MINISTERE DE L'EAU E-240 Direction générale de l'office de l'eau et de l'assainissement ONEA AEP - OUAGADOUGOU ETUDE D'IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT RESUME NON TECHNIQUE JUIN 1995 , NRCTE3aL BDPA-SCETAGRI MINISTERE DE L'EAU Direction générale de l'office de l'eau et de l'assainissement ONEA AEP- OUAGADOUGOU ETUDE D'IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT RESUME NON TECHNIQUE JUIN 1995 Auteur: suit -BDPA SCETAGRI Signataire: oesde Hase Chef de Projet à nA.CT-=s3L BDPA-SCETAGRI Alimentation en eau de Ouagadougou RrCNUI9E NON TEChN EU Etude d'impact sur l'environnement CHAPITRE 1. INTRODUCTION Le présent 'Résumé non technique' s'inscrit dans le cadre de l'étude d'impact sur l'environnement du projet d'AEP de la ville de OuAGADouGoU. La portée générale de l'étude d'impact sur l'environnement est d'analyser l'influence sur l'environnement du projet d'adduction d'eau potable de OuAGADOUGOU, et de proposer des mesures datténuations pour les dfférents problèmes qui auront été soulevés. Comme il s'agit d'une étude multfacteur et intégrant un grand nombre de paramètres différents, il n'est pas possible de la résumer succinctement De plus l'étude intégre également la problématique du déplacement des populatons. Dans ce résumé, l'Ingénieur-conseil a tenté de reproduire fidèlement l'étude de base, tant en ce qui concerne les résultats des études de terrain que des raisonnements qui ont conduit aux conclusions. CHAPITRE 2. DESCRIPTION DU PROJET 2.1. CONTEXTE DU PROJET Aujourd'hui, la ville de OuAGADouGou est alimentée en eau potable à partir de la retenue de Loumbila, des trois barrages de OuAGADOUGou et des forages situés dans les environs de la ville. Suite à la croissance de la ville, ces sources, qui produisent entre 11 et 14 millions de ni> ne suffisent cependant plus pour répondre aux besoins. En effet, les besoins de OuAGADouGou en l'an 2010, sont évalués entre 42,5 millions de m' par an (hypothèse basse) et 55,3 millions de m' par an (hypothèse haute). 2.2. DESCRIPTION DU PROJET Le projet de base peut étre dvisé en six composantes principales: un barrage sur le Nakambé; une conduite pour amener l'eau vers la ville; * une staton de traitement pour rendre l'eau potable; * une ligne électrique moyenne tension pour alimenter les pompes; * une piste d'accès aux installations; l l'extension du réseau de distribution de l'eau à OUAGADOUGOU. La localisaton des principales composantes du projet est présentée sur la carte 1. Il est important de souligner que l'interprétaton des informations disponibles sur les cartes doit étre faite avec précauton. Ainsi, I'orthographe des noms n'est pas toujours exacte, certaines limites administratives ont changé et les données topographiques reprises sur la carte sont imprécises et leur utilisation peut conduire à une confusion. Chaque composante est décrite ci-,après en tenant compte des informatons les plus récentes, mais certaines caractéristiques du projet sont encore imprécises et pourraient étrm modifiées dans l'avenir. 22.1. LEBARRAGE Le barrage dimensionné pour une cre millénaire, sera en terre avec un noyau central étanche en argile. Il dsposera d'un déversoir de 30m (1), d'une vidange de fond et d'une prise deau. La hauteur maximale du barrage sera de 16,8 m, le déversoir sera lui situé à 11,2 m du point le plus bas. Le haut du barrage aura une largeur de 5,5 m, ce qui permettra de créer une piste d'environ 3,0 m de large. Le barrage sera accessible par une nouvelle piste en terre, reliant Boudtenga au barrage. La piste sera parallèle à la conduite. 1 Sute à la remise de rétude crimpact (version prov"ire) le déveroir sera modiié et aura entre 80 et 100 m. Cette information nétant parvenue que trdivement, elle na pas pu tre intégrée pour tus les aspecs. 1T.ACTE -BDPA SCETAGRI Page 1 Alimentation en eau de Ouagadougou RFSUMÉ3 NON TECUINLOI Etude d'impact sur l'environnement 2.2.2. LE LAC En 1992, afin de satisfaire les besoins estimés, et en fonction des débits de la rivière et de l'évaporation, le volume du lac devait être de 200 millions de m3, dont 150 utilisables, 40 de réserve et 10 servant à la capture des sédiments (tranche morte). En effet, avec 150 millions de en, les besoins estimés pour l'an 2000 sont couverts, tant si c'est une année normale que si c'est la troisième année sèche consécutive. En l'an 2010 par contre, les besoins sont couverts pendant toute l'année en année normale mais si 2010 est une année sèche qui fait suite à deux autres années sèches, l'ensemble des besoins en eau de OUAGADOUGOU ne pourra plus ètre assuré à 100% 2.2.3. LA CONDUITE L'eau pompée dans le barrage sera acheminée vers OuAGADouGou par une puis deux conduites entenées. Elles auront un diamètre de 1.000 mm et une longueur de +t- 46 Km. Le tracé de la conduite sera composé de trois tronçons. Le premier commence au barrage et arrive à la station de traitement en passant par une zone de savane et par quelques zones de culture, mais sans déranger aucune habitation existante. Il est cependant entièrement en zone classée. Le second tronçon part de la station de traitement et arive dans un réservoir à Boudtenga d'un volume de 5.400 m', situé sur une colline, au nord du village. Ce tronçon passera altemaUvement par de la savane arbustive et par des zones de culture. Ce tronçon jouxte un certain nombre d'habitations mais n'en dérange aucune. Le troisième tronçon, part du réseroir, rejoint la route nationale 4 et la suit jusqu'à OUAGADOUGOU. A partir de l'entrée de la ville, la conduite suivra une zone urbanisée, avant d'arrver dans la forêt classée de OuAGAOouGou. Sur cette partie, la conduite traversera deux zones sur lesquelles sont implantées des constructons sauvages (échoppes en brique artisanale avec toit en tôle) dont 45 devront être détruite. Après, la conduite traversera la forét classée de OuAGADOUGou, pour ensuite obliquer vers le Nord-Ouest et traverser la route de Fada. Elle suivra ensuite un canal en traversant une zone de maraîchage avant d'arriver dans la staton de Paspanga. A partir de cette station, l'eau sera cistribuée dans OUAGADOUGOU. Le projet comprend également trois stations de pompage. Une au barrage, une à la staton de traitement et une trosième à la station de Paspanga. Ces statons et les autres installatons seront alimentées en électricité par une nouvelle ligne électrique aérienne de +I- 22 km, qui sera implantée le long des pistes. Un groupe électrogène de secours sera également installé à la station de traitement 2.2.4. LA STATION DE TRAITEMENT ET LE TRAITEMENT La station de traitement sera située à proximité du barrage sur la rive droite du Nakambé, en forét classée de ZIGA. Les différentes opérations de potabilisation qui sont prévues sont une aératon, une préchloration, une coagulation - floculation, une décantaton, une filtraton, une désinfection et une neutralisaton. Ces opérations entraineront la production de certains déchets, comme des boues de décantation, des boues des filtres, des boues chimiques et des déchets industiels et ménagers. Les boues des décanteurs et des filtres seront constituées des produits utilisés et des matères en suspension présentes dans l'eau du lac. La quantté qui sera