomiques organisa$ionivek et efficace qui sont tirtes d'une rkflexion CclairCe fonctionnent correctement instifationne&les. Les de que les actions de dheloppe- cadres institutionnels sont ttroitement . . ment peuvent etre mesurtes interconnectts et ne changent pas rapidement, renforcement des et perdurer. Ainsi, le succks les efforts de renforcement des capacitts caPacitks ne du dtveloppement est non doivent ntcessairement Etre systtmiques et de ~Lussirontque s9& seulement le fruit des longue haleine. tienneat adLquutement rtsultats sur le terrain, mais Enfin, les facteurs d'offre et de demande des rtsultats sur le terrain faqonnent les contraintes de capacitt, les 'QmP" "s ~ " ' " q ~ e s qui sent eux-mcmes les opportunitts de renforcement des capacitts et et instit~i$ionshcales fruits de l'efficacitt des les rtsultats. Les secteurs publics sont en ~ lets'ils~ ~ institutions , publiques et gkntralement faibles, non seulement en raison ~ prides. du manque de capacitt, mais aussi du fait que Pn'~en char@ par le En second lieu., l'avvui du leurs points faibles permettent aux puissants L L & non pilots paiv renforcement des capacitts inttrets de contourner le fisc, la rtglementa- les bailleuys de findss dans le secteur public doit tion et autres rtformes. L'aide exttrieure peut couvrir trois dimensions de aider les deux c8tts du processus, l'offre et la capacitt du secteur public : demande, en fournissant des ressources pour amtliorer le fonctionnement du secteur public Capacitt humaine : personnes spCcialistes et en renforgant les structures de la demande dans l'analyse des besoins de dCveloppement, et de la responsabilisation. Mais elle ne peut la conception et la mise en ouvre des stratt- pas directement influencer les normes gies, politiques et programmes ;la prestation culturelles et l'tconomie politique 2 la base de de services ;et le suivi des rtsultats. la demande d'amtlioration de la performance. CapacitC organisationnelle : groupes de per- Ainsi, les efforts de renforcement des capacitts sonnes ayant le mcme but, les memes objec- ne rtussiront que s'ils tiennent adtquatement tifs, et les structures, processus, systkmes, compte des politiques et institutions locales en effectifs internes et autresressourcesntcessaires place, et s'ils sont pris en charge par le pays et pour les atteindre. non pilotts par les bailleurs de f0nds.j Capacitt institutionnelle : les rsgles du (( jeu ,,officielleset les normes informelles, par Les connaissances ge'ne'ralesen matibre exemple en matisre de collecte des impGts, de pratiques administratives e'trangeres compte-rendu de l'utilisation des ressources doivent dtre accompagne'es d'une publiques ou rkglementation des entreprises compre'hension profonde des privtes, qui forment le cadre des objectifs et contraintes, opportunite's, habitudes, des incitations dans lequel opkrent les or- normes et conditions locales. Cela ganisations et les individus. signifie que des solutions administra- tives et institutionnelles doivent &re Eattention traditionnellement portte B la formule'es non seulement sur la base des crtation ou B la rtorganisation des services ressources ou des rachats des autorite's gouvernementaux et au renforcement des locales Li la t2te des institutions locales compttences individuelles ne peut pas- B elle actives, mais par elles... Dans la seule - promouvoir I'amClioration de la pratique, cela implique que les performance du secteur public. Le contexte intervenants externes de'sireux de institutionnel dans lequel opkrent les organi- renforcer la capacitt administrative... sations et les individus est crucial pour mettre ne doivent pas exiger des conditions en place les incitations et les rtcompenses pre'cises d'utilisation des ressources, ntcessaires B 1'amCliorationde la performance mais appliquer des normes de respons- du secteur public. Et du fait que la capacitt abilisation rigoureuses pour obtenir humaine, les processus organisationnels et les certains types de re'sultats... Ce concept E V A L U E R L'APPUI A U R E N F O R C E M E N T D E S CA PA CITES D A N S L E SECTEUR P U B L I C exige que la demande de la part des quantifiable. Le volume total des La Ba~quefinance - , candidats be'n6ficzaires doit d'abord travaux tconomiques et sectoriels de 19assistance exister (Fukuyama 2004, p. 88). (TES),qui est souvent dtcrit dans . - - - A les SAP comme un tltment clt de fechfli4He9de la Kappaas de la Banque au reoforcement leur appui aux programmes de foriupaafion, des des capacites ew kirique renforcement des capacitts, &fadesek de L'appui de la Banque au processus de renforce- reprtsenterait 1,l milliard de 19kquipement ment des capacitts dans les pays africains est dollars en plus de l'appui au important. Bien que la Banque n'ait pas de renforcement des capacitts comme p~incdpaltex strattgie exhaustive de renforcement des pendant la ptriode e ~ a m i n t e . ~ Otlti[s dyappui arr capacitts, elle utilise tout l'kventail de ses Cependant, tous les travaux renforcement des services financiers et de savoir pour appuyer le tconomiques et sectoriels n'ont renforcement des capacitts dans presque tous pas pour but de renforcer la capacit6~. les pays et domaines de dtveloppement dans capacitt des btntficiaires et du lesquels elle est active. La majeure partie de fait qu'il n'existe pas de proctdure pour cet appui ii lYAfriqueest offert dans le cadre distinguer les activitts tconomiques et des programmes d'aide aux pays. La prtsente sectorielles qui concernent expresstment le tvaluation est donc principalement centrte sur renforcement des capacitts, aucun calcul le traitement du renforcement des capacitts crtdible ne peut itre fait pour connaitre dans les programmes d'aide par pays (SAP), l'envergure de ce volet d'appui de la Banque les programmes de prits et les activitks non au renforcement des capacitts. lites aux prits. Mecanismes institutionnels et regionaux. Programmespar pays. L'tvaluation examine trois mtcanismes I1 n'est pas possible de dtterminer le d'appui suppltmentaire directement centrts montant total des programmes de prits sur le renforcement des capacitts en Afrique. consacrts au renforcement des capacitts car la L'Institut de la Banque mondiale offre des Banque n'a pas de proctdure standard pour prestations de formation et des services de comptabiliser les activitts de renforcement des savoir aux niveaux global, rtgional et local. capacitts comprises dans ses programmes de Son budget annuel est d'environ 75 millions prits. La mtthodologie dtveloppte et utiliste de dollars, y compris les fonds fiduciaires. pour la prtsente tvaluation estime que plus Depuis 2000, lYInstituta engage approxima- d'un quart de tous les crtdits d'investissement tivement 92 millionsde dollars pour lYAfrique. finance des activitts de renforcement des Neuf des 33 pays prioritaires B nouvellement (( capacitts, soit quelque 10 % pour les identifits sont en Afrique. transports, 30 % pour la santt et l'tducation L'IDF,quiaccordede petits dons pour des pro- et 80 % pour des projets dans le secteur jetsde renforcement des ca- La c h a k de rbs~l$ats public. De plus, prts de la moitit des pacitts extcutts par les conditions de prits a l'ajustement concerne le pays, dont des ttudes, stmi- kie yessources d@ renforcement des capacitts institutionnelles, naires et programmes de yenforcement $es organisationnelles et humaines. (Pour une formation, a consacrt 60 capacitks et les effefshau description de la mCthodologie utiliste pour millions de dollars 2 des ces estimations, voir l'annexe B). Le dialogue africains depuis sa yendement immbdiat drr politique et les activitks connexes de partage crtation en 1992. seckar ~ ~ b etl aux~i , des connaissances jouent tgalement un r81e L'ACBF, une institution rt- effetS 2 long terme et significatif dans l'appui de la Banque au gionale independante, a B.e'sultatsen ncaa$i;re de renforcement des capacitts dans le secteur btntficit de quelque 158 public, mais la portte de cet appui n'est pas millions de dollars de la d&veEoppement. L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T D E S CA P A CIT ES E N A F R I Q U E Banquemondialedepuissont ttablissementen Banque en Afrique dans le but d'ttendre la 1991, soit 41 % de la totalitt de ses engage- formation et de partager le savoir parmi les ments de 389 millions de dollars, au titre de dtcideurs et les fonctionnaires de niveau don et autre soutien connexe pour I'analyse intermtdiaire. des politiques nationales et rtgionales, la for- mation et autres programmes. MBthsede d"8waluation Pour tvaluer la pertinence et l'efficacitt de cet Outils et techniques. appui de la Banque a l'Afrique, l'tvaluation a La Banque finance de l'assistance examint dans quelle mesure la Banque a technique, de la formation, des ttudes et de assurt que ses interventions de renforcement l'tquipement comme principaux outils des capacitts coyncidaient avec les prioritts de d'appui au renforcement des capacitts. L'assis- dtveloppement et les contraintes de capacitt tance technique (AT)est fournie a la fois dans institutionnelles, organisationnelles et le cadre des prets d'investissement et sous la individuelles connexes dans les pays btntfi- forme de prets d'assistance technique (PAT) ciaires. Elle a tgalement examint a quel degrt autonomes. Dans le passt, I'AT ttait fournie cet appui a aid6 iamtliorer la performance du sous la forme de dttachement A long terme secteur public. La figure 2.1 montre une d'experts internationaux au sein des agences chaine de rtsultats saillants du renforcement gouvernementales et des pays btntficiaires. des capacitts du secteur public qui sert de base Les experts avaient pour mandat de remplir a la description de l'envergure de l'tvaluation. des postes en l'absence d'une capacitt locale La chaine de rtsultats lie les ressources du et, en principe, d'assurer la formation du renforcement des capacitts (telles que les personnel local prendre la reltve. Mais ttudes, I'AT, la formation, l'tquipement et les l'tchec Cvident de cette approche de renforce- ressources financitres pour le soutien des ment des capacitts locales a men6 la Banque a processus de changement) et les effets (telsque soutenir une plus grande utilisation d'AT a les cadres d'activitt institutionnels nouveaux court terme, comme soulignt dans les ou amtliorts, les structures et processus directives d'AT, afin d'utiliser dans la mesure organisationnels et les aptitudes individuelles) du possible l'expertise locale. au rendement immtdiat du secteur public et Outre la formation assurte directement par aux effets a long terme et rtsultats en matitre son Institut, la Banque appuie la formation de dtveloppement. dans la plupart de ses optrations en Afrique. ~ t a n tdonnt qu'il n'est pas possible Une grande partie de la formation a d'attribuer directement des impacts de maintenant lieu dans le pays concern6 et est dtveloppement aux efforts de renforcement offerte sous la forme de stminaires, ateliers et des capacitCs, 1 tvaluation examine les effets 7 cours de courte durCe a l'intention de intermtdiaires et la performance amtliorte du nombreux fonctionnaires de niveau intermt- secteur public pour dtterminer les effets des diaire et sous la forme de programmes menant efforts sur I'amClioration de la capacitt. Elle a un dipldme l'intention des cadres. De plus, a cherche tgalement aidentifier les raisons des une formation a l'ttranger sous la forme de rtussites et des Cchecs dans la chaine par programmes menant a un dipl6me ou de rapport aux rksultats anticipts, en tenant programme de courte durte est financCe au compte 2 la fois des facteurs d'offre et de profit d'un petit nombre de cadres.' L'appui demande. Uabsence de donntes de base et au renforcement des capacitts au sein des I'tvidence extremement mtdiocre tirte des projets est tgalement assurt travers des activitCsde suivi et d'tvaluation ne permettent e'tudes et de l'e'quipement dans le but d'actu- pas de tirer des inftrences sur la base des aliser le fonctionnement d'organisations activitts examintes. individuelles. Et depuis 1999, 14 centres L'tvaluation combine les donntes d'ensem- d'apprentissage a distance sont finances par la ble de l'examen des SAP et des projets avec E V A L U E R L'APPUI A U R E N F O R C E M E N T D E S C A P A C I T E S D A N S L E S E C T E U R P U B L I C Resultats Effets a plus moyea terme long term% Determination des * Demandeaccrue de Amelioration de la Changements besoins de capacite- performance efficace performance et quantitatifs ou t pays et priorites dans le secteur public responsabilisation qualitatifs au niveau *Appui exterieur Cadres institutionnels des fonctions cles : des realisations : Impact (AT, formation, nouveaux ou Planification * Meilleure qualite et Reduction de equipement, ameliores ;structures strategique long plus grande la pauvrete et information, par et processus terme et formulation couverture des developpe- - exemple) institutionnels ; de politiques services publics ment durable 1 Mobilisation et Equilibre gestion des fonds macroeconomique el Prestation de fiscal stable et services durable Application juridique Etc. et reglementaire - IBgm 5% ma m Envergure de I'Bvaluation celles de l'examen approfondi de six Ctudes de rassembler des preuves dans des pays dif- cas nation ale^.^ L'examen couvre les annCes ftrents en termes de conditions et dt- 1995 A 2004 et met l'accent sur la seconde marches nationales de rCforme du secteur moitit de cette ptriode. Les principaux volets public et de renforcement des capacites. de lYCvaluationsont les suivants : Pour assurer l'examen approfondi de l'esr- ptrience de ces pays en renforcement des (1) Examen de la litthature sur lerenforcement capacitCs, l'haluation a CtC axke sur l'ap- des capacitks et sujets connexes (tels que pui de la Banque cette activitC dans 1es l'assistance technique et le dCveloppement secteurs de l'Cducation, de la santC et des institutionnel),dont des Ctudesentreprises routes, et dans le domaine transversal de au sein et en dehors de la Banque. gestion des dCpensespubliques. La Banqoe (2) Examen du traitement du renforcement est activement engagCedans ces domaines des capacitks en Afrique dans les stratkgies oh les besoins et les enjeuxde renforcemem d'aide nutionule.Cecicomprend un examen des capacitCs sont diffCrents. Ces ktudes de tous les SAP approuvCsau cours des AB nationalesont soulev6la questionde savdir 03 et 04 afin de dkterminer l'importance at- a quel degrC l'appui de la Banque Ctait ef- tribuCeau renforcementdes capacittsdans ficace et quelles Ctaient les causes de va- le secteur public et la cohtrence de l'appui riation d'un pays A l'autre A travers les proposk. secteurs. Ces Ctudes comprenaient : (3) Examen approfondi de l'appui de la Banque duns six pays, en portant une attention Unexamen approfondi de tous les projets particuliere a quatre secteurs et themes. dans les quatre secteurs ciblb dans les Les Ctudes de cas comprenaientdes missions ktudes de cas nationales. Cette strie de au Btnin, en ~ t h i o ~ i au e , Ghana, au projets A 1'Ctude comprenait au total 68 Malawi, au Mali et au Mo~ambique.~Ces opkrationsd'investissementet d'ajustement pays ont Ctt choisis de manikre a obtenir approuvCespour la plupart au cours des AB une perspective transrkgionale et pour 95-04, bien que certaines aient CtC lancCes CAPPUI DE L A B A N O U E M O N D I A L E AU RENFORCEMENT DES CAPACITES EN AFRIQUE auparavant et aient continut pendant une (5)Examen de l'tvidence dtmontre'e dans les grande partie de la piriode d'examen. auto tvaluations et/ou les kvaluations ex- Un examen approfondi des 13 TES fidu- ternes et au cours des interviews conduites ciaires les plus rtcents (prtparts en lors des ttudes de cas nationales en termes 2001-03) et des travaux sectoriels spkci- d'appui de l'lnstitut de la Banque mon- fiques pertinents dans les quatre secteurs diale, de 1'IDF et de 1'ACBF au renforce- ciblks dans les e'tudesde cas nationales.1° ment des capacitb. Ces examens visent i dtterminer le degri d'efficaciti de ces pro- (4) Examen de l'agrtgat des projets d'in- grammes ?t aider les pays i renforcer leurs vestissement et d'ajustement. Cette activ- capacitis et comment l'appui de ces pro- it6comprenait I'examen approfondi de 31 grammes co'incideet aide ?t atteindre les ob- PAT approuvCsau cours des AB 93-04 et jectifs de renforcement des capacitts des d'un ichantillon aliatoire de 55 projets programmes d'aide par pays de la Banque. dispersCsdans toute I'ilfrique (il'exclusion (6)Examen des opinions du personnel sur les desPAT)approuvis au coursdes AB 95-04, efforts de la Banque en renforcement des dans le but de dtterminer si et comment ils capacitb. Deux groupes de riflexion et ont atteint les objectifs de renforcement une enqucte auprks du personnel du sikge des capacitts. De plus, les rCsultats des et du bureau de pays travaillant sur projets et les notes d'impact des 75 PAT et l'Afrique ont CtC organisis pour savoir ce 54 projets de gestiondes affaires publiques que ces personnels estimaient avoir riussi en Afrique ont Cti comparts aux notes at- et moins bien riussi dans le cadre de leurs tributes dans toute la Banque au cours des travaux sur le renforcement des capacitks AB 95-04. avec les btnficiaires.ll Pertinence :considerer le renforcernent des capacites comme un but D epuis 10 ans, les questions de rkforme du secteur public et de ren- forcement des capacitks forment le th6me central du dialogue de la Banque avec les pays africains. L'appui au renforcement des capac- itks rkpond de plus en plus aux besoins et prioritks nationales depuis que la Banque et ses pays bknkficiaires imbriquent mieux la question d'amkliora- tion des performances du secteur public dans leurs stratkgies nationales et sectorielleset que la Banque a adopt6 de nouvellesmkthodes d'appui. Toute- fois, malgrk ces amkliorations, la Banque pourrait faireencore plus pour que la question de renforcement des capacitis devienne un objectif de base de ses relations avec I'Afrique. capacitCs des secteurs publics nationaux, la Banque a progressivement Clargi l'envergure de Le renforcement des capacitksoccupe une place son appui au renforcement des capacitCs et lui a Cminente dans les prioritis institutionnelles donnk une place dans sa stratCgie pour le dtclarCes de la Banque (Banque mondiale secteur public. Dans la rCgion Afrique, cette 1997d ;2OOOd ;2001a, c; 2003f).Pratiquement Cvolution a men6 iporter une attention parti- tous les grands rapports de la Banque sur culitre ila gestion des dkpenses l'Afrique publiCs au cours des 10 dernitres publiques et 5 la responsabilisa- La Baqque &I blargi annCes identifient la capacitk du secteur public tion, ii la dkcentralisation de la son. appui au comme une contrainte active de dkveloppement fonction publique et ila gestion "nfo"ement des dans la rkgion. Les strategies rkgionales ont des affaires publiques.' La l'une aprts l'autre mis en lumitre les principaux Banque a Cgalement adopt6 de capacitks et lui a points faibles de la capacitCdu secteur public et nouveaux outils de diagnostic donn& une place dans le besoin d'Clargir le dCveloppement des pour dkterminer la capacitC des sa strdtkgie pour le capacitCs (annexe F). Reconnaissant le pittre pays ?i gCrer leurs ressources impact de son appui face aux modestes financitres publiques et a Clargi secteur pub&a"c. L'APPUI DE LA BANQUE M O N D I A L E AU RENFORCEMENT DES CAPACITES EN AFRIQUE Des pays doivent ;fre son tventail d'instruments de moitit des anntes 1990.3 Les deux groupes en tgte de file ddu prEts pour Ctayer son appui au proposaient en dktail des travaux analytiques _ renforcement des catlacitts. pour identifier les contraintes de capacitt et renb~rcemefltdes Ces changemenis dans les - proposaient le renforcement de la demande de ea$acit&&-e'si!es et interventions de renforcement performance amtliorte (griice h des batlleum de des capacitts ont eu lieu dans mtcanismes de responsabilisation amtliorts, un contexte de pratiques par exemple). Mais alors que seulement 6 des adapter tvolutives d'aide au dtveloppe- - 10 SAP comprenaient des optrations princi- A a%tX$ ~ ^ E ' Q Y ~ ~ & s ment (couvertes par exemple palement centrtes sur des contraintes de dans le Processus de la strattgie capacitt sptcifiques, les 15 SAP plus rtcents de rtduction de la pauvrett) qui comprennent des optrations sectorielles et visent h faire en sorte que le soutien du intersectorielles visant i atteindre des objectifs dtveloppement soit pris en charge par pays, majeurs de renforcement des capacitts. Et alors biiti sur des partenariats et bast sur les que la cohorte plus ancienne ne contenait rtsultats. Ces pratiques pourraient faciliter la qu'une seule optration autonome de capaciti, rtorientation du renforcement des capacitts huit SAP de la cohorte plus rtcente compren- de l'offre i la demande et de petits remkdes nent des projets multisectoriels de renforce- techniques h de plus grands changements ment des capacitts, allant de 10 millions de systtmiques. Pour arriver 8 cette rtorienta- dollars au Cameroun h 100 millions de dollars tion, les pays doivent Etre en tEte de file du en ~ t h i o ~ i equi visent principalement i , renforcement des capacitts et les bailleurs de renforcer la gestion financikre et la rtforme de fonds doivent adapter leur appui aux prioritts la fonction publique dans tout le secteur public nationales. Le changement exige tgalement (encadrt 3.1). La rtcente cohorte de SAP qu'une attention particulikre soit accordte h reflkte un mouvement d'abandon de l'appui quatre aspects importants d'extcution : aux projets vers l'adoption de programmes comment encourager des processus internes, sectoriels, notamment dans les domaines de la dirigts par les pays, qui ttablissent les prioritts santt et de l'tducation, et vers l'appui des mesures de renforcement des capacitts et budgttaire h travers les crtdits pour la strattgie le soutien des bailleurs de fonds ;comment de rtduction de la pauvrett (CSRP),qui forme connecter les mesures axtes sur les dtveloppe- un grand cadre strattgique permettant d'abor- ments institutionnels, organisationnels et der les contraintes de capacitt. Les crtdits humains ntcessaires ;comment renforcer les accordts par l'association internationale pour incitations (y compris les rtmuntrations, les le dtveloppement (IDA),dont le thkme central conditions de travail et la motivation profes- est le renforcement des capacitts intersecto- sionnelle) h amtliorer la performance ; et rielles, sont passts de 150 millions de dollars comment transformer les outils traditionnels, en 1999 h environ 450 millions de dollars in tels que l'assistance technique et la formation, 2004. Ces nouvelles orientations sont destintes pour ttayer l'agenda tlargi du renforcement h adapter l'appui de la Banque h l'engagement des capacitks. des pays 8 changer et pourraient permettre aux Dans la rtgion Afrique, les strattgies d'aide autoritts de hiirarchiser les prioritts de par pays adoptent progressivement une renforcement des capacitts et le soutien approche plus inttgrte pour rtpondre aux ntcessaire des bailleurs de fonds. besoins de renforcement des La Banque pourrait utiliser ces nouveaux Dans la plupafi des capacitts. La rtcente cohorte processus de mani2re plus efficace pour aider programmes par de-15 SAP en Afrique2 rkpond les pays 8 planifier et 8 mettre en place les pays, le soutiende mieux aux besoins de renforce- activitksde renforcement des capacitts. Dans la ment des capacitts que le plupart des programmes par pays, le soutien de ces demeure groupe de comparaison de 10 ces activitts demeure fragmentt, c'est-8-dire fragment&. SAP datant de la seconde qu'il est gtrt dans le cadre de chaque optration P E R T I N E N C E : C O N S I D E R E R LE R E N F O R C E M E N T D E S C A P A C I T E S C O M M E UN B U T sectorielle. Peu de programmes par pays lient le Btnin A Claborer les mesures et syst2mes les mesures de renforcement des capacitts des sectoriels et intersectoriels de renforcement des opCrations sectorielles aux optrations d'appui capacitks nkcessaires pour le suivi des progrts. des aspects d'amtlioration de la gestion des De plus et en gtntral, les programmes par pays dtpenses publiques ou de rCforme de la n'abordent pas - systtmatiquement t et de fonction publique, ou qui spicifient la sCquence faqon inttgrCe-la question de savoir sile pays des diverses seriesde mesures. Ceci n'aide pas A peut assurer le dtveloppement de apprthender certaines questions intersecto- la capacitt - par exemple en ke P S W LZ Ee rielles, A tirer parti de certaines opportunitks ou abordant le renforcement des potentiel dJaiderles A tirer des enseignements sur la base des institutions de formation interne autorite's 2mieux optrations. Le SAP de 2003 pour le BCnin, par sous un aspect multisectoriel, au exemple, dtclare que l'une des contributions hikra~chiserE ~ s (( lieu d'apporter un soutien les plus importantes que la Banque puisse fragment6 A la formation, projet bkCtikrif&Sprio&aireS apporter A l'agenda de renforcement des par projet. de renforeement des capacitts au BCnin est d'aider le gouvernement En outre, la Banque nCglige - - A revivifier les rkformes de gestion de la certaines dccasions- d'utiliser capaczfis er de fonction publique depuis longtemps en pleinement des instruments de le ssoucien souffrance, de faqon a crter l'environnement prCts et de non-prCts pour offeirt par les favorable et une demande de rtsultats soutenir le renforcement des nCcessaires pour assurer lYamCliorationdurable capacitis. Une lacune importante bailleurs de fonds9 de la capacitC >>.Mais le programme oriente la est notee dans le processus de la mais ce poknfiel we majeure partie de l'appui de la Banque au strattgie pour la riduction de la semble pas avoir kt& renforcement des capacitCs A travers un CSRP pauvretk (PSRP), qui est utilise' de eette et des interventions sectorielles spicifiquessans maintenant l'kltment central de prtciser comment l'appui de la Banque aidera gestion des relations de la fa~on. L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T D E S C A P A C I T E S E N A F R I Q U E Parmi les projets Banque avec ses bCnCficiaires cipation lirnitke du pays. Elles ont not6 que en Afrique. I1 est gtntrale- lYexpCriencede 10 ans d'exarnens des dCpenses d'e't~desnationales rnent reconnu que la faible publiques (EDP)soutenus par la Banque n'avait &value'senviron la capacitC du secteur public est gutre contribuk a la capacitC du rninisttre des moitik abordent de l'obstacle principal a finances et autres institutions arnener de tels maai2re ade'quate l'atteinte des objectifs de exarnens par leurs propres rnoyens. Les rCduction de la pauvrett. homologues gouvernernentaux se sont consi- l'environnement Ainsi, le PSRP a le potentiel dtrts cornrne des prestataires de donntes, non poli~iqueet d'aider les autoritCs a rnieux pas des analystes. Cette perspectivedes TES fait institutionne&daj hikrarchiser les activitis Ccho dans lYenqu6temenCe auprks du personnel prioritaires de renforcernent de la rtgion Afrique, au cours de laquelle 74 renforcement des des capacitks et de guider le ripondants ont dCclarC qu'ils considiraient les capacitks. soutien offert par les TES formels cornme des outils de renforcement bailleurs de fonds, mais ce des capacitis, alors que seulernent la rnoitiC potentiel ne sernble pas avoir CtC utilisC de reconnaissaient leur efficacitC. La rivision des cette faqon dans la plupart des pays CtudiCs directives d'ivaluation de la responsabilitC lors du recent exarnen OED. De rntrne, la financikre nationale (CFAA)en AB 03, qui a Banque a peu fait pour aider les pays 5 utiliser Clargi expliciternent l'envergure de ces Cvalua- leur PSRP pour faire connaitre les prioritCs de tions pour y inclure un objectif de capaciti et capacitC et encourager I'harmonisation du un plan d'action de dkveloppement, offre soutien offert par les bailleurs de fonds aux l'occasion de cornbler ces lacunes. L'intensitt objectifs nationaux de riduction de la actuelle de la participation gouvernementale, la pauvreti (OED 2004~). spCcificitC et la hierarchisation des mesures Les travaux Cconomiques et sectoriels (TES) prioritaires de renforcernent des capacitCs dans forment un autre processus dont le potentiel de les plans sont donc irnportants. renforcement des capacitts est sous-utilisi. Les Enfin, les programmes par pays de la directives opCrationnellesidenti- Banque pourraient rnieux utiliser les activitCs fient le renforcernent de la de renforcernent des capacitCs des divers jres projets du capacitC analytique des pays programmes de renforcernent des capacitks " S routes binificiaires comme l'un des institutionnelles et rCgionales. MenCe en 2002 snE notammefitbien cinq objectifs dans ce dornaine par I'OED, l'ivaluation des programmes de la re'UsSi ilS et prCcise que ceux-ci doivent Banque sur le partage du savoir souligne que contribuer de rnanikre significa- les activitis de partage itaient ma1 intCgrCes comprenaieat des tive 2 l'analyse et apprendre B dans les