produite sera fonction de la qualité et de la quantité traitée, et peut atteindre un nmaximum de 4.175 ma par jour en 2010 avec une concentraton en matèmre sèche voisine de 2 à 3 %. Il est prévu d'éliminer ces boues dans le Nakambé par un canai. Les boues chimiques, produites lors de la préparaton des solutions chimiques, seront probablement récoltées dans un conteneur spécial avant d'être évacuées vers une décharge. La production de ces déchets représente 0,5 à 1,5 rmiour. Pour les déchets industriels et ménagers, aucune mesure spécifique d'éliminaton n'est prévue pour l'instant jTgACT~~L -BDPA SCETAGRI Pae 3 Alimentation en eau de Ouagadougou IW-SIJIYMF NON TEC NIE LQUE Etude d'impact sur l'environnement 2.2.5. LA DISTRIBUTION En ce qui concerne l'évolution du nombre de branchements, le projet prévoit de créer 34.200 branchements en l'an 2000 et 51.100 en l'an 2010. Il faudrait également construire de nouveaux châteaux d'eau. 2.3. CONTEXTE JURIDIQUE. LÉGAL ET INSTITUTIONNEL Les principaux textes d'applicaton dans le cadre de ce projet sont les textes portant sur la réorganisation agraire et foncière de 1991. C'est ces textes qui régissent le droit de propriété, l'aménagement du territoire, la ges6on des tees, le régime de l'eau, des forêts, de la faune, des péches, etc. D'autres textes concemant l'eau, l'assainissement, la chasse, la santé et de l'action sociale, l'environnement, la faune etc. ont également été pris en considération. Il existe également un droit coutumier sur les terres. En ce qui concerne ce droit coutumier, les régles 'juridiques simbriquent assez fortement avec le droit commun des Mossis, lui-méme fortement influencé par les mytheset les religions (voir§ 3.2.1.1). C'est le chef des terres qui assure dans le terroir les fonctons religieuses et juridiques. Il est chargé de veiller au respect de l'exploitation foncière suivant les nomnes établies par la société. Comme 'La terre est la source de we, elle nouait les vivants et entoure les morts {proverbe Mossi]; chaque homme a droit à suffisamment de terres pour assurer sa subsistance et celle de sa famille, par son travail. Ce système de redistnbution des terres se fait sous formne de préts. Le droit foncier coutumier ne pemiet pas une appropriation individuelle des terres, car elle est sacrée. ;aTIACTE DSA3PaL a-L- -oensuk -BDPA SCETAGRJ Page 4 Alimentaton en eau de Ouagadougou IÙSIrIeIÉ NON TFCIINIQIUE Etude d'impact sur l'environnement CHAPITRE 3. L'ÉTAT INITIAL DE L'ENVIRONNEMENT 3.1. LE CONTEXTE PHYSIQUE ET BIOLOGIQUE Le Burkina Faso est un pays intertropical de 274.200 km2, à caractère soudano-sahélien nettement marqué et où il pleut relativement peu. Une saison sèche (de 5 à 8 mois) alteme chaque année avec une saison humide (d'avril à octobre ou de juin à septembre). Les précipitations et températures moyennes par mois enregistrées dans la zone du projet sont présentées au tableau 1. Tableau 1: Précipitations et températures moyennes mensuelles Ouagadougou Jan Fév Mar Avr Mai Juin Jui Adot Sep Oct Nov Déc Précipitationenmm. 0.1 0,7 5,5 26,9 76,1 102,4 185.9 219,4 129,9 31,7 1,3 0.6 températuremax. 34 37 40 40 38 35 33 | 31 32 36 37 35 température min. 16 18 22 25 27 30 23 22 22 23 21 16 3.1.1. L'ÉVAPORATION L'évaporaton dans la région est d'environ 2.200 mm par an. Prenant comme hypothèse que l'évaporaton des mois de juillet. aoùt et septembre sera compensée par les précipitations, l'étude technique montre que l'évaporation du lac entrainera, d'une année à l'autre, une variaton de niveau annuelle de 1,4 à 2 mètres. 3.1.2. PHYSIOGRAPHIE DE LA ZONE DU PROJET La zone du projet est caractérisée par un relief peu marqué, ponctué de quelques buttes cuirassées et de quelques collines, distibuées ici et là dans un paysage plat qui s'étend sur les trois quarts du pays. Ce paysage appelé communément 'plateau', est traversé par un réseau hydrographique important, dont la vallée du Nakambé et ses affluents. La vallée du Nakambé est périodiquement inondée et les vallées secondaires sont souvent engorgées en saison des pluies. Des seuils caractérisent ce réseau dont le plus remarquable est situé à la hauteur de Douré. 3.1.3. LA MORPHOPÉDOLOGIE ET LES APTITUDES CULTURALES L'étude d'impact a identifié 13 unités sur l'ensemble de la zone. Leurs caractéristiques, les surfaces qu'elles occupent et leurs utilisation sont résumées ci-après. Les reliefs rocheux (témoins de reliefs anciens) ont des apttudes clturales médiocres à nulles. Certains à tapis herbacé peuvent étre retenus pour l'élevage extensif. Ils couvrent 3.600 ha, soit 4% de la zone étudiée. Les buttes cuirassées (témoins des niveaux cuirassés du sous-sol) peuvent être recuvertes par une mince couverture de gravillons. Les buttes cuirassées sont inaptes aux cultures et marginalement aptes au parcours du bétail. Ils constituent 3,5% (3.000 ha) de la zone. Les alacis cuirassés corepndent à une cuirasse à faible profondeur avec recouvrement de limon et de sable avec gravillons. Ils sont le plus souvent occupés par une mosaTque de cultures et de jachères. Ce glacis représente 20,5% ou 18.060 ha. Les alacis cuirassés démantelés (6.600 ha ou 7,5%) sont inutilisables pour l'agriculture, ils peuvent étre utilisés comme zones de parcours pour le bétail. Les alacis d'céandace (fomnés d'épandages de sable avec des lentilles de gravillons sur argile) sont noyennement aptes aux cultures pluviales mais sont cependant très cultivés. Ils couvrent 25.280 ha, soit 29% de le zone. Les clacis érodés (5,5% de la zone, soit 4.940 ha) qui se différencient de l'unité précédente par la présence de gravillons et par un ravinement, sont aussi très cultivés. Les glacis d'érosion (3.5% de la zone, soit 3.148 ha) s'étndent au pied des buttes cuirassées. Ils ne sont pas wltivés. Ils sont le domaine des savanes et ont de nonbreuses plages de sols dénudès. E1nACTe3EL -BDPA SCETAGRI Page 5 Alimentation en eau de Ouagadougou ÉlÉiIUMIF NON TECIMIQUE Etude d'impact sur l'environnement Les versants décapés des vallées du Nakambé et de ses afluents sont caracténsés par un ruissellement plus ou moins intense qui se traduit par le décapage des sols avec localement un ravinement marqué. Ces versants qui représentent 12.400 ha ou 14% sont en général peu cultivés. Ils sont souvent dénudés avec quelques arbustes. Les versants érodés (3%), caractérisés par un ruissellement intense avec ravinements, sont à protéger contre l'érosion. La plus grande partie est occupée par des cultures et les jachères. Les versants d'érosion (1%) sont caractérisés par un ravinement intense. Très fragiles, ces versants doivent être affectés aux plantatons. Vallée du Nakambé: Cette unité de 3.040 ha soit 3,5%, correspond aux fomiatons inondables du Nakambé. Elle n'est pas cultivée, elle est le domaine de formations ripicoles arborées ou herbeuses. Les vallées secondaires du Nakambéè qui représentent 4,5 de la surface (4 000 ha), vallonnent la zone du projet et sont constituées de sols avec une bonne fertilité. 3.1.4. LA VÉGÉTATION La zone concemée par le projet est incluse dans le domaine Nord-soudanien. 