programmes et projets par pays (OED plans exhaustifs de produire des rksultats eux- 2003a). De rntrne, le lien entre les d&velo;6~ementdes rntrnes (Banque mondiale programmes par pays et les activitts d'appren- & z 2004r). Pourtant, la majorit6 tissage de 1'Institut de la Banque rnondiale ou ressotrvceshumaines des projets de fiducie et des TES l'analyse des politiques et des programmes de allant de paif' auec dam 1es six cas d'itudes formation soutenus par la Fondation pour le les changemeats nationales, a irnpliquk les pays renforcement des capacitCs en Afrique (ACBF) appo~e'sdans le bCnCficiaires surtout au niveau est faible. Par exemple, seulernent une sur 15 des tBches organisationnelles et SAP rCcentes dicrit comment les activitCs de cadre institutionneE~ de la collecte des donnees, mais I'Institut seront intCgrCes dans le programme les structures rarement au niveau de l'analyse par pays, alors que 6 SAP font rCfCrence aux orwnisationnelles et des donnkes, de la redaction des activitCs de lYInstituten appui aux optrations rapports et de la diffusion des individuelles nationales. L'Institut travaille sur lesprocessrrs rksultats. Les autoritks ithiopi- le renforcement de ces liens, comrne CvoquCen S~C&?MK ennes ont critiquC cette parti- dttail au chapitre 5. P E R T I N E N C E : C O N S I D E R E R LE R E N F O R C E M E N T D E S CA PA CIT ES C O M M E U N BUT Dans l'ensemble, les rtcents changements de gestion a suffisamment identifit et trait6 les de mtthodologie ont permis aux programmes aspects politiques et institutionnels clts grke par pays de mieux rtpondre aux besoins de ii un exercice de diagnostic men6 par le capacitt des pays btntficiaires, bien que ministkre de la santt, la Banque l'impact de ces changements soit atttnut par et l'organisation mondiale de la L)examen des 55 la fragmentation des interventions et de santt (OMS). Rtciproquement $mjQgs &S~ers&S > l'inadtquation des synergies entre les instru- et bien que l'amtlioration du dans $oak 19Afrique ments. Que dire de la pertinence des processus de gestion budgttaire . ... optrations individuelles ? Cela dtpend ait t t t une prioritt des hautes a f%~&lequ'envzron beaucoup de la qualitt du diagnostic sous- autoritts des ministtres des la ; Z Sfait ~ I jacent des besoins de capacitt et des obstacles finances du Btnin et du Ghana, cas des cont~aini!es au changement, ainsi que de la conception des la conception des proiets de . . - . . mesures de renforcement des capacitts tenant gestion des finances publiques de capacige Cf@i - compte de ces conditions. n'a pas tenu compte de la freineraient rtsistance des autoritts des l'atkeinfedes Cswcewsia des interventions rkpsndaot ministgres de premitre ligne anx besoins et ii la demande ds objectifs d3ensemble resoonsables de la mise en changernewt ouvre. Les plans ont donc t t t des projets,.. Pour que les optrations de la Banque soient alttrts et ont pris beaucoup de pertinentes, elles doivent aborder des retard. probltmes clairement dtfinis. La prtsente tvaluation a exarnint trois stries d'optrations Traitement systemique des contraintes de capacite. dans le but de dtterminer la qualitt des Environ un tiers des projets examints pour les interventions individuelles en termes de ttudes de cas a diagnostiqut correctement les diagnostic des contraintes de capacitt et trois dimensions des contraintes (institution- d'tlaboration de mesures permettant de les nelles, organisationnelles et humaines) et a surmonter. Bien que I'tvaluation ait not6 des tlabort des actions qui reconnaissent les liens exemples de bonnes pratiques dans les trois entre elles. Les projets du secteur des routes stries - l'tchantillon comprenait 55 projets ont notamment bien rtussi car ils compre- dispersks dans toute lYAfrique,dont 31 prEts naient des plans exhaustifs de dtveloppement d'assistance technique (PAT) et les 68 projets des ressources humaines allant de pair avec les pour les ttudes de cas nationales - elle a changements apportts dans le cadre institu- dtcouvert des carences dans les diagnostics tionnel, les structures organisationnelles et les sous-jacents des besoins et de la demande de processus du secteur. En revanche et malgrt renforcement des capacitts, carences qui ont l'objectif de renforcement des prestations de entravt la conception optrationnelle. Des santt et d'tducation, les projets dans ces deux exemples tirts de l'examen approfondi des secteurs ont moins bien rtussi en termes projets pour les ttudes de cas nationales d'inttgration des plans de dtveloppement - - illustrent trois carences prtdominantes. institutionnel, organisationnel et humain. Par exemple, dans le secteur de la santt au Mali, le Diagnostic du contexte de I'economie politique. diagnostic et la conception des projets ttaient Parmi les projets d'ttudes nationales t ~ a l u t s , ~centrts sur la faiblesse des capacitts organisa- examints lors des ttudes de cas, environ la tionnelles, bien que la principale contrainte de moitit abordent de rnanikre adequate l'envi- capacitt soit l'inadtquation des incitations. ronnement politique et institutionnel du Par constquent, le Mali a connu un accroisse- renforcement des capacitts. Au Mozambique ment constant du nombre de ses centres par exemple, un projet sectoriel de santt sanitaires bien tquipts, mais n'a pas t t t en visant iiamtliorer la capacitt administrative et mesure d'attirer et de retenir du personnel L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E AU RENFORCEMENT DES CAPACITES El\ AFRIQUE qualifit, ce qui a entravi lYamCliorationdes grande Cchelle. En dehors des ttudes de cas soins de santt. nationales, l'examen des 55 projets dispersts Ce rtsultat ressort tgalement de l'examen dans toute l'Afrique a rCvtlt qu'environ la approfondi de 31 PAT (AF1995-2004).Alors moitit n'a pas fait cas des contraintes de que les Cvaluations de ces projets contenaient capacitt qui freineraient l'atteinte des objectifs des analyses et des informations tconomiques, d'ensemble des projets. Un autre tiers (18 financikres, Ccologiques, institutionnelles, projets) a mentionnC des insuffisances de sectorielles et politiques, elles ne contenaient capacitC en termes vagues, tels que << faible aucune analyse explicite des besoins de capacitt de mise en ouvre B tous les niveaux de capacitt, notamment des besoins en ressources l'administration *.Neuf projets seulement (17 humaines. L'examen des 55 projets dispersts %) ont identifie les contraintes de capacitt de dans toute 1'Afrique a permis d'apprendre mise en ouvre du p r ~ j e t . ~ qu'environ 80 % des documents Les TES de fiducie ne sont pas utilists de Quaraak-Zr~is d'tvaluation des projets ne manikre efficace pour obtenir les diagnostics ON^ cent des contenaient aucune information exhaustifs nCcessaires des Ccarts de capacitt et rkpondants a sur la skquence des volets de leurs remtdes. Aucune des treize tranches de renforcement des capacitis. TES dans les pays ayant fait l'objet dYCtudesde IJe~qu2teaupr2s du cas n'a CvaluC ou diagnostiquk correctement persoanel en Determination de la capacite a les principales contraintes de capacitt ni les A@que snt renforcer les capacites, Seulement liens entre e l l e ~Les . ~ contraintes sont dtcrites . 50 % des proiets examints dans de manitre ginCrale, sans discussion des recornrnande A , 1e contexte des ttudes de cas facteurs qui en sont la cause, et ainsi les lJarn&liorationdes contiennent une tvaluation des travaux ne donnent aucune indication des COnnaiSSanCeSde la ressources en place pour extcuter mesures de renforcement des capacitts les activitks de renforcement des ntcessaires. Par exemple, une CFAA a rtvtlC Banque en capacitks. Dans l'autre moitiC, que la capacitC du gouvernement B gtrer les de renforcernent l'absence d'une telle Cvaluationa dtpenses publiques est entravke par I'incapa- des capacitbs par le causC des retards graves ou citC de prtvoir et de projeter les revenus. meme l'tchec de mise en place L'action de renforcement des capacitCs biais d"changes de des mesures planifites de proposte vise B amtliorer les prtvisions de << Pair a p a i ~de renforcement des capacitis. Par revenus ,, dont on anticipe l'aboutissement notes sur les bsnnes exemple, un projet ax6 sur le dans un an, malgrt l'absence d'analyse des pratiques, et de la renforcement des capacitCs pour facteurs qui entravent cette capacitk et de la dicentralisation des presta- mesures pour les surmonter. D'autres Cvalua- fornation formelle tions des services en hhiopie ne tions et leurs plans d'action sont centrks sur et infQmelle. comportait pas d'kvaluation les types d'agences et de pratiques nicessaires, exhaustive initiale des besoins de mais elles ne mentionnent pas comment capacitt aux divers niveaux du gouvernement. dtvelopper les professions de directeurs I1 ne contenait pas non plus les enseignements financiers, spkcialistes de la passation des tirCs de deux petites opCrations anttrieures qui marchis et autres experts requis par ces avaient fait face B des difficult& car elles agences. De plus, les diagnostics ne portent avaient surestimk (et n'avaient donc pas pas assez d'attention B la capacitt de base-le abordt)les insuffisances de la capacitt de mise niveau minimum de capacitC nkcessaire pour en ouvre. Ainsi, le projet de renforcement des realiser les amtliorations de performance capacitCs a dCmarri beaucoup plus lentement proposies. Par exemple, tous les plans que prCvu et n'a pas tenu compte des d'action proposent de la formation, mais il approches pilotes qui devaient Ctre utilistes existe peu d'ivaluations des institutions de dans le cadre d'une opiration relais B plus formation existantes et de leur capacitC B P E R T I N E N C E : C O N S I D E R E R L E R E N F O R C E M E N T D E S C A P A C I T E S C O M M E U N B U T dispenser cette formation. En l'absence de (RAP) de 27 % des projets examints, en diagnostic de la capacitt de base, de nombreux grande partie des prCts A l'ajustement, ne plans manquent de rCalisme, que ce soit en contenaient aucune indication claire de termes de cadre temporel ou d'envergure. Les l'atteinte de l'objectif de renforcement des directives CFAA rCcemment rCvisCes, qui capacitis. Ainsi que noti dans les ttudes de Clargissent l'envergure de ces Cvaluations pour cas, le suivi et l'utilisation des ressources y inclure l'objectif de renforcement des consacrCes au renforcement des capacitts sont capacitts et le plan d'action, offrent l'occasion trts peu mentionnts. C'est en gCnCral le cas de de combler ces insuffisances, notamment si l'AT, et les informations sur le suivi et l'utili- elles encouragent une plus grande participa- sation de la formation sont basCes sur les tion gouvernementale et si elles sptcifient et rtsultats (nombrede programmes dispensks et hitrarchisent de manitre adtquate les mesures de participants formCs, par exemple)-et non prioritaires de renforcement des capacitis en sur les effets de la formation ou les amtliora- tant que partie des plans d'action. tions de la performance. Ceci se traduit par un manque de connaissance des bonnes pratiques Suiwi, 6valasation et utilisatisn des au niveau du personnel, comme indiqut dans aenseignements fir68 de Ivexp6rience I'enquCte sur le personnel conduite pour la Enfin, la pertinence des efforts de la Banque prCsente Cvaluation. Quarante-trois pour cent en matiirre de renforcement des capacitts est des rtpondants i I'enquCte auprks du persqn- compromise par les carences de suivi et d'Cval- nel en Afrique ont recommand6 1'amClioration uation des interventions de la Banque et le fait des connaissances de la Banque en matitre de que les opirations ne tirent aucun enseigne- renforcement des capacitts par le biais ment de I'expCrience. Ce problkme est parti- dYCchangesde pair i pair, de notes sur les culier au renforcement des capacitCs car cette bonnes pratiques, et de la formation formelle activitt est imbriquie dans les operations et, et informelle. de ce fait, n'est ni surveillie, ni suivie, ni Ces carences dans le diagnostic, la concep- tvalute en tant qu'objectifs de base. L'examen tion et 1'Cvaluation des interventions de des 55 projets dispersis dans toute l'Afrique renforcement des capacitCs ont freinC l'abord effectuC dans cette Ctude rtvkle que seulement efficace de deux questions clts de mise en 23 % (12 projets) contenaient des indicateurs place du renforcement des capacitts : l'enver- de performance pour les volets de renforce- gure et la sCquence des programmes. Ces ment des capacitts et que seulement 26 % (14 aspects sont examints au chapitre 4 dans le projets) tenaient compte des expiriences cadre de l'examen de la rialisation des antirieures lors de la conception de ces volets. objectifs de renforcement des capacitts dans Le compte rendu des rtalisations des volets de les quatre secteurs explorts pour la prtsente renforcement des capacitts laisse Cgalement i Cvaluation des pays Ctudits. dCsirer. Les Rapports d'achirvement de projet Efficacite : adapter les interventions aux conditions des pays et des secteurs L es rksultats de la prksente kvaluation montrent que le renforcement des capacitks en Afrique est possible. Dans l'ensemble cependant, l'ex- pkrience rkvkle que l'atteinte de cet objectif est modeste et que l'effi- cacitk de l'appui de la Banque laisse disirer. Bien que les conditions des pays, a notamment l'engagement et la capacitk de changement, soient de puissants dkterminants de la rapiditk du changement vers l'amklioration des secteurs publics, l'efficacitk de l'appui de la Banque au renforcement des capacitks varie beaucoup d'un secteur a l'autre et de manikre uniforme dans tous les Pays. Le passage de la mithode d'octroi de prCts Les apntbcbdents Ee passage de la pour des projets h celle de prZts pour des d'ensemble programmes - dans le but de soutenir les L'ivaluation a examini mbthsde d90ctroide riformes sectorielles et intersectorielles - a plusieurs siries de projets prEa pour des projets h aidi h placer les activitks de renforcement des (chapitre 2 : MCthodologie celle de pr2ts pour Bes capacitis dans un cadre de vision stratigique d'kvaluation) pour obtenir et politique h long terme h la charge du pays et un apergu de l'efficaciti de programmes a aid6 & propice ?I I'approche h long terme de mesures l'appui de la Banque au placer les act-iuits(de spicifiques de renforcement des capacitis. renforcement des capacitis renfo~cementdes Toutefois, l'appui programmatique n'implique en Afrique. ~ t a ndonni que t que des activitis limities de planification et de ces