3.1.4.1. La végétation de la zone d'étude La végétation de la zone est caractérisée par la prédominance de formatons végétales ouvertes de type savane dont l'un des traits marquants est le grand développement d'un tapis herbacé à dominance de graminées. Il s'agit plus précisément de savanes arborées à arbustives. Etant très peuplée, cette zone est, intensément exploitée et les formations naturelles ont quasiment disparus. Elles n'ont survécus que dans certaines forêts classées de manière dégradées. Dans la savane, lorsque l'occupation est forte (autour des villages), il n'y a que des terres cultivées et les jachères ont quasimnent disparu. De même, les arbres et buissons sont devenus rares. Si l'occupation est moyenne, cas le plus fréquent, cultures et jachères sont plus ou moins associées et quelques arbres ont été gardés pour des raisons socio-économiques (karité, raisinier, tamarinier, néré, prunier, cade, baobab, etc.). Ce paysage est appelé Parc Agro-Forestier et constitue un système de production tradtionnel très répandu. Enfin, si l'occupation est faible, les parcelles cultvées apparaissent dispersées parmi des formations qti conservent leur caractere de savane. En ce qui concerne la vallée du Nakambé et ses affluents, elles présente un autre paysage qui tranche avec ceux de la savane et du parc agro-forester qu'il traverse. La vallée, régulièrement inondée, est occupée par des formations avec une prédominance d'arbres et d'arbustes, dans les zones les plus marécageuses, des formations herbeuses présentant des arbres et arbustes épars et des zones relawvement dénudées décapées par le ruissellement et les crues. 3.1.4.2. Caractéristiques des unités véaétales de l'occuPaton du sol Pour évaluer l'impact du projet sur l'occupaton du sol, une première grande bcdivision de la zone (87.631 ha) a été opérée afin de dstinguer les sos exploités par l'agriculture (e domaine agro4orestier) et les formatons naturelles exploitées par la producton de bois et l'élevage N TEChNIQUE Etude d'impact sur l'environnement A l'extérieur de la zaka s'étend la cour extéreure, généralement plantée de quelques arbres. Dans cette cour se dresse le grand hangar dont le toit sert au stockage du fourrage. On y trouve aussi les greniers construits en paille qui coniennent les récoltes. Les enclos pour le gros bétail complètent ces diverses dépendances. Ils sont construits en épineux et perches. La zaka en milieu rural correspond le plus souvent à plusieurs unités de producton et d'accumulation. Le chef de zaka assure la mobilisation de la rmain-doeuvre familiale afin de répondre à la satisfaction des besoins de tous ses dépendants. Il a donc la responsabilité des champs collectfs où devront être récoltées les cultures vivrières nécessaires à l'année. A côté des champs collectifs se trouvent des parcelles attribuées à des cadets et épouses. C'est sur leurs parcelles que les dépendants pourront entreprendre les cultures de rente les plus intéressantes du point de vue commercial. La libre utlisation des surplus économiques qu'ils en auront dégagés leur sera accordée pour autant que cette accumulation individuelle ne remette pas en queston les objectifs fondamentaux assurés par le chef de zaka. L'habitat des éleveurs Peuls diffère sensiblement de celui des cultvateurs Mossis. Les cases sont construites en paille et l'habitat est très rarement cemé par une clôture. Les meules sont inexistantes. Les femmes pilent les céréales dans les mortiers. Les foyers de dolo sont inconnus, les Peuls étant musulmans. Groupes sociaux et occupation de l'espace On dstingue trois grands groupes sociaux: Les cultvateurs autochtones Ce sont les descendants des fondateurs du village. A ce Utre, ils exploitent une portion de son terroir. Sont inclus dans le terroir villageois de pein droit et au méme titre que les lignages de cultivateurs ordinaires les lignages des forgerons et ceux des éleveurs Peuls intégrés de longue date à la communauté depuis plusieurs générations (Silmi-Mossis). Les éleveurs Les éleveurs Peuls présents dans la zone y sont arivés il y a plus de 70 ans pour les premiers. Originaires de la chefferie de Barkoundouba, ils ont exploité les savanes et les zones foresières des bords du Nakafté à une époque où celles-ci étaient vierges de tout occupant Ils reconnaissent la proprété éminente des autochtones sur ces terres et participent régulièrement aux sacrifices de la communauté fondatrice. Ces éleveurs sont tous des agro-pasteurs: ils cultvent de faibles superficies qui n'assurent que partellement la couverture de leurs besoins céréaliers. Ils sont fréquemment les gardiens des troupeaux des cultivateurs Mossis avec lesquels ils ont conclu des contrats de fumure. On trouve de petits groupes d'éleveurs dans la quasi totalité des villages de la zone d'étude. Les éleveurs transhumants qti descendent des régions sahéliennes sont en nomrbre très faible et ne restent que quelqes jours rarement quelques semaines dans la région du fleuve. Les cultivateurs micrants On trouve deux catégories de cultivateurs migrants dans la zone: Ceux qui bien que n'étant pas originaires du village sont nés dans les vilages voisins de la mérmn attrse foncière. Ils partagent par conséquent des ancêtres fondateurs communs qui justfient un statut pariculier. Bien que ne dsposant pas de terres au titre du lignage de la communauté villageoise d'accueil, ils juissent cependant d'un droit reconnu d'installation dans les brousses de ceux-ci. La seconde catégorie est celle des cultivateurs migrants nés dans des villages éloignés. 32.2. LE CADRE ÉCONOMIQUE La majorité de la population de la zone du projet vit de l'agriculture dans le cadre d'unités de production familiales de relativement pette taille, engagées essentiellement dans la producton vivrière de céréales. Les conditons agrodimaUques et pédologiques difficiles et le caractère extensif de la mise en valeur limitent l'ampleur de cette producton. 1T| AC1 L ai" -BDPA SCETAGRI Page 15 Alimentation en eau de Ouagadougou RÉSUnIÉ NON Ti'CIIN lOIlE Etude d'impact sur l'environnement 3.2.2.1. L'agriculture Comme déjà signalé, l'espace agricole se présente selon deux aspects, les zones de cultures quasiment exclusives répartes autour de certains villages et les zones de cultures et jachères sous parc arboré. Cette structure résulte de la pratique dun système de culture itinérante : traditonnellement, après quelques années consécutives d'exploitation (4 à 6 ans), la parcelle épuisée était laissée en jachère pendant une période plus ou moins longue (10 à 20 ans) . Maintenant on assiste cependant de plus en plus à une réduction de la durée des jachères, sans que la décroissance de fertilité du sol soit suffisamment compensée. Le parc arboré est lié au système traditionnel d'utlisation des terres car les arbres procurent de nombreux produits utiles pour l'économie familiale et parfois susceptibles de foumir des revenus monétaires: feuilles, fruits, graines consttuant des nutriments de valeur, des fourrages de qualité notamment pour la période de soudure, bois de feu et de service, matériaux utilisés par l'artisanat Lagriculture est traditionnellement orientée vers une agriculture de subsistance dominée par la production céréalière. Pett mil et sorghos se partagent la plus grande part des surfaces xprès de 90 %). Les autres cultures sont le sorgho rouge (pour la fabricaton de la bière locale), le mais (aux abords des habitabons), le niébé (en associaton avec le mil ou le sorgho), le voandzou ou pois de terre, l'arachide (principale culture de rente pour la région), le coton (très peu représenté), le riz (au niveau du périmètre irrigué de la retenue de Sonrogo). Autour des habitations on peut également relever de très pettes surfaces de gombo, d'oseille de Guinée, de dah ou kenaf, de piment, de sésame et de patate douce. 3.2.2.2. L'élevage Les Mossis pratiquent l'élevage comme activité secondaire. Le troupeau est peu important et composé surtout de noutons et de chèvres. Il y a aussi des animaux de trait (bovins, ânes), des vaches laitères, parfois des bovins à l'embouche, du porc et des volailles. Pour l'agrictuteur, l'élevage consttue cependant la ressource financière la plus importante. Il permet de faire face à des dépenses imprévues ou exceptionnelles. Il améliore l'alimentaton familiale par la production laitière et la viande et contibue au mainten de la fertilité des terres de cultures à défaut de jachères. L'élevage agropastoral ou semi-sédentaire, est pratqué par des éleveurs Pouls sédentarisés dont les familles habitent des villages pemnanents, les canipements n'étant plus que très saisonniers ou la résidence sommaire des bergers. L'élevage est basé sur une exploitation extensive des ressources naturelles (pâturages) sans grand recours aux sous-produits agricoles. Sur la zone concemée par la retenue, il existe trois entités de sédentarisation des Peuls: à Barkoundouba, à Ziga et à Mockin. 3.2.2.3. Activités comPlémentaires et utilisation des ressources naturelles La péche La péche joue un rôle important dans la région car elle représente un appoint alimentaire précieux pour l'ensemble des habitants des villages et foumit des revenus élevés aux familles de pécheurs. On comPte dans la zone de la future retenue quelques 400 à 800 riverains pratiquant la péche. Deux type de pêche sont pratiqués, la pêche dans las *mares et la pèche artisanale pratiquée dans le fleuve pendant la saison des pluies. Une péche *moderne est également pratiquée au moyen de filets maillants lorsque la courant est faible (voir photo). La pêche induit également une importante activité de fumage, assurée par les femmes de pécheurs. La chasse La zone n'est pas très riche en faune, et les chasseurs professionnels parcourent de longues distances qui les amènent souvent en dehors de la zone vers les collines situées bien au nord. Le piégeage, plus opportuniste, est pratiqué à l'occasion par les cultivateurs dans la périphérie de leurs champs. L'artsanat et le commerce Le tissage est avec la vannerie les deux activités artsanales traditionnelles des chefs de famille âgés mais ces activités rapporte peu. 20% des chefs de famille devant étre déplacés les ont mentionnées. cogukaX -BDPA SCETAGRI Page 16 Alimentabon en eau de Ouagadougou IWsUn IÉNON T§;:CINI'lQlUE Etude d'impact sur l'environnement Les activités artisanales concement encore les cordonniers, forgerons, tailleurs, apiculteurs et les bouchers ceux- ci étant exclusivement des Peuls. L'ensemble de ces activités étant pratiquées par 15% des enquêtés. L§artisanat de service est rare ( maçons, réparateurs divers, petits mécaniciens, etc.) et est surtout pratiquée par les jeunes chefs de famille et les célibataires. En denier il faut mentionner dans la zone d'étude les activités des charbonniers pour la plupart opérant clandestinement C'est une actvité des jeunes. En ce qui conceme les femmes, leur principale activité artisanale consiste en la transformaton et la vente de produits alimentaires (le dolo (bière de mil), la préparation de galeftes, de plats préparés, le fumage du poisson). qui représente des sources importantes de revenus pour la plupart des femmes. Une autre grande activité des femmes des villages de la rive gauche du Nakambé est la vente du gombo séché, qui est devenue la première culture de rente féminine de la région d'Absouya. 3.2.2.4. Budgets villageois Culivateurs Une enquête sur un échantillon raisonné a peemis de préciser les grandes caractéristiques budgétaires des villageois de la zone. Les revenus monétaires annuels moyens s'élèvent à 127.000 FCFA pour les chefs de zaka, 63.000 FCFA pour les épouses et 135.000 FCFA pour les cadets. L'analyse des budgets a permis de trer les enseignements suivants: * En ce qui concerne les hommes, les niveaux moyens des revenus observés sont faibles et, proviennent pour l'essentel de sources extra-agricoles. * L'importance de la production agricole dans les revenus des épouses montre la nécessité de les conforter et de les appuyer dans leur statut de productrices. * Il existe comme toujours en milieu rural de fortes cifférences de revenus entre cultivateurs. * Le bétail joue dans un rôle capital dans les stratégies de sécurisaton de toutes les exploitations. En ce qui concere la capacité du chef de zaka à couvrir les besoins alimentaires céréaliers de base de l'unité familiale, d'une manière générale les cultvateurs de la zone sont considérés comme étant de ce point de vue aà l'aise". Il existe néanmoins un certain pourcentage d'exploittions vulnérables. Dans notre échantillon, 30% des chefs de zaka ont déclaré devoir acheter régulièrement des céréales, 20% sont juste autosuffisantes. On soulignera qu'au niveau de la zone, la péche représente pour les exploitations l'une des grandes sources de différenciaton. C'est particulièrement net pour les habitants de Gandogo. Eleveurs La très forte valorisation du bétail suite à la dévaluation a entreiné une réelle augmentation des revenus des éleveurs. Les éleveurs tirent également des revenus de différentes activités telles que bouchers sur les marchés, contrats de fumure avec les cultivateurs, garciennage des bovins. Les cultures praiquées par les éleveurs de la zone ne suffisent jamais à la couverture des besoins alimentaires du groupe familial. Les achats de céréales représentent un poste très important des dépenses. Les soins vétérinaires et les compléments d'alimentation fourragère pour le bétail représentent un autre grand poste de dépenses. Les revenus des femmes proviennent de la vente du lit, du beurre et du savon une partie de l'année. 3.2.3. LA SANTÉ DANS LA ZONE 3.2.3.1. Les infrastructures sanitaires La population des villages concernés par la construction du barrage de Ziga fréquente essentiellement les infrastructures sanitaires de la proince de l'Oubritenga. Les malades se dirigent vers le centre le plus proche où le plus accesible. Les Centres de Santé et de la Protecton Sociale concernés sont, Absouya, Sawana, Goughin (dispensaire seulement), Bissiga, Nagreongo, Bilogotenga, et Noungou. jTZACT~EL -BDPA SCETAGRI Pag 17 Aimentabon en eau de Ouagadougou ]ESUMIE NON TECUI IN IJE Etude d'impact sur l'environnement La référence des centres de la Province de l'Oubritenga est généralement le Centre Médical de Ziniaré sauf pour les cas chirurgicaux qui sont transférés à OUAGADOUGOU. La construction d'un bloc chirurgical et d'une hospitalisaUion de chirurgie à Ziniaré est prévue pour 1995 -1996. Chaque Centre de Santé supervise un réseau d'Agent de Santé Communautaire et dAccoucheuse Villageoise. Les actvités de vaccination se font à la fois dans les structures sanitaires tout au long de l'année et par une stratégie avancée durant la saison séche. La zone de couverture des Centres de Santé et des dispensaires a été étudiée en prenant un rayon de quatre kilomètres autour de chaque structure correspondant au déplacement des patients venant à pied, et un rayon de huit kilomètres correspondant au déplacement des patients disposant d'une mobylette. Il apparaît ainsi que la majorité de la zone est couverte par les structures sanitaires avec comme seule zone d'ombre le village de Mocrkin. 