activitis d'appui sont capacitks dans un renforcement des capacitts dirigies par le imbriquies dans la majoritt cadre de vision pays. Ce,ci est ivident aussi bien dans les des projets et non suivies stratkgique et politique programmes sectoriels que dans l'appui skpariment et rapporties - & long term$ h la programmatique ricent aux stratigies sauf de fagon gCnCrale h nationales de riduction de la pauvretk. travers la note d'impact du charge dw pays, L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T DES CAPACITES E N A F R I Q U E Bien que les projet sur le dCveloppement terminks au cours des AF 1995-2004 ont institutionnel - 1'Cvaluation a obtenu une note d'impact substantiel ,,ou doc@ments utilisC plusieurs mCthodes mieux, par rapport h la moyenne de 47 % d9k~akuatio@ d'obtention de risultats. pour toute la Banque'. Les PAT, dont lYAfrique projets k ~ a m 2 ~ elest u Les projets de gestion du est le plus grand bkntficiaire depuis la crCation nombreux risques secteur public et les prEts h de cet instrument dans les annCes 1960, ont l'assistance technique (PAT) connu la mEme performance. Depuis 10 ans, a ~ ~ d oX obiecta'fs ~ @ ~ ~ b sont en tout ou en grande les notes d'impact de renforcement institution- de ye~foycernentdes partie axCs sur l'aide au nel ont CtC midiocres aussi bien en Afrique capacitks, les renforcement des capacitis. qu'h la Banque ;seulement 61 % de tous les Comme l'indique la figure 4.1, PAT en Afrique ont eu des rCsultats de les rksultats et i'impact du satisfaisants, par rapport h 75 % pour toute la - prkparkation - dCveloppement institutionnel Banque2 (figure 4.1). n9kabsrdaienfD~~ ces (IDI)de ces projets ont Ctt de Pour dCterminer lYefficacitCdes mesures de 10 points de pourcentage plus renforcement des capacitCs dans les projets oii Yisqrres les faibles Dour les ~roietsen le renforcement des capacitks n'Ctait pas le 1 , abordaient de fapn Afrique que pour les projets volet principal du projet, 1'Cvaluation a inadiquakm cornparables de toute la examine un tchantillon de 55 projets d'ajuste- Banque. MalgrC leur thkme ment et d'investissement (A l'exception des central de changement institutionnel, 35 % PAT) dispersCs dans toute l'Afrique et choisis seulement des 54 projets de gestion des au hasard parmi un total de 280 projets affaires publiques h travers l'Afrique et achevCs en Afrique (approuvts au cours des Pourcent 100 II Afrique Banque 1 I 1 " ID1 (Sb sub) 1Rksultats (%sat) ID1 (% sub) ( Rksultats (%sat) I Projetsde gestion du secteur public I PrGts d'assistancetechnique I Source: Donn6es de la Banque rnondiale au ler decembre2004. 2 2 I E F F IC A C I T E : ADAPTER LES I N T E R V E N T I O N S AUX C O N D I T I O N S D E S PAYS ET D E S SECTEURS AB 1995-2004). ~ t a ndonnt que la notation t semble indiquer l'importance La Hifireace entw les des rCsultats des projets ne reflkte pas la de concevoir des opkrations notations pour mesure des dimensions imbriqutes de qui correspondent aux renforcement des capacitCs, I'Cvaluation a conditions du pays. Ce I'Afrigue et les procCdC 2 un examen approfondi du critkre de succks est illustrC ~sta$ionspour foute document. Dans plusieurs des 55 projets par les rCsultats des six la Banque semble examinis, les volets contenaient des activitts Ctudes de cas menCes pour indiquer 19impo~ance de renforcement des capacitts, mais leurs la prksente Cvaluation - objectifs tendaient 2 Ctre ma1 dCfinis et leurs bien que dtmontris de fason de cs~cevoirdes rkalisations Ctaient ma1 suivies et rapportkes. complexe, ce qui reflkte le jeu opiratbgs qua' Seulement une douzaine de projets contenait croisC des politiques et correspondent dux des indicateurs de renforcement des capacitCs institutions nationales et dans leurs tvaluations. De plus, quelque 40 % sectorielles. conditio~s$a pays. indiquaient l'atteinte au moins satisfaisante de leurs objectifs de renforcement des capacitis, Caaeinte des objeetifs de 34 % Ctaient pour le moins modestes et 26 % rlenforcementdes activit6s dans divers ne donnaient pas d'indication claire de leur pays et divers sectears niveau de realisation. Bien que les documents L'efficacitC des activitCsde la Banque en ce qui d'Cvaluation des projets Cnumkrent les concerne le renforcement des capacitis varie nombreux risques associts aux objectifs de tant d'un pays 2 l'autre qu'au sein des pays et renforcement des capacitCs -tel que le faible d'un secteur 2 l'autre. Le rythme de la rCforme engagement et l'instabilitk socio-politique - du secteur public des pays africains refltte la les documents de preparation n'abordaient soliditt de leurs institutions publiques et le pas ces risques ou les abordaient de fason degrC de compCtition dans leurs processus inadCquate. Enfin, moins d'un quart des politiques ; celui-ci influe sur la capacitt des projets comportait des enseignements sur le intCrCts au sein et en dehors du gouvernemept renforcement des capacitCs tirCs de la concep- 2 faire pression pour ou contre le changement. tion d'autres projets ;et 2 l'achkvement, les Les six pays examinks pour l'tvaluation se enseignements en termes de renforcement des situent 2 mi-parcours entre ces deux mesurqs. capacitks Ctaient minimes ou dCcrits d'une 11s difftrent Cgalement sur le plan de Ja manitre trks gknirale. performance des secteurs publics et Ces trois stries de risultats du renforcement tconomiques (tableau4.1). Ainsi, chaque pays des capacitCs sont validCes par la faible prtsente une combinaison particulikre de notation d'impact du dCveloppement institu- forces et de faiblesses qui donne corps aux tionnel dans tous les projets en Afrique, qui opportunitCs et aux contraintes associCes aux est beaucoup plus basse que pour tous les activitts de renforcement des capacitfs projets de la Banque. Seulement 33 % des examinkes pour cette Cvaluation. projets de sortie au cours des AB 1995-2004, Comme dans les autres pays P o w 2tre efflieaces, par rapport 2 42 % pour tous les projets de la africains, la plus rtcente SAP de Banque, ont obtenu une notation d'impact la Banque pour chacun des six l e acti~ifbs-& ~ >4Les destinks a l'itablissement de 14 centres rCsultats d'un second rapport sur 1'AB 02, d'apprentissage ii distance dans les pays basks sur un test en amont et un test en aval de FOURNlR WPPUI AU RENFORCEMENT DES CAPACITES A L'AIDE DE MECANISMES INSTITUTIONNELS ET REGIONAUX l'apprentissage des participants, a men6 a la de dollars, soit 10 % des ressources msme conclusion. LYInstitutn'a connu qu'un budgttaires totales, pour les services d'appui succ6s modeste et les rtsultats d'une al'autre au renforcement des capacitts, tels que la n'indiquent aucune amtlioration (Banque cooptration avec les pays en vue de formuler mondiale 2003a).SLes tvaluations montrent des programmes-pays, des prestations d'assis- tgalement que les mtthodes ptdagogiques de tance technique aux tquipes-pays de la 1'Institut pourraient faire la difftrence en Banque et de l'emprunteur, et la crtation d'une termes d'efficacitt de la formation. Bien que base de connaissances pour ttayer l'appui de - - les conftrences et prtsentations reprtsentent la Banque aux activitts de renforcement des 42 % du temps consacrt aux cours, l'analyse capacitts par pays (figure 5.2). de I'Institut rk6le que cette grande dimension Bien que le Rapport annuel de 1'Institut - - n'a pas de rapport avec la mesure de l'effica- annonce que la transition de la formation citt. La strattgie la plus efficace selon les individuelle au renforcement institutionnel a Cvaluations rtcentes - formulation de plans long terme est presque terminte, quatre d'action - reprtsente moins de 10 % du questions n'ont pas encore t t t abordtes temps consacrt aux cours.6 Les participants 2 (Banque mondiale 2004q, p. 6). Premitre- l'enquzte demandent qu'une plus grande ment, I'Institut n'a pas encore dtclart claire- attention soit portte aux probltmes parti- ment quelles sont les amtliorations de service culiers de leurs pays, que les cours soient plus qu'il a l'intention d'apporter aux pays longs et offrent des solutions suppltmentaires, africains non prioritaires. et que le suivi permette d'assurer une plus Deuxigmement, les activitCs d'apprentissage grande utilisation des connaissances acquises. de 1'Institut ne sont pas entitrement dans le En Afrique, ou la ptnurie de professionnels droit fil du but de renforcement des capacitts. qualifits est encore probltmatique, de telles La majorit6 d'entre elles ne connectent pas amtliorations pourraient s'avtrer tr6s encore leurs buts de perfection- btntfiques. nement des compttences aux Les pab-kicipanfs& Reconnaissant la modeste efficacitt des ses changements organisationnels et gJeRqHetedeman$ent A programmes d'apprentissage, I'Institut a institutionnels nCcessaires pour qu'une plkts grande annonct en 2002 qu'il abandonnait la stimuler l'utilisation efficace de formation individuelle en faveur d'une nouvelles aptitudes. L'Institut attention soif ~ 0 d b e nouvelle strattgie de renforcement des a tlabort des programmes ~ U ~Xr o b l ~ m e s L capacitts. La strattgie mentionne que 1'Insti- d'apprentissage couvrant une pargiculiers de leurs tut fournira des services de renforcement grande gamme de sujets, mais il institutionnel a long terme, a travers une ne peut pas, et ne devrait Pays, qlre les cQMrs nouvelle focalisation sur le pays, alignts plus probablement pas, prttendre soient plus lougs et - ttroitement sur les activitts optrationnelles de maitriser tous les domaines qui offreat des solufions la Banque et sur les prioritts nationales. Elle requitrent un renforcement des suppl&mentaires,et identifie 33 <dont 9 en capacitts. I1 devrait ztre plus Afrique. Elle introduit tgalement deux princi- circonspect dans son choix de que b suivi permette paux instruments-pays pour aider a mener sa sujets. De plus, 1'1nstitutn'a pas dJassMuerEtneplrrs nouvelle strattgie : l'kaluation des besoins de dtveloppt un jeu de mtthodes grande utilisation dheloppement de la capacitt et des strattgies ptdagogiques tprouvtes adapt6 de dkveloppement de la capacitt nationale. a son rale remanit de renforce- des csnnaissances Ces outil$,qui sont a l'essai dans certains pays ment des capacitts - bien que acquises, cibles, devraient alimenter en donntes les SAP ce besoin de changement soit de la Banque mondiale et mieux adapter les document6 dans sa propre determination du activitts de lYInstitut2 la demande nati~nale.~modeste succ6s de ses principales modalitts Le budget de l'annte 2005 pour l'extcution de d'apprentissage actuelles (comme dtcrit plus ce nouveau programme comprend 7,l millions h a ~ t )Le~personnel de 1'Institut cocomme un . Programmesglobaux (3,8millions de $) 5% Centres d'apprentissage nationaux (4,lmillions de $) 5% Services d'appui au renforcementdes cap 9% -- Produitscroishset autresservices (19,7millions de $) -- 26% Programmesd'apprentissageet produits (40,8millions de $) 1 - 54% Source: Document interne de la Banque. chang ment clt qui compl2te et facilite un des stratkgies pidagogiques efficaces devra certain nombre d'approches d'apprentissage surpasser l'exptrience de I'Institut car, comme tmergentes - telles que la formation B l'a dtclart un employt, elles visent <> L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T D E S CAPACI TES E N A F R I Q U E pour le dtveloppernent (PNUD).Le finance- le personnel rCgional sii.ge au Conseil exicutif ment de ses activitis est actuellement assurC qui approuve le budget de la Fondation, les sur une base de plusieurs annCes par ces trois plans annuels et tous les projets financks par institutions, le Fonds monCtaire international I'ACBF / le PACT. De plus, la Banque (FMI),10 organismes donateurs dans les pays adrninistre le Fonds ACB et les fonds de industrialisb et 22 gouvernements africains.14 fiducie ACBF 1 PACT A travers lesquels les Depuis sa crCation, la Fondation a approuvC contributeurs canalisent leur soutien.15 113 opCrations dans 37 pays africains, soit un La Fondation a deux caractkristiques engagement total de 197 millions de dollars (2 particulii.res qui lui donnent le potentiel de fin dCcembre 2003), dont les deux-tiers pour soutenir le renforcement des capacitCs : elle soutenir des projets nationaux et un tiers pour peut assurer le financement de longue haleine soutenir des projets rCgionaux. et elle appuie un grand Cventail d'activitb qui A ses dCbuts, I'ACBF accordait des dons aux ne se lirnitent pas A des interventions de unitCs de politique kconomique et aux formation individuelle et d'assistance programmes de formation dans le but technique. Les bCnCficiaires de dons d'amtliorer les activitts des apprCcient le r81e crucial de financement que L~ACBFa deux minist6res centraux, des agences et joue I'ACBF en contribuant A leurs coiits de leurs fonctions de planification rkcurrents et indirects, contrairement A caract'ristiques et de gestion Cconomique de base. d'autres bailleurs de fonds qui ne financent paYticuli2res qui En 2000, une nouvelle initiative que des projets. 