32.3.2. Profil éDidémiolonipue Le profil épidérmiologique de la populaton de la zone du futur lac correspond au profil type des zones tropicales et subtropicales. Les maladies infectieuses et parasitaires représentent la première cause de morbidité et de mortalité spécifique. La mainutrition infantile est fréquente et semble due autant à des habitudes nutrtives inadéquates qu'à un manque de ressources. Les maladies à transmission par l'eau de boisson L'ensemble des cas enregistrés pour ce type de maladie représente en moyenne 16 % des nouveaux cas avec des extrémes se situant entre 3,5 % (Nagreongo. juillet 1994) et 34,9 % (Bissiga, novembre 1993). Aucun cas de choléra n'a été enregistré par les cinq structures sanitaires. Les centres de Bissiga et de Nagreongo ont identifié spécifiquement les cas de fièvre typho7de et paratyphoide. Bissiga a enregistré 4 cas entre octobre 1993 et septembre 1994 et Nagreongo a enregistré 15 cas. Vu le manque de moyens techniques permettant un diagnosUc sùr au niveau de ces centres, ces chiffres doivent étre considérés avec prudence. En ce qui concerne la dracunculose, une enquéte nationale réalisée en 1990 détermine que les provinces les plus touchées sont celles de l'Oubitengaa du Sanmatenga, du Namentenga, du Yatenga et du Ganzourgou. La zone où sera implanté le barrage est donc partculièrement concemée par cette maladie. En 1993, 109 nouveaux cas ont été enregistrés dans la zone et 63 pour les 9 premiers mois de 1994. Un programme national de lutte est mis en place. L'ascaridcose est une parasitose due à un ver rond pour laquelle une associaton avec l'utilisaton drune eau non traitée avait été suggérée. Cette maladie est citée par le personnel des structures sanitaires de la zone du barrage comme une des parasitoses fréquentes mais cette asserton est difficile à prouver car toutes les parasitoses par vers sont enregisbres ensembles. Maladies transmises par l'eau autrement que par Ingestion ) Entre Octobre 1993 et septembre 1994, 60 cas de bilharziose urinaire ont été enregistrés dans la zone du barrage et la présence des mollusques a été rapportée dans la zone du futur barrage de Ziga. Bien que moins fréquente ou moins bien diagnostquée que la fomie urinaire, la bilharziose intestinale est également présente dans la zone du barrage de Ziga. Cependant aucun des centres de santé n'a enregistré de cas entre octobre 1993 et septembre 1994, suite à la quasi impossibilité de poser, dans les cntres de santé, un diagnostic qui demande un examen micoscopique. Maladies liées à reau par rintluence sur le vecteur ou l'hôte intermédiaire Le paludisme: le paludisme est connu de longue date dans le pays Mossi. Commne souvent, le nombre de cas recensé en 1993-1994 (1281) est sans doute surestnié. En effet, une fièvre inexpliquée accompagnée de maux de tête où de courbatures est très souvent éUquetée 'malaria'. Les simulies pouvant transmettre l'onchomrse ou la Cécité des Rivières, sont cependant présentes dans la région de l'étude. Elles ne semblent ependant pas être infectées puisque aucun cas dconchoceroose n'a été enregistré par les structures sanitaires de la zone. Aucun cas de bancroftose ou filariose lynphatique n'a été enregistré. iTRACT~3~ -BDPA SCETAGRI Page 18 Alimentation en eau de Ouagadougou RÉEdUIE NON TF£CINI(QtUE Etude d'impact sur l'environnement Autres pathologies Les autres pathologies courantes sont les infections respiratoires aigués, les infectons O.RL., la méningite et les autres maladies infectieuses. En 1993, pour 15.894 examens sur les enfants de moins de trois mois, 1.577 soit 9,9 % ont un retard pondéral significatif et 81, soit 0,5 % ont dû être pris en charge pour une réhabilitation nutritionnelle urgente. Cependant le personnel de santé s'accorde à dire qu'il s'agit plutôt de malnutritions modérées que de malnutritions sévères. 32.4. LA SANTÉ A OUAGADOUGOU La ville de OUAGADOUGOU est la principale bénéficiaire du projet puisque la mise à la disposition de la population d'une quantité suffisante d'eau de qualité est l'objectif du projet. Les maladies à transmission par l'eau de boisson Une analyse statistique démontre que l'hypothèse d'une différence de fréquence des maladies diarrhéiques en fonction de l'origine principale de l'eau potable peut-être retenue. Les maladies diarrhéiques sont significativement moins nombreuses lorsque les populations ont accés à de l'eau traitée par t'ONEA. Le choléra : aucun cas n'a été enregistré dans les zones étudiées de la ville de OuAGADOUGOU. Les fièvres typholdes et paratyphoides: les cas de fièvre typhoïde sont très rares, la majorité des cas sont des paratyphdides mais les cas de ces maladies sont peu nombreux. La dracunculose : le nombre de cas de ver de Guinée est également très faible par rapport au nombre de cas dans la région du barrage. Il s'agit le plus souvent de malades récemment arrivés à OUAGADOUGOU ou de personnes venues trouver refuge auprès d'un membre de la famille durant le traitement de la maladie. L'ascaridiose: les données ne sont pas suffisamment détaillées pour connattre la proportion exacte des ascaridioses. Cependant cette parasitose est citée comme très fréquente par le personnel des structures sanitaires. Les maladies transmises par l'eau sans ingestion La bilharziose urinaire: la bilharziose urinaire représente entre 0,10 et 0,30 % des nouveaux cas de malade enregistrés. La maladie atteint surtout les enfants et on peut penser qu'elle est liée à une utlisation ludiqùe de certains points d'eau dans la ville ou à proximité directe. Par contre la bilharziose intestnale est très rare. Les maladies liées à l'eau par rinfluence sur un vecteur intermédiaire La malaria représente la première cause de morbidité enregistrée à OUAGADOUGO4U. Une application du test statistique montre des différences significatives entre les zones. Les différences ne sont pas liées à l'accès à l'eau potable mais aux conditions de vie et dhabitat (évacuation des eaux usées et des déchets notamment) qui existent dans les quartiers plus périphériques de OUAGADOUGOU. La trypanosomiase: aucun cas de trypanosomiase n'a été enregistré. L'onchocercose: aucun cas n'a été enregistré. La bancroftose: il n' a pas eu de notification de cas de bancroftose en 1993. Les autres pathologies Les malaclies les plus fréquentes en dehors de la malaria et des troubles intestinaux sont les infectons respiratoires, les infectons O.RL et les autres maladies infecUeuses. La tuberculose reste un problènme de santé publique important de même que les maladies sexuellement transmissibles. La mnalnutriton infantle est également présente. 