11s apprkcient tgalement les lUidonnent le appelCe Partenariat pour le rCseaux et la visibilitC qui entourent le renforcement des capacitks en renforcement des capacitCs que la Fondation, potentie' Afrique (PACT),a CtC IancCe par la en tant qu'organisation pourvue d'Africains et de soutenir le Banque en coopkration avec les sise en Afrique, a aid6 iiprornouvoir sur tout yenforcement des gouvernements africains. Le but le continent.16 Mais la rtalisation du plein capacite's. ttait de soutenir une plus grande potentiel de 1'ACBF pose quatre dtfis. gamme d7activitCs, y compris Premii.rement, l'impact des programmes et I'interaction entre les dtcideurs, la institutions financCs par I'ACBF n'est pas sociCtC civile et les organisations du secteur uniforme, ce qui donne ii penser que la privC. Le PACT a CtC intCgrC dans I'ACBF et Fondation devrait Etre plus selective dans son apri.sles18 rnois qu'a pris l'adoption du nouvel utilisation de ses prtcieux fonds. L'irnpact des agenda ACBF, la Fondation avait doublC son programmes et institutions bCnCficiaires sur le portefeuille de projets actifs (voir 1'Annexe G renforcernent des capacitks - CvaluC lors de pour une description de ses activitis). deux exarnens indipendants - a Ctt plus fort La Banque rnondiale a jouC un grand r6le au niveau des groupes de politique semi- dans 1'ACBF et le PACT. Sa direction a autonornes et de la formation supkrieure qu'au participi 2 la conception et au lancement des niveau des unitts de politique gouvernernen- deux initiatives et continue 2 Etre en t6te de la tale et des programmes de formation en cours rnobilisation des contributions des bailleurs de d'ernploi.17 fonds. Les ressources de la Banque reprCsen- tent la plus grande part du financernent de la Les unitis d'analyse politique. A travers son Fondation, soit un total de 158 millions de soutien institutionnel de base, I'ACBF a jouC dollars environ pour la ptriode 1991-2004 ou rn le r81e de catalyseur en crCant un rCseau 40 % environ des 389 millions de dollars d'env ron 40 unitis nationales et rigionales engagCs. Le vice-president de la Banque pour d'analyse politique, nouvelles ou renforckes. la rCgion Afrique est rnernbre du Conseil des Ces unitis, rnandaties et contractkes pour gouverneurs de la Fondation charge de l'kla- fournir la recherche, desservicesconseilset de boration des politiques et de la surveillance ; la formation aux rninistsres et autres agences FOURNlR LAPPUI AU RENFORCEMENT DES CAPACITES A W I D E DE MECANISMES INSTITUTIONNELS ET REGIONAUX publiques, ont eu un impact considkrable sur mondiale bast sur l'kvidence). De plus, ttant la politique. En revanche, les unitks indkpen- donnt leur forte dipendance de ressources dantes ont produit une recherche stratkgique humaines exttrieures pour enseigner la ma- de haute qualitk, mais ont eu moins d'impact joritk des cours, ils n'ont pas beaucoup con- direct sur la politique en raison de leur diffi tribut B renforcer la capacitk des ressources cult6 ii obtenir des donnkesauprts des agences hurnaines de l'institution bknkficiaire. gouvernementales ou d'un manque de rtcep- tivitk au niveau du gouvernement en ce qui Deuxitmement, L'ACBF doit trouver concerne la recherche indkpendante. ~ t a n t unmoyen efficace d'assurer un lien solide entre donnk que les unitks semi-autonomes et in- les besoins du pays en amklioration de la dtpendantes ont centrk leurs efforts sur la gestion des politiques et du dkveloppement, et qualitt de la recherche, elles ont kt6 forte- les programmes spkcialisks de renforcement des ment tributaires de l'expertise reconnue (par- capacitts qu'elle finance. Pour relever ce dkfi, fois internationale) au lieu de mettre l'accent elle a rkcemment dkcidk de changer son sur le dkveloppement de la capacitk des approche d'octroi de dons ii des ressources humaines locales. projets pour une approche Cornme L'T~sfitatde Formation nationale et rkgionale supkieure. d'octroi de dons i des la Bandue, 19ACBP a 2 Selon un examen approfondi indkpendant, programmes, mais la question me dispose pas ale deux programmes de formation supkrieure de savoir comment prockder ce rtgionale appuyks par 1'ACBF (et d'autres changement nyest pas encore moyens bien dkfinis bailleursde fonds)sont men6 B bien. Leur ob- klucidte (Banque mondiale pour mesayer kes jectif de base est d'amkliorer les capacitts 2003e). Troisitmement, comme ~ksultatsdu d'enseignement et de recherche dans les dk- 1'Institut de la Banque, 1'ACBF partements d'ktudes kconomiques des uni- ne dispose pas de moyens bien n@forcernen$des versitks iitravers toute 17Afriquefrancophone dkfinis pour mesurer les capacit&S. et anglophone, et ainsi bstir une capacitk rksultats du renforcement des d'analyse politique et de gestion macrok- capacitts et suivre ainsi les progrks des bkntfi- conomique. Bien qu'aucun des deux projets ciaires individuels et la performance d'ensem- n'ait dkveloppk une base de donnkes permet- ble de ses activitks de renforcement des tant de dkmontrer l'ampleur de l'amklioration capacitks. Enfin, les ressources engagkes par ses parmi les enseignants d'universitk, des inter- partenaires de financement sont trop faibles par views indiquent que le CREA a renforck les rapport au mandat Clargi de 1'ACBF et de ses dkpartements d'ktudes tconomiques et a crkk programmes ambitieux. La Banque avait pens6 des compktences individuelles que les partic- au dtmarrage de 1'ACBF qu7en 10 ans elle ipants ont pu utiliser. Le programme de pourrait mobiliser une dotation suffisante lui troisikmecycle ayant dkbutk plus tard, ses ef- permettant d'atteindre l'autonomie dans la fets ne sont pas encoreconnus, mais le proces- dkcennie (Jaycox1993). Mais les bailleurs de sus est considkrk satisfaisant. L'ACBF a fonds n'ont jamais exprimk leur volontk tgalement apportt son appui au renforcement d'engager des fonds pour une dotation et il de la formation universitaire locale dans le do- n7existe aucune tvidence que meme les bkntfi- maine de gestion de la politique Cconomique. ciaires de 1'ACBF qui ont le mieux rkussi sont Cours de formation (court terme) nationaleet sur le chemin de l'autonomie. En effet, il ne rggionale en cours d'emploi. Contrairement serait pas rkaliste de s'attendre B l'autonomie aux programmes de formation supkrieure,les sur la base de l'exptrience de programmes quatre programmes de formation nationale et publics de recherche politique et de formation rtgionale en cours d'emploi examints ont eu acquise aille~rs.'~En fait, depuis l'incorpora- un impact modeste sur les bknkficiaires (im- tion du PACT, 1'ACBF depend davantage de la pact sirnilaireiicelui de l'lnstitut de la Banque Banque mondiale qu'avant.19 L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T D E S CAPACITES E N A F R I O U E Le Fonds d%amknagcemsnt institutionesel cinq domaines (un peu plus du tiers des L'IDF est un instrument de dons que la Banque projects). L'examen a rtvClC que sur les 89 a crCC en 1992 pour aider les gouvernements A projets notCs, la moitit seulernent a obtenu financer rapidement et activement de petites une note satisfaisante ou m i e ~ x .Plusieurs ~ l activitts de renforcement des capacitCs Ctroite- aspects croists ont CtC mis en lumikre : ment likes 2 la stratCgie d'assistance par pays, au dialogue politique et aux travaux diagnos- Les projets tendaient 2 Ctre regis par l'offre et tiques de la Banque. Les dons du manquaient de stratCgie claire de renforce- AUCUB $Q C ~ $~061'~ S FDI peuvent 2tre utilisCs pour le ment des capacitb. 11sauraient dG 2tre basks mkcanis,cmes '' n9est renforcement des institutions sur des Cvaluations plus pertinentes avec les lorsque des projets spicifiques participants dans le pays. la base de finances par la Banque et autres Une grande majorit6de projetscomprenaitdes C O B M W ~ S S ~ ~ ~ C ressources de bailleurs de fonds ne e$ ~ S programmes de formation, mais cette forma- du cadre de sont pas disponibles. 11s ne se tion constituait toujours le volet le plus faible substituent pas aux prCts ou au de la majorit6 des projets. La formation en resrr'taPs=Pis financement dYactivitCscourantes cours d'emploi a Ctt moins efficace que la POUY d k f e ~ m i @ &telles~ que la prkparation des formation formelle. E9im~act leuys de budgets. 11s peuvent servir 2 Les projets tendaient A 2tre trop ambitieux et renforcer la capacitC requise pour comportaient un trop grand nombre d'ob- activifks exCcuter des activitCs routinikres jectifs. Une approche par Ctapes aurait CtC .. et altouer ou permettre aux bCnCficiaires de plus efficace. jadiCieUSemef2$divelopper une idCesuffisamment Dans la plupart des cas, des opCrations de leurs prbcieuses nouvelle capable d'inciter l'octroi suivi auraient CtC btnCfiques pour maintenir de dons d'autres sources. Les dons l'tlan initial de renforcement des capacit6 fi- resS*ayceSm peuvent couvrir des activitCs nancC par I'IDF, mais elles n'ont pas eu lieu. pendant un maximum de trois ans et aller de 50 000 2 500 000 dollars (ilssont de Conformtment aux rCsultats des deux 300 000 dollars environ en moyenne), et leurs examens, 1'IDF a introduit trois series de procCdures de prCparation et d'approbation rCformes. La plus grande partie de ses dons sont relativement simples. Ctait axte sur des aspects de gestion et de L'IDFa accord6 annuellement 25 millions de responsabilitC des finances publiques, le suivi dollars pendant les annCes 1990 et n'accorde et Cvaluation, la rCforme judiciaire et lCgale, le plus que 20 millions de dollars environ depuis VIH 1 SIDA et les pays 2 faible revenu 1999.20Dts le dCbut, l7Afriquea CtC le plus fragilists. Le Fonds a pass6 en revue sa grand bCnCficiaire 2 hauteur de 30% des alloca- structure de gestion, dtlCguC les prises de tions totales depuis 1'AB 1993 et 35 % au titre dCcision aux rtgions et renforcC le suivi des quatre dernikres annies. La plus grande rCgional de son portefeuille, et introduit la partie des dons 2 1'Afrique pendant 17AB2004 a possibilitC de dons en sCrie en faveur d7acti- couvert des activitCs de gestion financitre (39 vitCs qui mCritent un soutien du suivi mais ne %), de suivi et Cvaluation (27%), et de rCforme disposent d'aucune autre source de finance- lCgale et judiciaire (19 %). ment. Bien que ces changements aient le Un examen stratigique de 1'IDF men6 en potentiel d'affermir la pertinence de I'IDF 2001 a mis en relief des insuffisances dans les comme mecanisme d'appui national souple au processus d'approbation et de surveillance des renforcement des capacitCs, il sera crucial dons. Cet examen a recommand6 de mieux qu'une auto Cvaluation planifiCe de l'impact cibler les dons de I'IDF et de renforcer ses de ces rCformes dCterminele degrC de prise en activitCs et modalitis de gestion. Au cours des charge nationale des activitCs soutenues et la AF 02-03, 1'IDF a CvaluC 110 projets dans durabilitk des rCsultats. FOURNIR LAPPUI AU RENFORCEMENT DES CAPACITES A WIDE DE MECANISMES INSTITUTIONNELS ET REGIONAUX La valarisation d'e~semhle mtcanismes n'est dot6 de la base de connais- Chacun de ces trois mtcanismes a ttt c o n y sances et du cadre de rtsultats requis pour dans le but de fournir un moyen distinct determiner l'impact de leurs activitts et d'appui au renforcement des capacitts que allouer judicieusement leurs prtcieuses n'offrent pas de mani2re rentable les ressources. De plus, bien que 1'Institut et la programmes par pays de la Banque - 1'Insti- Fondation consacrent une partie considtrable tut de la Banque mondiale comme prestataire de leurs ressources 2 la formation, ni l'un ni de connaissances gtntrales pour dtvelopper I'autre n'a identifit une mtthode totalement les compttences individuelles ;I'ACBF comme efficace d'utilisation des activitts de formation mobilisateur et source de financement de base dans le cadre de I'amtlioration de la perfor- 2 long terme des institutions nationales et mance du secteur public. Par ailleurs, il rtgionales de formation en gestion et analyse n'existe pas dans la rtgion Afrique une vision politique ;et 1'IDF comme source souple de d'exploitation maximale de l'investissement financement catalyseur pour aider A lancer des de la Banque dans ces divers modes d'appui au initiatives de renforcement des capacitts renforcement des capacitts. nationales. Ces moyens sont tous pertinents en termes de renforcement des capacitts nationales. Mais, comme les programmes par pays de la Banque, aucun de ces trois Resultats et recommandations Prineipaux rksultats E ntre 1995 et 2004, la Banque a contribui environ 9 milliards de dol- lars de pr2ts et pr2s de 900 millions de dollars de dons et budget ad- ministratif en appui au renforcement des capacitks en Afrique. Consciente du mo este impact de cet appui face 21 la capacitk encore mi- diocre des secteurs publics africains, la Banque a apportk des change- ments dans la conception de ses programmes de soutien. La Banque a tlargi l'envergure de son appui capacitts est un processus de longue haleine en vue d'apprthender les contraintes de l'of- qui requiert une approche systtmique et une fre et de la demande d'amtlioration de la per- attention A la demande d'amtlioration des formance du secteur public, ainsi que des services publics et i l'offre d'organisations questions intersectorielles telles que la ges- bien structurtes et de personnels qualifits. tion des finances publiques et la dtcentrali- MCme avec ces amkliorations, l'efficacitt de sation des services publics. l'appui de la Banque au renforcement des Elle a ajoutt de nouveaux outils de diagnos- capacitts n'atteint pas son plein potentiel. La tic pour dtterminer les capacitts nationales de prtsente tvaluation identifie six domaines oii gestion des ressources financikrespubliqueset un meilleur renforcement entrainerait d e a tlargi l'tventail de ses instruments de pr2ts meilleurs rtsultats. pour ttayer son appui au renforcementdes ca- pacitts visant A assurer la prise en charge na- 1. Cadre operationnel. La Banque n'a ttabli tionale des activitts de renforcement des aucune base de connaissances pour guider ses capacitts. activitts de renforcement des capacitts, alors Elle a tlargi ses mtcanismes institutionnels et qu'elle l'a fait pour d'autres activitts rtgionaux compltmentaires qui apportent importantes. Ainsi, ses diagnostics de besoins un soutien direct au renforcement des ca- de capacitt et des obstacles au changement pacitts : lYInstitutde la Banque mondiale, tendent A la partialitt en termes de couverture 1'ACBF et I'IDF. des contraintes de capacitt et de leurs interac- tions. Tant les optrations rtgionales que les Ces changements sont pertinents car ils programmes de lYInstitut de la Banque reconnaissent que le renforcement des mondiale ont centrt l'attention sur les L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T D E S CAPACITES E N A F R I Q U E compttences individuelles dans le secteur ii amtliorer les services demandts par des public sans tenir compte que la conception et la inttrtts puissants (routes interurbaines, par stquence du dtveloppement des compttences exemple) plus rapidement que ceux recherchts vont de pair avec les dtveloppements organisa- par des inttrtts plus diffus (l'tducation tionnels et institutionnels. La capacitt de mise primaire, par exemple). De plus, le traitement en place des activitts est souvent surestimte et des probltmes de renforcement des capacitts les approches tprouvtes de renforcement des dtpend de caracttristiques sectorielles, telles capacitts humaines sur une base durable sont que l'intensitt de la main d'ouvre et la souvent insuffisamment dtvelopptes. De plus, dtcentralisation. La Banque n'a pas assez fait la Banque n'a ttabli aucun indicateur pour pour dtriver des enseignements des dimensions aider h dtfinir les effets du renforcement des sectorielles. capacitts et mesurer les progrits en matitre de performance du secteur public. 4.Outilsettechniques. Les outils traditionnels de renforcement des capacitis d'AT et de 2. Objectifde base.Toutes les rtcentes strattgies formation se sont souvent avtrts inefficaces h par pays identifient le renforcement des amtliorer de fagon durable la performance du capacitts du secteur public comme l'objectif secteur public, en grande partie du fait qu'ils de base. Elles se rtorientent tgalement sur les ne sont pas utilists dans un cadre gtntral de programmes sectoriels et multisectoriels et le gestion des ressources humaines lit aux soutien budgttaire, qui forment le cadre dtveloppements organisationnels et institu- gtntral d'identification des besoins de tionnels ntcessaires. De plus, la Banque n'a capacitt dans le long terme. Ces approches Ctabli aucune base de connaissances sur les sont prometteuses et peuvent aider les outils h appliquer, ni sur la fagon de les utiliser autoritts i hitrarchiser les activitts de dans les divers secteurs et pays. Bien que renforcement des capacitts et le soutien 1'Institut de la Banque ait dispenst beaucoup ntcessaire des bailleurs de fonds. La Banque de formation, son exptrience ne lui a pas pourrait utiliser ces nouveaux processus de appris comment soutenir efficacement la manitre plus efficace pour aider les pays h formation en tant que partie du renforcement planifier et h mettre en place leurs activitts de des compttences professionnelles dans le renforcement des capacitb. Une grande partie secteur public. du soutien demeure fragment6 - congu et girt optration par optration. Ceci fait qu'il 5, Utilisation des instruments de la Banque. La est difficile d'apprihender les questions Banque n'utilise pas pleinement ses instru- intersectorielles, de profiter des opportunitts ments pour amtliorer la performance du et de tirer des enseignements ii travers les secteur public. Le processus de la strattgie de optrations. De plus, les objectifs de nombreux rtduction de la pauvreti a le potentiel d'aider projets qui consid2rent le renforcement des les autoritts h mieux hitrarchiser les activitts capacitts comme objectif collattral sont ma1 de renforcement des capacitts et ii guider le dtfinis et ma1 suivis, et les carences dans le soutien des bailleurs de fonds, mais dans la diagnostic sous-jacent des besoins de capacitt plupart des pays le potentiel ne semble pas et des obstacles au changement compromet- avoir t t t utilist dans ce sens. Les travaux tent souvent l'tlaboration des interventions et tconomiques et sectoriels ne contribuent pas l'atteinte des obiectifs. au renforcement des capacitts au niveau anticipt ou possible. L'utilisation d'une 3. Caracteristiques sectorielles. En Afrique, les approche programmatique des prtts - anttctdents de la Banque en termes de rtussite sectoriels ou budgttaires -offre la possibilitt de l'amtlioration de la performance du secteur de s'orienter vers un appui moins fragment6 et public varient selon les secteurs et les pays. Le plus coherent au renforcement des capacitts fait est qu'en gtntral lesgouvernements tendent par la Banque et autres bailleurs de fonds. Mais les approches programmatiques ont dtveloppement des capacitts institutionnelles, jusqu'a maintenant contribut davantage au organisationnelles et humaines ;et c) trans- renforcement des capacitts de planification former les outils traditionnels de renforce- politique et strattgique qu'a la gestion du ment des capacids de manikre a amtliorer secteur et A la mise en ouvre des programmes. les rtsultats. De plus, elle devrait assurer que En outre, la synergie entre les programmes par des directiveset processus sont en place pour pays et les activitts de 1'Institut et de I'ACBF I'auto evaluation et l'tvaluation indtpendante est faible. des interventions de la Banque en termes de renforcement des capacitts. 6. Assurance de la qualite. Enfin, la Banque Orientationsectorielle.Le leadershipsectorielet n'applique pas de pratiques aussi rigoureuses thtmatique devrait dtterminer l'orientation A ses travaux dans le domaine des capacitts sptcifique de chaque secteur pour le diag- que dans les autres domaines. Bien que le nostic des besoins de capacitt du secteur pub- renforcement des capacitts soit une prioritt lic, l'amtlioration des incitations a une institutionnelle et rtgionale, il n'existe pas de meilleure performance,et lesuiviet tvaluation processus standard d'assurance de la qualitt des interventions. du diagnostic sous-jacent et de formulation de Programmesparpays.Les cadres suptrieurs rt- mesures ; de plus, les interventions de gionaux devraient assurer que les SAP sont renforcement des capacitts ne sont pas utilistesde manikre efficace pour aider les pays traqutes, suivies et tvalutes. a identifieret a renforcer les capacitts dont ils ont besoin pour planifier, extcuter et Recommaaadations mesurer les rtsultats de leurs strattgies de Les rtsultats de la prtsente tvaluation soulig- rCductionde la pauvreti. 11sdevraient tgale- nent l'importance d'aborder le renforcement ment assurer que toutes les optrations visant des capacitis en Afrique en tant qu'objectif de A renforcer les capacitts du secteur public base et d'assurer que son soutien est pris en soient bastes sur une kvaluation adtqudte charge par le pays, orient6 sur les rtsultats et des besoins de capacitts et aient les moyens bast sur I'tvidence. L'tva ation recommande de suivre et ivaluer les rtsultats du renforce- ce qui suit : ment des capacitts. Formation. La Banque devrait redtterminer le Cadre operationnel. En tant qu'institution, la rSle que la formation devrait jouer dans son Banque devrait renforcer sa base de connais- appui au renforcement des capacitts, com- sanceset tlargirson cadre de renforcement des ment le soutien A la formation devrait &tre capacitts dans le secteur public pour aider fourni et quels devraient itre les r6les re- les pays ii:a)hitrarchiser les prioritts des ac- spectifs de l'unitt centrale de formation et tivitts de renforcementdescapacitts et orienter des programmes de la Rtgion dans tout appui l'appui des bailleurs de fonds ; b) lier le futur a cette activitt. ANNEXE A: QUELQUES EVALUATIONS P~&CEDENTESDES ACTIVITESDE LA BANQUE EN APPUI AU ENFORCEMENT DES CAPACITES ANNEXE A ANNEXE B : NOTE SUR LA METHODOLOGIE Cette note dtcrit la rntthodologie utiliste pour ~tudesde cas parpays. Pour permettre dedtter- les principaux volets d'tvaluation (2 l'exclu- miner la pertinence et l'efficacitt del'appui de sion de l'instrument d'enqu2te du personnel, la Banque au renforcement descapacitts h objet de l'Annexe E). un niveau pays et obtenir le point de vue des pays sur l'efficacitt de l'appui dont ils ont Examen de la littbrature. Un consultant de btntficit, six Ctudes de cas ont ttt mentes l'exttrieur a t t t commanditt pour examiner (Btnin, ~ t h i o ~ i Ghana, Malawi, Mali et e , les ttudes mentes h l'inttrieur et h l'exttrieur Mozambique).Elles cornportaient des missions de la Banque. Cet exarnen, qui a couvert les sur le terrain et ttaient axtes notamment sur tvaluations du renforcement des capacitts, du les activitts de renforcement des capacitts dans dtveloppement institutionnel et des instru- les secteurs de 1'tducation, de la santt et des ments d'assistance techniques, de formation et routes, ainsi que du domaine croist de la autres formes de soutien, a explort les gestion des finances publiques. L'annexe C rtsultats de ce qui a rtussi et n'a pas rkussi, les contient des dttails sur les dates des missions et raisons du succ2s ou de l'tchec et les crittres sur les interviews de personnes dans la fonction utilists pour ces tvaluations. publique, le secteur privt, la socittt civile et les agences des bailleurs de fonds. L'annexe D est Strategies d'assistance par pays. Les 15 SAP une liste des pays SAP, des projets et des TES Afrique approuvts au cours de 1'AB 03 examints. Chaque ttude de cas a ttt conduite ( ~ t h i o ~ iGambie, Guinte, Malawi, Niger, e , par une tquipe de consultants indtpendants, Rwanda et Stntgal) et de 1'AB 04 (Btnin, un de l'inttrieur et l'autre de l'exttrieur du Cameroun, Tchad, Ghana, Madagascar, Mali, pays- Mozambique et Zambie) ont ttt examints en Lors de l'examen des strattgies d'aide et des vue de dtterminer l'importance attribute au optrations de prCts par pays, les tquipes ont renforcement des capacitts dans le secteur abordk une strie commune de questions public, la cohtrence de l'approche au tvaluatives : renforcement des capacitts au sein des secteurs prioritaires et d'un secteur h l'autre Pertinence: Dans quelle mesure les besoinsl des SAP et la sptcificitt des indicateurs de contraintes de capacitt du pays ont-ils 6tt performance. Les rtsultats ont ttt comparks identifits et tvaluts, et comment les prioritts ceux de l'examen (1997) de neuf SAP (CGte ttt ttablies ? Les SAP de la Banque ont-elles dJIvoire, fithiopie, Ghana, Guinke-Bissau, ttt articultes clairernent ? Est-ce que les stratt- Madagascar, Mauritanie, Ile Maurice, gies de la Banque ttaient cohtrentes et rtal- Tanzanid, Ouganda et Zimbabwe) prtparts istes pour atteindre les objectifs de par la rtgion Afrique. renforcement des capacitts dans le pays et L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E AU R E N F O R C E M E N T D E S CAPACITES E N A F R I Q U E Ctaient-elles politiquement et techniquement nationale (BCnin 2001, Ghana 2004, Malawi solides ? Dans quelle mesure les opQations de 2003 et Mozambique 2001), quatre rapports renforcement des capacitis financies par la d'tvaluation des proctdures nationales de Banque ont-elles CtC bien conlues - indi- passation des marchts (Ghana 2003, Malawi viduellement et dans l'ensemble ? 2004, Mali 1998 et Mozambique 2002) et Efficacite':D a n quelle mesure les objectifs cinq examen des dtpenses publiques ( ~ t h i o ~ i e du renforcement des capacitts des activitts 2001, Malawi 2001, Mali 1995, et des SAP et des optrations appuytes par la Mozambique 2001 et 2003). Banque ont-ils Ctt atteints ou sont-ils sus- ceptible~dY2treatteints ? Dans quelle mesure Pr2ts d'assistance technique.Trente et un pr2ts lesgains de capacitt obtenus peuvent-ils 2tre d'assistance technique (listts dans le tableau durables ? Quel a CtC le degrt d'efficacitt D.3) ont CtC examints en vue de dtterminer la des activitts d'assistance technique (AT) B qualitt de leurs tvaluations des besoins de aider le pays B renforcer ses capacitts ? Quel capacitCs, la pertinence des objectifs de a Ctt le degrt d'efficacitt des activitts de for- renforcement des capacitts par rapport aux mation B aider le pays B renforcer ses ca- besoins dttermints, et dans quelle mesure ces pacitts ? Quels sont les facteurs qui ont objectifs ont ttt atteints ou sont susceptibles influenct le degrC d'atteinte des objectifs du d'2tre atteints. Une tvaluation initiale pilote renforcement des capacitks (rtsultatset effets) des neuf PAT approuvCs et <a!g!ueld !A!ns ap saluglshs sal Jns s!u IueAeuaJop lsa ~a!ln3!uedlua33e un .sg! Jnod u!osaq luo sl! luop s w e d e 3 sal la3~0)ual -3ede3 sap iualua3Jo)uaJ ap )!pa[qo,l s!Jdluoa h 'slellnsaJ sal Jns saa4 e l a Ja!&!luap! e shed sal lap!e nod a3e3!) -ua3 luos a n b ! uo!6gu el ap d y s sal salnol 'Jalnagxa,l ln0d saJnsau ~ ~ ~ -)a aJa!uelu ap sas!l!ln luos dys sal anb Jams sap s!ld e!ap e l a uo!~epueluluo3ala~g!lua~del l~euuo3a~uo!l3a~!ae l -se lua!eJAap xneuo!6a~s~na!~adnssa~pe:,sal 'aau!lulal luela aluluo3 uo!ue aua3 eJaJap!suo3 u o ! ~ -3a~!ael ' a q d ua s a s y iuolas sallanluaAa sa~!l3a~!psas anb s!o) aun 'sayessa3au luos salla!lopas s a ~ y a ~saqne,p !s elau!lulalap uo!paJ ! p .suo!~ua~uag!sap uo!lenleAa,p -!a el ' ~ 0 lgoeua aad!3!iue 'oAepel/y .~/yled 96!~!pI!eAeJlap adno~ga1 0 ~ l a !/\Ins ap suahow sap la!)!luap! l a 3!( Jed saualu x n e w l sap anss!,l y .apnp!) ap (epn~3uapnos a1 au1a3uoa -qnd Jnapas np alpede3 ap su!osaq sap 3!lsou !nba3 ua lualua~a!(n3!ued'salou al? :lap luo sal60.1dsap anb lanblelual -6e!p a1 mod sah!l3aJ!p sap Jaloqela l!eJhap $!el y e w 'uo!lepueluuoaaJ el ap leqol6 )!yalqo,l lLeuuo3a.I uo!l3aJ!a e l d!qs~apeala1 'anb!lewaqlla la!JoPas neaA!u n y .aau!ulal luelg aluluo3 uog3e alla3 elaJap!suo3 uop3a~!ael 'I!eAeJl ap adno~6np uodde~np uo!le~edaldel sa~desuo&)asa3 e asuoda~ua lauuo!le~adoa~pe3ne sguodde ?la ~ U O J -ne sa~!essa3aulualuallaniuahaslualuafiueq3 salanb s!o) aun .saqede3 sap luauaddolahap ap slualunqsu! xneaAnou sal Jalsal ap l a 'spuo) ap .sal!3ede3 sJna[[!eq sap guuop~oo3ua!lnos a1 s!ldu03 h 'shed neah!u ne say3ede3 sap lualuavoiual ua anbueg el ap suo!l sap lualuaddolahap ap sal!el!lo!Jd sayA!k3e sal las!q3Jela!q ap u!4e sns -uamalu! sap aluepuadapu! aulalu! uo!lenleA -sa3o~dnp uo!pel!l!ae4 ap sl!lno sal las!leuopel ap iua3~oua,sd ~ o a1l ad -a,( )nod a3eld ua luos snssa3o~dla saA!ual!p l/yyd a1'IgM a1'suo!6atj sa1'SooZlgoe p!,p lau!uual as lua!emap xneAeJl sap anb ~a~nsselualua(efi?l!eJhap all3 'siel(nsaJ sa3 'sai!A!pe sap uo!lelua!Jo alnall!aw aun JaJnsse lua!elAap oAep sal JaJo!lalue ala!uelu ap sa~3ede3sap l u a u e -el/\] ols!lle3 Jed a6yp I!eAeJl ap adno~fia[ Jed sgnpaua lualuallanl3e -a3lo4ual ap slauuo!l!pell slyno sal la!ypou (3) sapede3 sap lualua3Jojual ap xneAell sal .sa3uess!euuo3 ap aseq el ap l a r sau!eunq savnossaJ sap lualuaddola~apa1 uo!lelo!lawe,pla lauuo!puado a~pe3np lualuauuo!l3ayadap 'sal!3ede3 l a (auuo!$es!ue6~olualuaddola~apa1 'lauuo!l sap lualua3~04ua~ap sai!~!l3esap lualuajnolap a1 lalala33e,p ulosaq a1 -nl!lsu! lualuafieualue,l allua ua!l un J!lqel? lJeuuo3a.I uo!l3al!(l el 'iuepuada3 .shedled ap!e,p a!fiale~lsel )nod s a ~ y a ~ (q] : spuo4 ap sJnal[!eq sap uapnos a1 ~ap!n6 -!a salua3gl xne leqo(6lualuaddola~apap alpe3 npla sanb!(qnd saJ!e4 l a sgpede3 sap lualua3JoiuaJ ap sal!~o!