32.5. LENSEIGNEMENT Le taux de scolarisation dans la zone du projet semble, d'après les informations récoltées, légèrement inférieur à la moyenne nationale. Certains enfants doivent parcourir quotidiennement des kilomètres pour rejoindre leur classe. -BDPA SCETAGRI Page 19 Alimentation en eau de Ouagadougou BISUNIÉ non TÉCInQUE Etude d'impact sur l'environnement 3.2.6. LES VOIES DE COMMUNICATIONS La zone du projet est bordée par la route bitumée, Ouagadougou-Kaya et par la route bitumée (N4), reliant la capitale à Zorgho, Koupéla et Fada N'Gourma. La principale route à l'intérieur de la zone est la route en terre qui relie Ziniaré à Sawana. Cette route est parfois impratUcable en saison des pluies. Cette route conUnue jusqu'à la Nakambé où elle est interrompue pour reprendre aprés, vers Absouya et Tampaogo (voir photo). Une autre route en terre part de Ziniaré et va vers Boutenga en passant par Laongo. C'est cette route qui sera suivie par la ligne de haute tension. Plusieurs pistes, souvent impraticables en saison des pluies par un véhicule, relient les villages entre eux Il existe égalemnent une piste entre la N4 - Sonrogo - la Nakambé - Mockin. Le fleuve Nakanbé constitue cependant une barnére infranchissable en période de crue. Des pirogues permettent le franchissement du fleuve en saison des pluies à hauteur de Douré, d'Absouya (voir photo) et de Nioniogo. jÉTR CTe3EL -BDPA SCETAGRI Page 20 Alimentation en eau de Ouagadougou RESLUME NON TECIINIQOUE Etude d'impact sur l'environnement CHAPITRE 4. LES IMPACTS DU PROJET Dans ce chapitre, les effets du projet AEP - OuAGADouGou sont identifiés et analysés. La méthode choisie est une approche où l'effet de chaque action sur l'environnement est évalué en fonction de son degré d'incidence et de son importance significative pour l'environnement Dans l'appréciaton des incidences, il est tenu compte de cinq critères qui sont la qualité de l'effet, l'importance, la probabilité d'occurrence, la durée de l'effet et le délai d'appariton. La qualificaton et le symbolisme utilisés pour chaque critère sont donnés dàns le tableau 4 ci-dessous. Tableau 4: Critères d'appréciation des impacts, qualification et symbolisme Qualté de !effet Bénéfique Dommageable x Envisageabe mais dfficile à quantifier sans étude aprofonde Importance mi mineur mo moyen Ma Majeur Probabiié doccurrence c certain p pobable i impbable n non connu Durée de reffet T Temporaire D Durabe mais non permanent P Permanent Délais dappartion l Immédat c âà Court terme = M à Moyen terme _______________________ L à Long terme Dans un certain nombre de cas, le Consultant a utilisé le symbole PF s1I n'y a pas d'effet ou si les effets sont plis en considératon ailleurs, et le symbole PM (pour mémoire) si les effets sont sans objet 4.1. LES IMPACTS DE LA CONSTRUCTION ET DE LA PRÉSENCE DU LAC L'effet de chaque action sur chaque facteur est présenté dans la matrie page suivante. Chaque effet a été explicité dans l'étude dimpact et sera résumé ci-après par facteur du milieu. 4.1.1. LA MATRJCE D'EFFETS B1OTIQUE ET ABIOTIQUE 4.1.1.1. L'imDact sur le climat, microclimat et la aualité de l'air L'inpact sur le climnat, microcimat et la qualité de l'air sera globalement négatf mais rineur. L'effet urable sera principalement la modification du microclimat en aval du barrage suite au changement du régime de la rivière et la modfication du microclimat suite à l'évolution du couvert végétal, et la présence dune grande étendue d'eau. 4.1.1.2. L'imoact sur le soi t'effet sur le sd sera Négatif, Majeur, certain, Permanent et à Moyen terme. En effet, en deho des Incidences mineures o modéées signalées dans la matrice, la construction de la route, le mamnage et le déplacement des populations vont entraner des imnpacts Majeurs sur le sol. La route détruira les sols sur la totalité de son emprise, le déplacement des populations va entraîner une durée de rotation des cultures plus courte, entratnant elle-néme un appauvrissement des sols, leur dégradation et leur érosion, et dans la zone de mamage Il y aura un appauvrissement et une érosion des sois. La mise en valeur des terres autour de la retenue du barrage à des fins de maracdhage aura, par contre, un effet positif sur le sol et surtout sur sa structure, suite aux travaux culturaux qui y seront pratiqués. -BDPA SCETAGRI Page 21 _ Mlll lB t T b el iLu t Id UilsaW.iUII UU ud fduIW et uIV I4 iuutW ,1 I eIivîni i inement nysicue e! DioioWi . a LES ACTIONS IMPORTANTES i B INSTALLATION DES CHANTERS * m e O I PM 1 Md 0 D I - d Rd e t I . 4 t T Rd p Y I * m CONStRUCTION DES ROUTES .....s 1 f D I|||*m e P I |r * m p * Rd . r P I * mt P I of mt p r prI Ô = L ~~~~~DERVATION DES EAUX .f 4 1 1 1 . Rd *) 1 Rd à _ _+||| | _ t 1 .m _1 t 1 | , oe BARRAGE PROVISOlE DEEOISEMENT- DEFRICIIEMENT *id p I * N e T i * e T + m T C Ma a T C x P O t) CARRIERESSALART1ERES . Rd _ t I RIOd T 1 T I . CONSTRUCTION DU BARRAGE me _a P* p P_L o CHANTER DELA STATIONDE TRAfTEMEMII Me. PI Rd.Ty I? PRESENCE DE MAIN O'OEUWRE TEMPORANE . y _ _ * 1 m T 1 y t m 4 T C r * 1 C x DEP.ACEMENTDES POPULATIONS n t a .u P xlI O D x Px x x LPRtESENCEDE LAROUtE ru a * r _x nd . p, |1 Rd D I | *Rd p D I Rd mt o D Md O m 1 O -- _FESENŒUEOBARRAGE * r p Ol 11 x rtx O 11 i t P t Ia . Pz i mR 1 . me* P C D . r - r t m * ni p D C| Rd p D I * nm p D C x * m l P C z E CE LA RETENU! 8 O M 4 . M o t P C | *__ _ _o P C . _ _P C * ma a P. C op DC mp CI wL n. PRESENCE DE LA RETENUE 1 e _ _ _ _ __M PRESNCET ONCT&IONNE=MENT NDE LA moNe P 11d - O me _1 0 ABREUVIEMENT DES TROUPEAUX i w LOSI - _ .U.. _ ARROSAGE .MARICHIAGE f moec D M w Me c D L Ma a P M o I ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~Me a c dm eîBi Einitque 12) kloe.1 ni :mmi 113) £i * e :cuin O (4)ulo d*reff*I T I mparair 0 m'h9 3 9 2 - Anne Sèche Débit annuel en Mio rM 78 O 78 O Nombre de mois ave un dfbit > O m'i 9 O 0 9 O Il apparatt donc qu'en année normale, le débit qui passera en aval du barrage sera réduit de moité si les besoins de OUAGADOUGOU sont de 26 Mio mrean et que le débit (réduit) ne s'écoulera que pendant trois mois. En année séche, la Nakambé en aval du-barrage restera à sec toute l'année. L'effet sur l'eau de surface sera donc considéré comme Majeur, certain et pemianent dans le cadre de ce proet 6CT-c3r L - i; a t.