~dsal -4e sap uogsa6 ap a!Ba$eug el ap luelle slna!lalln I!eAeJiap slualun3op J!Iqela (e): shed sal Jap!e x n a y ap u!4e q q n d : sap slaAea e au!j4e a@e l a (~661)apuol/y a(suep luawaddola~aaa1Jns Jnapas np sgv3ede3 sap lualua3~04ua~ap a~pe3 uoddeu a1suep aluasa~d?la e alpe3 a3 . s a y ~ d e asap luawa3lo4ual ne uos 1!6~elal aaseq ap sa~uess!euuoasas J ~ ~ J O J anbueg el ap !ndde,l lap!n6 lnod ?rap als!xa le~aua6lanlda3uo3aJpe3 un -uaJ l!eJhap anbuea el '(auuo!ml!lsu! n e a y n y L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T D E S CA P A CI T ES E N A F R I Q U E Recammandationsde I'OED Reponsesde la Direction La Banque devrait reexaminer quel devrait &tre La Direction estime qu'une unite centrale, telle que I'lnstitut de la Banque le rBle de la formation dans son action d'appui mondiale. chargee des questions de capacite, peut aider a centrer I'at- au renforcement des capacites, comment la tention sur les problemes, Bpauler les equipes-pays et faciliter le suivi formation devrait &re dispensee, et quels de- des progres. La Direction note que I'lnstitut a reorient6 sa strategie pour vraient &re les rBles respectifs de I'unite cen- aligner ses programmessur les priorites operationnelles et les strategies trale deformation et des programmes regionaux d'aide par pays de la Banque. La Direction suit et etudie cette reorien- en termes d'appui futur a cette activite. tation strategique de I'lnstitut. Elleconsiderera cette action comme etant terminee a I'issue du prochainrapport des Administrateurs sur la strategie et leprogramme de travail de I'lnstitut au titre de I'annee budgetaire 2006. ANNEXE I : RESUME DU PRESIDENT : COMITECHARGE DE CEFFICACITE DU DEVELOPPEMENT (COMMITTEE ON DEVELOPMENT EFFECTIVENESS -CODE) Contexte. La Banque mondiale soutient de base et non pas collatCral des projets de la nombreuses actions de renforcement des Banque. Elle confirme que l'agenda futur est capacitis. Entre 1995 et 2004 cette aide s'est long et difficile. Cependant, la Direction note chiffrCe A environ 9 milliards de dollars A titre que l'tvaluation a principalement port6 sur les de prCts et prks de 900 millions de dollars 5 activitCs de 2003 et des annCes prtcidentes. titre de dons et soutien budgitaire adminis- C'est pourquoi les rCcents efforts de renforce- tratif pour l'appui au renforcement des ment de l'orientation sur les risultats ne capacids en Afrique. L'tvaluation effectuCe doivent pas Ctre pris en compte dans les par 1'OED avait pour but de contribuer aux rCsultats dCfinitifs de I'OED. En ce qui travaux de la RCgion en dkterminant la concerne 1'Institut de la Banque mondiale, la pertinence et l'efficacitt de l'appui de la Direction a expliquC succinctement le change- Banque au renforcement des capacitCs des ment d'orientation stratigique de 1'Institut en secteurs publics en Afrique subsaharienne au termes d'exkcution de sa stratCgie de cours de la dCcennie et en tirant des le~ons dkveloppement des capacitis, ainsi que sa pour l'appui futur dans le contexte de la focalisation sur les pays et son alignement Sur strattgie de la RCgion Afrique. les opirations de la Banque commenci en mi- 2003. Resultats et recommandations de I'OED. Les risultats de 1'Cvaluation soulignent l'impor- Conclusionset etapes suivantes. Les membres et tance de considkrer la dCmarche d'appui au les locuteurs ont appriciC l'occasion de renforcement des capacitCs en tant qu'objectif discuter du rapport franc et clair de lYOEDet de base et d'assurer que cet appui est pris en ont remerciC la Direction pour ses rCponses. charge par le pays, orient6 sur les risultats et Un membre aurait prCfirC que le ton de la bask sur 1'Cvidence. L'Cvaluation recommande RCponse de la Direction soit moins dCfensif et que (1)la Banque renforce sa base de connais- plus positif. L'ichange de vues a CtC considtrC sances et tlargisse son cadre de renforcement opportun en raison de la discussion proche du des capacitts ;(2) le leadership sectoriel et Conseil sur le Plan d'action pour 1'Afrique le thkmatique tlabore des directives sectorielles ; 12 avril 2005. En gtnCral, les membres sont (3)les cadres rtgionaux supkrieurs assurent d'accord avec les recommandations de 1'OED que les SAP sont utilisies de manikre efficace ; et soutiennent le point de vue que le renforce- et (4) la Banque rCexamine le r81e de la ment des capacitCs doit Ctre un objectif de base formation et comment elle doit Etre dispensCe. des projets et programmes. 11s ont soulignC que I'abord des questions de capacitC est un Reponse de la Direction. La Direction reconnait ClCment prioritaire en Afrique et dans les que le renforcement des capacitCs est crucial et LICUS (pays A faible revenu assujettis au qu'il doit Etre abordC en tant qu'objectif de stress). De nombreux membres ont exprime L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T D E S C A P A C I T E S E N A F R I Q U E leur inquiktude lorsqu'ils ont appris que d'Cvaluation, le Groupe d'tvaluation de l'approche de la Banque Ctait fragmentCe et 171nstitut(WBIEG). Une note documentaire qu'il n'existait pas de cadre directeur pour le sur la mtthode d'haluation de 1'Institut a CtC renforcement des capacitCs. mise a la disposition des membres du CODE Le ComitC a CvoquC plusieurs aspects pendant la reunion. Ces discussions ont men6 soulevts lors de l'Cvaluation, tels que : (i) le a un accord sur l'organisation d'une rCunion besoin d'instruments S&E, de cadres sectoriels visant ii discuter la nouvelle orientation de la spCcifiques et de directives opCrationnelles ; strattgie de 171nstitutet de ses systi.mes d7Cval- (ii)l'importance d'une demarche multisecto- uation. rielle pour le renforcement des capacitts ;(iii) Les grands points suivants ont kt6 soulevCs l'utilisation efficace des divers instruments de lors de la rtunion : prEts et de l'assistance technique ; (iv) le besoin de coordination et d'harmonisation Besoin d'ameliorer I'efficacite de I'appui de la avec les autres partenaires de la Banque sur la Banque au renforcement des capacites en Afrique. base des prioritCs nationales ;(v)la pertinence En gtnCral, les locuteurs ont reconnu le besoin de l'ttablissement d'objectifs et de cibles d'une approche plus exhaustive et cohCrente raisonnables pour les projets et programmes ; du renforcement des capacitts pour amCliorer (vi)le besoin de tenir compte du contexte de l'efficacitt des activitCs de la Banque en lYCconomiepolitique lors de la prkparation de Afrique -tout en notant les rtcents efforts l'appui au renforcement des capacitCs; et (vii) d'intigration des questions de renforcement l'importance d'aborder la capacitC de l'admin- des capacitts dans les SAP. Une telle approche istration publique dans un contexte devrait itre basCe sur une tvaluation solide des tconomique Clargila ou il peut exister un Ccart besoins de capacitt et de la capacitt en place. important entre l'offre et la demande de De plus, il conviendrait de tenir compte de compttences. En ce qui concerne les activitCs l'environnement politique et institutionnel et de renforcement des capacitks, les membres du des contraintes systtmiques. La Direction a ComitC ont CvoquC les questions d'utilisation rCpondu qu'une tvaluation Clargie en vue de des connaissances et de l'expertise locale, de couvrir 1'Cconomie politique ttait entreprise rCduction de dtpendance des Unitts d'extcu- avec l'appui d'experts locaux et de tion des projets et de promotion des Cchanges partenaires. Plusieurs membres ont comment6 de connaissances entre pays 2 travers la l'importance d'une approche plus holistique coopiration nord-sud. Les membres ont qui aborderait les questions de capacitk au- Cgalementtvoqut les implications des effectifs dela de l'administration publique, par et des ressources pour permettre a la Banque exemple en crCant des coalitions de change- d'appuyer de manikre efficace les activitks de ment et en rCpondant aux Ccarts entre l'offre renforcement des capacitts et le r61e que et la demande de compCtences et d'installa- jouent les activitks de formation dans la tions publiques au sein de lYCconomieklargie. stratCgie de la Banque, y compris le r81e de Plusieurs membres ont convenu de l'impor- 1'Institut de la Banque mondiale. Plusieurs tance d'un cadre de renforcement des locuteurs ont suggtrt que lYCvaluationeGt pu capacitts, mais quelques-uns ont Cgalement itre effectute conjointement avec d'autres noti le besoin de mettre au clair la dkfinition partenaires. du renforcement des capacitts et ont encour- La Direction a convenu de rkexaminer sa agC la Banque a Etre pratique. Bien que le rCponse sur la base des commentaires du rapport OED mentionne que l'assistance CODE. La rtponse rCvisCe sera distribuke et programmatique peut faciliter l'approche contiendra la rCponse de 1'Institut de la cohkrente de l'identification et de la prestation Banque mondiale aux questions soulevkes lors d'appui aux besoins de capacitt dans le plus de la reunion OED sur la performance de long terme et l'harmonisation du soutien des I'Institut, comme CvaluCe par sa propre unite bailleurs de fonds, les membres reconnaissent I ANNEXE I igalement l'accent mis lors de l'ivaluation sur Harmonisation et alignement. De nombreux l'importance de la prise en charge par le pays locuteurs ont soulignC le besoin de coordina- de 1'exCcution des plans de renforcement des tion et d'harmonisation de l'approche d'appui capacitts liis B la stratCgie de reduction de la au renforcement des capacitks parmi les pauvretC, et notent que l'appui au renforce- bailleurs de fonds et ont exprimk leur intkrit B ment des capacitis au sein des projets complt- mieux connaitre lYexpCrienceacquise dans ce mente l'assistance programmatique. En outre, domaine. De mime, plusieurs locuteurs ont les membres ont comment6 que l'utilisation mis en exergue l'importance d'aligner les d'instruments de prits et de non prits devrait efforts de renforcement des capacitCs sur les itre adaptCe B l'approche globale d'appui au prioritks nationales et de promouvoir la prise renforcement des capacitks aux pays clients. en charge par le pays, et encouragent la Banque A redoubler ses efforts dans ce sens. Orientation sur les resultats. Alors qu'ils COED a prCcisC que l'ktude rkv2le le peu reconnaissent la difficult6 de mesurer les d'amilioration dans l'harmonisation des rksultats, de nombreux membres appuient les actions des bailleurs de fonds. La Direction constatations de 1'OED en ce qui concerne le reconnait l'importance de la coordination et besoin de micanismes de suivi et d'tvaluation, de l'harmonisation, et a not6 que ce domaine et l'importance de surveiller les dkpenses de demande plus d'attention de la part de la renforcement des capacitCs et de documenter Banque et de ses partenaires, notamment en les expiriences et les enseignements en vue de raison de la part relativement faible du total leur application dans d'autres pays. L'impor- net des ressources extkrieures que la Banque et tance de directives opCrationnelles pour I'IDA consacrent a 1'Afrique. amCliorer les rtsultats a CtC soulignCe. Quelques locuteurs ont avanck que pour Aspectsorganisationnels. Plusieurs membres ont amkliorer les rCsultats, les SAP devraient posi des questions sur les compktences du faciliter le processus d'analyse et d'exkcution personnel et sur les incitations, et ont des actions de renforcement des capacitks. kgalement soulevt la question de l'allocation L'un d'eux a mentionnC qu'une plus grande efficace des ressources au renforcement des place pourrait itre donnke au renforcement capacitks. Quelques locuteurs ont fait des capacitks dans les rapports d'ach2vement observer que les rksultats de I'OED devraient des projets. La Direction a dkcrit les efforts itre intkgrCs dans les activitCs du Groupe de dkployts pour amkliorer l'orientation sur les travail chargC du dkveloppement de la capacitC rksultats B travers le SAP qui est bask sur les en Afrique, dirigC par M. Madavo, ancien strategies nationales, et B travers les examens vice-prCsident de la Rkgion, et par ailleurs des dkpenses publiques et les kvaluations qu'ils devraient itre tvoquks dans le Plan financi2res et de passation des march&. d'action pour I'Afrique qui sera discutk au Plusieurs locuteurs ont ripktk le rksultat de mois d'avril. La Direction reconnait que les l'kvaluation selon lequel l'utilisation des rksultats de I'OED apportent de nouvelles unites d'exCcution des projets (UEP)a entravi perspectives qui doivent itre prises en compte le renforcement des capacitks locales et un dans les travaux du Groupe de travail. autre locuteur a avancC que la Banque devrait Cependant, la Direction a rappel6 que ces tliminer graduellement ces unit&. La travaux ne doivent se terminer qu'au mois Direction partage ces inquiCtudes en ce qui d'aoiit. Ainsi, le Plan d'action pour 1'Afrique concerne les UEP, qui ne sont pas spkcifiques n'ira pas 5l'encontre du Groupe de travail en au pays mais problCmatiques A tous les abordant les rCsultats de I'OED en dktail. niveaux de la Banque, et a mentionnt que les Simultankment, la Direction a offert d'en effectifs doivent justifier, au cas par cas, l'util- revenir au CODE avec une stratCgieet un plan isation des UEP?qui ne sont d'ailleurs plus la d'action plus dkfinitifs quand le rapport du norme. Groupe de travail sera termini. En ce qui L'APPUI D E L A B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T D E S CA P A CI T ES E N A F R I Q U E concerne les questions d'effectifs et d'incita- ments rigionaux et autres unitts d'enseigne- tions, la Direction a fait savoir qu'une initia- ment. 11s ont tgalement demandt des iclair- tive pilote est en cours pour organiser les cissements sur ses anttctdents de performance tquipes-pays dans le droit fil des rtsultats clts et son syst6me d'auto evaluation ivoqut dans B facettes multiples du CAS, et non pas des le rapport de 1'OED. L'expost du GAQ sur sa secteurs, afin de renforcer l'orientation sur les rtcente tvaluation de 1'Institut a igalement rtsultats des programmes nationaux. suscitt beaucoup d'inttr2t. I1 a t t t convenu que cet aspect sera examint de manikre plus L'lnstitut de la Banque mondiale (WBI). De approfondie avec la Direction. La Direction a nombreux membres acceptent les rtsultats de convenu d'une rtunion particuligre CODE sur I'OED indiquant que la formation ne peut B I'Institut. De plus, en riponse au sommaire de elle seule renforcer les capacitis. Ils ont 1'OED sur la performance de I'Institut, la comment6 le r61e important potentiel que Direction a propost de prtparer une mise au 1'Institut joue dans le renforcement des point tcrite qui fera partie de sa rtponse. capacitts et aimeraient en savoir plus sur sa transformation, ses nouvelles orientations stratigiques et sa relation avec les diparte- -ChanderMohanVasudev,prbsident NOTES EN FIN D'OUVRAGE Sommairs Chapitre 2 1. La direction note que lYInstituta tlabort 1. La direction fait remarquer que le cadre un certain nombre d'approches ptdagogiques et la stratigie optrationnels de la Banque en axies sur la capacitt de dtveloppement, le matitre de gestion des affaires publiques, qui leadership et le consensus aux niveaux institu- ont Ctt tlaborts et appliquts au cours de la tionnels et organisationnels. Ces approches, ptriode sous examen, abordent tgalement les qui reprtsentent la majeure partie des travaux processus de changement organisationnel et couverts par plusieurs grands programmes comportemental. Ainsi, la direction estime d'apprentissage alYInstitut,sont progressive- que, lors de son examen, 1'OED aurait dti ment adopttes par d'autres. reconnaitre ce cadre et l'appliquer son tvaluation ulttrieure de la pertinence et de Chapitre 1 l'efficaciti des activitCs de renforcement des 1. Bien que l'tvaluation soit axCe sur le capacitts. soutien aux pays d'Afrique subsaharienne, le 2. Une ttude rCcente menCe par la Banque terme Afrique est utilisi dans tout le rapport. regroupe les enseignements tirCs de 1'expC- 2. Ctvaluation est principalement centrCe rience dans plusieurs domaines clts, mais cette sur le renforcement des capacitis du secteur Ctude est principalement centrCe sur les public au niveau national. Elle ne couvre pas rCformes institutionnelles et trks peu sur la le soutien au niveau communautaire ou les falon d'assurer l'avancement et la sCriation travaux de la Banque dans les pays fragilists a d'autres dimensions du dCveloppement des faibles revenus - deux sujets qui feront ressources humaines et de la capacitC organi- l'objet d'examens futurs par I'OED. Elle ne sationnelle ;elle fait Cgalement peu de cas des couvre pas non plus le renforcement des instruments et activitks qui pourraient aider capacitCs des acteurs non Ctatiques, le soutien les pays a assurer de mani6re cohCrente le de la Banque pour l'enseignement suptrieur, ni renforcement des capacitts (Banque mondiale le soutien offert au niveau de l'organisation 2004b). par des entitCs telles que le dCpartement du 3. Pour des dCtails sur la position de la dCveloppement Cconomique (DED) et le Banque en mati6re de conseils, voir OPIBPIGP dCpartement juridique. Les dimensions du 8.40 (Banque mondiale 2004r). renforcement des capacitts des programmes 4. Pour une Ctude de la littkrature prtparte globaux Tnt Ctt couverts prCctdemment (OED comme document d'information pour la 2002 et OED 2004a). prCsente Cvaluation, voir Boesen (2004). 3. Des sommaires de certaines Cvaluations 5. Voir, par exemple, Boesen et Therkild- antCrieures sont prtsentts succinctement dans sen, 2004. l'annexe A. 6. Cappui budgttaire et le fonds fiduciaire de la Banque reprisentent respectivement 79 L'APPUI D E LA B A N Q U E M O N D I A L E A U R E N F O R C E M E N T DES C A P A C I T E S E N A F R I Q U E millions de dollars et 30 millions de dollars du plus de 70 % des projets examinks n'ont coiit total des travaux Cconomiques et fourni aucune information. Sept pour cent ont sectoriels. indiqut que l'tvaluation n'Ctait pas adCquate, 7. L'Cvaluation ne donne pas une indication 15 % des projets ont mentionni une certaine prCcise du montant du financement de la inadiquation et seulement 5 % des projets ont Banque pour ces diffkrents types de formation mentionnC une Cvaluation adCquate. car les documents des projets ne reflttent pas 6. Ces Cvaluationscouvraient quatre Cvalua- la rCpartition des coGts. Dans les pays qui ont tions de la responsabilitC financikre nationale, fait l'objet dYCtudesde cas, le financement a quatre rapports d'kvaluation des opCrations couvert le volet formation au pays de la nationales de passation des marchCs et cinq majorit6 des projets examinks en profondeur examens des dkpenses publiques -prCparCsau et le volet formation 1'Ctranger d'environ un cours de la pQiode 2001-03 pour les six pays tiers des projets. ayant fait l'objet d7Ctudesde cas. 8. Pour une description de la mCthode d'Cvaluation, voir I'Annexe B. Chapitre4 9. Pour des informations sur les missions 1. Sur une base rigionale, l'Afrique se dans les six pays, voir 1'Annexe C. compare favorablement 2 1'Asie du Sud et au 10. Pour une liste de tous les SAP, projets et Moyen-Orient et Afrique du Nord ;aucun des travaux Cconomiques et sectoriels examinks, 5 projets en Asie du Sud ou des 10 projets de voir I'Annexe D. gestion des affaires publiques au Moyen- 1I. Pour des informations sur l'instrument Orient et Afrique du Nord sortis en d'enquete auprts du personnel, voir 1'AnnexeE. 1993-2003 n'a CtC mentionnC par 1'OED comme ayant eu un impact substantiel de Chapitre 3 renforcement institutionnel. 1. Lors d'une Cvaluation rCcente effectuke 2. I1est intCressant de noter qu'en renforce- par I'OED, les travaux de la Banque en ment des capacitts, sous-ClCment de la matitre de lutte contre la corruption ont CtC politique Cconomique et de la gestion du examinks en tant qu'aspect principal de son secteur public, la performance des PAT en agenda d'amilioration de la gestion des Afrique a CtC beaucoup plus faible aussi bien affaires publiques (Banque mondiale 2004~). en ce qui concerne l'impact sur le dkveloppe- 2. QuinzeSAP approuvCesen AB 03 (~thio~ie,ment institutionnel (23 % substantiel) et Gambie, GuinCe, Malawi, Niger, Rwanda, l'impact des r6ultats (39 % satisfaisants) que SCnCgal) et AF 04 (BCnin, Cameroun, Tchad, la performance de l'ensemble de l'Afrique, Ghana, Madagascar, Mali, Mozambique et bien que la performance de ce sous-6lCmentne Zambie). soit pas beaucoup moins bonne au niveau de 3. Banque mondiale 1997a. Ce document la Banque toute entitre. Voir Banque mondiale examine les SAP des pays suivants : C6te 1998; OED 1990. d'Ivoire, ~ t h i o ~ i eGhana, GuinCe-Bissau, , 3. Notations OED, novembre 2004. Madagascar, Mauritanie, Ile Maurice, 4. Conclusion de l'examen par les autoritts Tanzanie, Ouganda et Zimbabwe. ghaniennes de deux projets et de deux 4. Bien que 68 projets dans les 6 pays ayant Rapports d'achtvement d'exkcution : le Projet fait l'objet d'Ctudes de cas aient Ctt examinks, d'assistance technique pour la gestion des I'Cvaluation du diagnostic et de la conception finances publiques (Banque mondiale 2004k) a exclu 2 projets qui n'ttaient pas assez et le Projet de rtforme de la gestion du secteur avancCs pour permettre d'apprkcier ces public (Banque mondiale 20041). dimensions et 4 projets dont les donnCes 5. Cette explication est extraite de Israel n'ttaient pas suffisantes. (1987) et des recents travaux de Fukuyama 5. En ce qui concerne l'adtquation de (2004)et Woolcock and Pritchett (2002). l'tvaluation des besoins de capacitC du projet, 6. Conclusion du rapport de 1'OED intitulC NOTES EN F I N D'OUVRAGE Investing in Health: Development Effective- Rwanda et la Zambie ont dCmontrt peu de ness in the Health, Nutrition, and Population changement dans le nombre d'ttalons atteints Sector (OED 1 9 9 9 ~ )Le . rapport demandait (Banquemondiale 2003h). une meilleure analyse institutionnelle et plus 12. La Banque est un membre fondateur de de rtalisme lors de la formulation des la Programme d'examen des dtpenses objectifs institutionnels. Bien que l'impact de publiques et d'tvaluation de la responsabilitt tous les projets de santt en Afrique sur le financikre (PEFA)et abrite son secrttariat. Le dtveloppement institutionnel ait dtpasst le cadre de mesure de la performance PEFA taux de 1,4 % (satisfaisant)en 1995-99, il est comprend six objectifs que la DFP devrait demeurt 41,4 % seulement pour la ptriode aborder et un jeu de 30 indicateurs pour 2000-04. tvaluer la performance sur la base de ces 7. Au Btnin par exemple, la Banque a objectifs, ainsi que des critkres de hitrarchisa- appuyC la crtation d'une agence autonome tion des performances. d'approvisionnement en mtdicaments, qui 13. Voir 1'Annexe A et le compte rendu de recrute du personnel sur une base concurren- l'examen de la litttrature prtparC pour la tielle et avec la participation de la prtsente tvaluation. communautt pour assurer la transparence. 14. Ce point est soulignt dans l'tvaluation Ceci a men6 a une rtduction des effectifs, par 1'OED de deux projets dans le secteur de moins de corruption et une plus grande l'tducation en Ouganda (unProjet d'investisse- disponibilitt nationale de mtdicaments moins ment et un Crtdit a l'ajustement) qui a conclu chers que dans le cadre des anciennes que <) 17. Rbultat d'une Cvaluation exttrieure de l'efficacitt de I'ACBF en renforcement des Awnexe 6 capacitts, mandatCe par le DFID (Diparte- 1. Source : site Web de la FRCA: ment du dtveloppement international, R.-U.) http://www.acbf-pact.org et rapport annuel de a la demande du Conseil des gouverneurs de la la FRCA pour 2003. Fondation et baste sur un examen approfondi 2. Montant des dkcaissements au 31 de huit projets d'appui aux unitts d'analyse dCcembre 2003 : 107 millions de dollars. des politiques 1999-01 (Goldsworthy et 3. Les TAP-NET s'inscrivent dans les six Bennel2001, p. 16). sphtres de compttences de base de la 18. Par exemple, la Brookings Institution, Fondation. Ce sont : l'analyse et la gestion de la une organisation indipendante apolitique, politique Cconomique(EPANET),l'administra- dont le but est d'amiliorer la performance et tion et la gestion des affaires publiques la qualit6 des politiques du gouvernement des (PAMNET),la gestion et la responsabilisation 6.-u.,est en grande partie financte par une financitre (FIMANET),la professionnalisation dotation et le soutien de fondations philan- des opinions du secteur privt et de la socittC thropiques, de sociCtCs et de particuliers. civile (VOICENET), le renforcement de la L'iducation des cadres suptrieurs et les capacitC d'analyse politique des parlements publications sont d'autres sources de revenus. nationaux et des institutions parlementaires De mCme, lYOverseasDevelopment Institute, (PARLIANET),et le renforcement et le suivides un comitt des sages indipendant britannique statistiques nationales (STATNET). Deux vout a l'ttudedes questions humanitaires et autres rCseaux de connaissances (le forum des de dCveloppement international, est un instituts d'tlaboration des politiques africaines organisme caritatif soutenu par des dons (APIF)et le rCseau des dtcideurs de politique provenant de fondations de recherches, Cconomique et financi2re (EFNET) devraient d'organisations internationales, d'organisa- Ctre lancts fin 2004. tions non gouvernementales et d'entreprises. 4. En 2003 par exemple, la FRCA a 19. La part de la Banque dans l'ensemble organis6: (a)un atelier consultatif panafricain des engagements est passCe de 22 % en de quatre jours sur le renforcement des 1991-99 a54 % en 2000-04, pCriode de capacitCs dans l'administration et la fonction fusion du PACT. publique, et (b) un atelier rtgional sur la 20. Bien qu'au niveau institutionnel, 1'IDF mesure et lYamCliorationde la performance de soit financt A travers le mtcanisme d'octroi de la fonction publique, en collaboration avec le dons pour le diveloppement (MDD) de la Centre rtgional africain pour la recherche et la Banque, un financement supplCmentaire a CtC formation (CAFRAD) et le gouvernement assure par d'autres bailleurs de fonds. Les gambien. propositions sont filtries et approuvtes au niveau rCgiona1, sur la base des allocations Awnexe N budgttaires rigionales approuvCes par un 1. Cette requcte Cmane du Forum sur la Service des opCrations et de la politique par mise en ouvre, 2002. BIBLIOGRAPHIE Les documents de reference utilisespour cetteetude sontprecedes d'un asterisque (*). ACBF (AfricanCapacity Building Foundation). 2004h. "Good Practice Guidance Note 2004. 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PUBLICATIONS DE COED Serie ~tudes 2003 Annual Rwiew of Development Effectiveness: The Effectiveness of Bank Support for Policy Reform Agriculmal Extension: The Kenya Experience Assisting Russia's Transition: An Unprecedented Challenge Bangladesh: Progress Through Partnership I Bridging Troubled Waters: Assessing the World Bank Water Resources Strateey Thr CGIAR: An Independent Meca-Evaluationof the Consultative Group on International Agricultural Research Debt Relief for the Poorest: An OED Review of the HIPC Initiaave Developing Towns and Cities: Lessons from Brazil and the Philippines The Drive to Partnership: Aid Coordination and the World Bank Financial Sector Reform: A Review of World Bank Assistance Financing the Global Benefits of Forests: The Bank's GEP Portfolio and the 1991 Forest Strategy and Its Implementation Fiscal Management in Adjustment Lending IDRs Partnership for Poverty Reduction Improving the Lives of the Poor Though Investment in Cities India: The Dairy Revolution Information Infrastrucme: Thc World Bank Group's Experience Investing in Health: Development Effectiveness in the Health, Nutrition, and Population Sector Jordan: SupportingStable Development in a Challenging Region Lesotho: Development in a ChalIengingEnvironment Mainstreaming Gender in World Bank Lending: An Update The Next Ascent: An Evaluation of the Aga Khan Rural Support Program, Palustan Nongovernmental Organizations in World BankSupportrd Projects: A Review Poland Country Assistance Review: Partnership in a Transition Economy Poverty Reduction in the 1990s: An Evaluation of Strategy and Performance Power for Development: A Review of the World Bank Group's Experience with Private Participation in the Electricity Sector Promoting Environmental Sustainabdityin Development 1 Reforming Agricul~e:The World Bank Goes to Market Sharing Knowledge: Innovations and Remaining Challenges Soual Funds: Assessing Effectiveness Uganda: Policy, Participation, People The World Bank's Experience with Post-Conflict Reconstruction 1 The World Bank's Forest Suategy: Sttiking the Right Balance Zambia Country Assistance Review: Turning an Economy Around Serie valuation de cas par pays 1 Bosnia and Herzegovina: Post-Conflict Reconstruction Brazil: Forests in the Balance: Challenges of Conservation with Development Cameroon: Forest Sector Development in a Difficult Political Economy China: From Afforestation to Poverty Alleviation and Nattual Forest Management Costa Rica: Forest Strategy and the Evolution of Land Use El Salvndor:Post-Conflict Reconstruction 1 India: Memating Poverty through Forest Development ~ Indones~a:The Challenges of World Bank Involvement in Forests Uganda: Post-Conflict Reconstruction Compte rendu I Global Public Policies and Programs: Implicanons for Financing and Evaluation 1 Lessons of Fiscal Adjustment Lesson from Urban Transport Evaluating the Gender Impact of World Bank Assistance Evaluation and Development: The Insntutional Dimension (Transaction Publishers) Evaluation and Poverty Reduction Monitoring & Evaluation Capacity Development in Africa Public Sector Performance-The Critical Role of Evaluation ~ditionsmultilingues AEgement de la dette pour les plus pauvres : Examen OED de I'initiativeP M F Appreciation de l'efficaate! du developpement : L'kaluation 1 la Banque mondiale et 1la Sodit&finandere internationale I Determinar la eficacia de ks actividades de desarrollo : La evaluaci6n en el Banco Mundial y la Corporation Financiers International CBte d'Ivoire : Revue de l'aide de la Banque mondiale au pays Filipinas:Crisis y oportunidades 1 Reconstruir a Economia de Moqambique 1