-BDPA SCETAGRI Page 231 Alimentation en eau de Ouagadougou B%UI%N1E NON TECIINLQUE Etude d'impact sur l'environnement Conséquences en aval en cas d'une éventuelle rupture du barrage Dans la conception de 1992, une rupture du barrage de ZJGA est concevable notamment dans le cas où le déversoir s'avérerait sous-dimensionné, ou bien par le développement de phénomènes d'érosion inteme. En considérant la retenue pleine au début de l'effondrement une onde de crue se déplacera en aval du site du barrage avec un débit maximum juste d'une valeur proche de 5.000 ma/s. Lors de son déplacement en aval, fonde de crue subira un amorEssement et le pic atteindrait le pont de la route nationale environ 3 heures et demi après le début de la rupture. A oet endroit, la route agira vraisemblablement comme ouvrage de rétention. Même si la rvière déverse sur la route, I'ouvrage - sil résiste - aidera à diminuer rimpact en aval. Les terrains suseptibles de subir les conséquences du passage de ronde de crue sont oeux situés au-dessous de la cote 262 au barrage et sous la cote 259 à la hauteur de la route. Les mesures à prendre passent par un dimensionnement adéquat du déversoir, par une spécification correcte des travaux et un contrôle strict lrs de la conruction. Additionnellement il est essentiel de prévoir des disposiefs d'auscultaion de louvrage et un programme de contrle tout le lng de la vie du barrage. Il est également important de prévoir et de maintenir en bon état les voies d'accès aux différentes parties de l'ouvrage. Il est également recommandé de prévoir des actions d'information et de formation des personnes résidant dans la zone inondable. Cependant, compte tenu que la plupart de ces terrains font partie des zones de forêt classée, le nombre d'habitants concerés par ce genre de mesures reste très limié. Influence du barrage de ZIGA sur l'aménagement de Bagré Les caractéristiques du barrage de ZIGA n'étant pas encore définitvement afrrtées à ceffe date, la présente analyse se base sur les valeurs admises en décembre 1994 et la possible modification de barrages (p.e. Kanazoé), à ramont de ZGA n'a pas été prise en compte. Sur la base des valeurs moyennes, il résulte que les apports à Bagré en provenance du bassin en amont de Z!GA peuvent être évalués à environ 25%4 de rapport total à Bagré, mais Ziga ne doit pas interrompre complètement le débit En raisonnant sur la base des valeurs moyennes annuelles, on peut estimer que la réduction dans les apports à Bagré sera compensée, en premier lieu, par une réduction des volumes déversés par le barrage de Bagré. Si la réduction des apports est supéreure aux volumes déversés par Bagré, toute différence additionnelle sera au défiment des utilisaions prévues à Bagré. Le calcul montre que la réduction en pour-cent du volume utile à Bagré passe de 2% en 1994 à 4.5 % en 201. Les valeurs de réduction du volume utile peuvent apparaître comme relativement mineures. Cependant Il convient de souligner que le calcul a été effectué sur la base des valeurs moyennes annuelles. Or, r'analyse du régime de la Nakambé montre de fortes variations interannuelles. En définitive, ranalyse globale de rineraction entre ZIGA et Bagré, sur la base des valeurs moyennes annuelles estimées pour les deux aménagements, montre que le barrage de ZIGA - dans se conception actuelle - a une influence relativement mineure mais non négligeable sur rexploitation de Bagré. 4.1.1.5. Limnact sur la végétation Cinq actions auront un effet négatf Majeur: le déboisement, le délacemen de la population, le rençlissage de la retenue, l'abreuvement des troupeaux et le mnarachage. Le déboisement Le projet prévoit le déboisement de lerrpnse de la retenue normale jusqu'à la cote 265 m , soit une superficie de 4.708 ha. Sous la cote 262, zone du plan creau considéré comme permanent. toute végétaton sera coupée à l'exception des atbres ou bosquets qui seraient frappés d'interdits traditonnels. Les produits cornmercialisables seront évacués et les résidus bûlés. Toute la végéta0on présente va dsparatre complètement sur 2.227 ha Entre les cotes 262 m et 265 m, seuls les bois commercialisables seront coupés et valonsés. Tout le reste sera conservé sur pied. Au niveau du domaine agro-forestier, les cultures présentes ne seront guère affectées par le déboisement pour autant que l'abattage du parc arboré ait lieu àvant les semis et après les récoltes. jSTR -B~-BDPA SCETAGRI Page24 Alimentation en eau de Ouagadougou IIUNIÉNO-NTECIINIQUE Etude d'impact sur l'environnement Le déplacement des populations (contrôle et non contrôlé) Les déplacements des populations vont entrainer de nouveaux défrichements pour l'installation des cultures. De plus, la contrainte de dsponibilité va encore accentuer la réduction des temps de jachère et donc les possibilités de restauration de certains arbres et arbustes amenant à la longue une régression définitive. L'impact pourra étre modéré si l'agriculteur applique des techniques agro-forestières. Le remplissage de la retenue Le remplissage de la retenue va transformer la vallée périodiquement inondable du Nakambé en un lac d'envir6n 36 km de long et 5.900 ha de superficie (cote de référence 266 m). Globalement, rimpact du remplissage va se traduire par la disparition: * de prés de 3.900 ha de domaine sylvo-pastoral intéressant par la biodiversité qu'il représente, notamment par la présence des formations ripicoles. Ce sont environ 83 % des formations ripicoles présentes le long dun tronçon de la vallée du Nakambé, y compris les vallées secondaires, qui vont être affectés. • de 2.000 ha de domaine agro-forestier, donc de zones de cultures qui devront être abandonnées et de jachères, avec parc arboré . Abreuvement des troupeaux L'attrait d'un point d'eau permanent entrainera une concentration importante d'animaux dans la région, animaux qui exerceront une pression importante sur l'ensemble des ressources végétales de la région. De plus la compétiton qui s'instaurera entre agficulture et élevage entratnera également une augmentation des prélèvements afin de protéger les cultures; il est donc évident que l'effet sera dommageable et qulI peut étre qualifié de Majeur. Le maraîchage L'usage des zones occasionnellement inondées, risque d'entrainer de nouveaux défrichements si des mesures de protecton des berges ne sont pas respectées. De même, 'utilisation du sol à des fins de maralchage entinera une raréfaction des zones de végétaton naturelle autour du plan d'eau. De plus, afin de protéger les pareles, les agriculteurs récolteront chaque année des quantités importantes de perches etlou de branches pour clôturer les cultures. 4.1.1.6. Impact du proiet sur la flore rare ou Particulière Les forêts classées de Bissiga et de Nakambé, situées à l'amont de la retenue, ne seront pas affectées par le projet et consUtuent avec leurs formations savanicoles de plateau et leurs fomations ripicoles de la vallée du Nakamnb, une réserve floristique très intéressante pour la zone. 4.1.1.7. Impact du proiet sur la microfiore et la flore aouatique La réalisation du barrage va transformer un cours d'eau à écoulement temporaire en une masse d'eau perma te, caractérisée par un plan d'eau fluctuant qui induit une importante zone inondable. Cette situation va nécessairement favoriser le développement dune flore aquatque. 4.1.1.8. Llmpact sur la faune Suite au déboisement, les espèces animales seront atteintes de façons très différentes selon leur taille et leur mobilité. Les mammifères et les oiseaux ont dans l'ensemble l capacité de fuir assez rapidement, ce qui limite la mortalité immédiate et ramène l'impact à une transformation de l'habitat. Les pettes espèces - et particulièrement les reptles et les batraciens - seront beaucoup plus touchées (forte mortalité), de même que les invertébrés. A moyen temie, par contre, et sur l'ensemble des peuplements, l'effet du remplissage et de la présence de la retenue, devrait être plus sensible puisque des milliers d'hectares de savanes, de bas-fonds et de milieux ripicoles auront dsparus, réduisant d'autant le norbre d'individus potentiels des espèces animales associées à ces fomiatons. Pratiquement toutes les espèces actuellement présentes sur la zone seront affectées. a.~CT 3 -BDPA SCETAGRI Page 25 Alimentation en eau de Ouagadougou I SIÉI1: NON TECIPU Q_UE;: Etude d'impact sur l'environnement Un pett nombre d'espèces attirées par les plans d'eau permanents pourraient cependant commencer à utiliser assez rapidement ce nouvel espac: des oiseaux surtout, mais aussi quelques repUiles (tortues, serpents). Quant aux amphibiens (batraciens), ils subiront eux aussi une perte d'habitat importante - bas-fonds et végétation riveraine - mais qui devrait être rapidement compensée par un allongement substantel du linéaire de rivage, et par la permanence des eaux. Des modificatons qualitatves des peuplements accompagneront vraisemblablement cette transformaton. En ce qui conceme les espèces strictement aqua6iques, un impact positif devrait se faire sentir dés la première saison sèche où le barrage sera en eau. Les poissons qui utilisent l'expansion du fleuve en saison des pluies pour leur croissance ou leur reproduction pourront bénéficier à ce stade d'un allongement de ces conditions favorables. La suite de l'évolution du milieu risque d'être plus complexe car les peuplements vont subir des transformations qualitatives. Pour des raisons similaires, la faune des invertébrés aquatiques devrait également commencer à se transfommer assez rapidement Globalement, et vu le nombre d'effets négatifs modérés, l'impact global sera Majeur et négatif pour les mammifères, et positf pour les oiseaux, reptiles et batraciens, poissons et invertébrés aquatiques. Pour les invertébrés terrestres, l'effet sera mineur mais négafif. 4.12. LA MATRICE D'EFFET SOCIO-ÉCONOMIQUE 2. Pompage dans le Bagré OUI L.T. moins dimpact (ci moins (c) moins (c) 3. Barrage dans le Mou-Houm NON supérieur (c) moins (probabbe) moins (p) + 4. Barrage dans le Mazinon (Da_aye NON ? 7 ? 5. Barnage dans le Mazinon (Mobere) NON (2) supérieur (p) moins (p) moins (pl 6. Barrage dans te Nakambé fYilou) NON ? ? ? 7. Barrage dans le Nakambé (ZQ ) OUI Référence Référence Référence Référence 8. Barrage dans le Nakambé (en amont de oui équivalent moins (p) moins (p) _aé) 9. Retenue artificielle - Nakambé OUI moins dimpact (c) moins (c) moins (c) _ 10 Pompages dans ls nappes NON moins dimpact (c) moins 7 (4) 7 11 Pompages dans les petits barages NON moins dimpact (c) moins supérieur + 12 Rehaussement Loumbila NON ? proportionnellement plus supérieur proporionnel. 13 Modftcation barage 1,2 et 3 de Ouaga NON proportionnellement plus supérieur proportionnel. (1) Si le barrage du Sourou fealise des tacun (2) Jute, Salisasant (3) Pertes importantes pour firrigaton (4) Si assèchement des puils de OUAGA, rimpact social sera très important (c) certain fp) proble 'TI comuin -BDPA SCETAGRI Page 42 Alimentaton en eau de Ouagadougou fIunIl NON TEChNIQUE Etude d'impact sur l'environnement Les coûts des mesures d'accompagnement et du manque à gagner en production d'énergie (sur 10 ans), sont loin d'équilibrer les deux solutions puisqu'ils représentent à peine 10% de la différence susmentionnée. Les frais d'exploitation et de maintenance sont systématiquement plus élevés pour la soluton Bagré (les frais de pompage sont environ 3 fois plus importants que dans la solution ZtGA). En conclusion et malgré les avantages indéniables du point de vue de la protection de l'environnement la solution qui consiste à prélever l'eau dans la retenue de Bagré est manifestement beaucoup plus coûteuse que la soluton ZIGA. Ce surcoût important implique une augmentaton des charges qui devront étre assumées par la collectivité, en partculier via la tarification de l'eau à OuAGADOUGou. Les impacts de cette augmentaton supplémentaire sur le projet et sa faisabilité économique et sociale semblent bien supérieurs aux effets négatifs de la soluton ZIGA, d'autant plus que cette demière présente aussi d'autres avantages collatéraux. 5.2. LES MESURES ETIOU VARIANTES MINEURES L'ensemble des mesures que l'ingénieur-conseil propose de prendre afin d'implanter le projet de ZIGA, de manière harmonieuse et les variantes mineures sont présentées ci-après. L'Ingénieur-conseil attire également l'attenton sur le problème des mesures conseillées dans le cadre du plan de recasement des populatons. Certaines mesures ont des objectfs multiples, tant en temie de protection de l'environnement qu'en temie d'optmisaton du plan de recasement En final, un tableau récapitulatf reprend les mesures en indiquant également leurs priorités. 5.2.1. MESURES À PRENDRE DURANT LES ÉTUDES Les mesures à prendre (ou déjà prises) durant les études sont: * Vérification des données concemant la topographie. Suite à la mise en évidence du problme par l'I.C. dès le début de l'étude d'impact, cette analyse a été réalisée en charge des études techniques mais l'adaptation des conclusions n'a pas pu être réalisée pour l'instant. * Choix du volume et donc de la cote définitive du niveau normal du barrage en foncton de la topographie définitive, des nouveaux besoins de OuAGADouGou, et d'une modélisation de l'opération de la retenue sur plusieurs années. * Adaptation du calcul doptimisation du déversoir. Cette remarque ayant déjà été faite dans les rapports préliminaires, il semble d'après les dernières informations obtenues (fax de Lahmeyer Intemational du 26/6l1995) que le nouveau déversoir aura une largeur de 80 ou 100 m. * Réalisaton d'un schéma d'aménagement de la zone conformément aux obligations légales. De plus, suite aux dscussions avec l'ONEA et les principaux bailleurs de fonds concemant le rapport provisoire, il est également recommandé que l'ONEA et le Gouvernement réalisent, sur base de ce rapport. un séminaire- atelier, un 'plan d'atténuation des impacts sur renvironnement" et une enquête ptulique. 5.2.2. MESURES DURANT LA RÉAUSATION DU PROJET L'ensemble des opérations devrait étre supervisé par l'ONEA etUou un Ingénieur-conseil. L'équipe de supervision devra étre informée des problèmes d'enviroment rencontrés et comprendra un ingénieur agrnome ayant une bonne formation en environneent. 5.2.2.1. Mesures destinées à éviter les impacts sur les sols L'obligation de remettre en état le sol après l'exécution des chantiers; séparer la toe végétale et la conserver afin de pouvoir la remettre en place lors de la réhabilitaton du sol. Mesures de protection des berges Sous le niveau du seuil. les mesures efficaces sont limitées et ne peuvent guère étre axées que sur le développerment naturel ou assisté d'une végétation herbacée. Cependant, leur implantation, leur développement. et leur pérennité sont liés à une mise en défens préalable suivi d'une régulation du parcours. E"T@AR T~3L « -BDPA SCETAGRI Page 43 AJimentation en eau de Ouagadougou 1ZÉSUMÉ NON TECHNIQUE Etude d'impact sur l'environnement Juste au-dessus du niveau du seuil, une bande de protection totale d'une largeur minimum de 100 m devra être assuree. Tout couvert végétal existant sera non seulement conservé mais complété ou remplacé en cas de mortalité par des plantations ou semis d'espèces tolérantes à l'inondation. Une étude plus détaillée au moment de la matérialisaton des courbes, devrait permettre d'apprécier l'importance des zones à reboiser. Des mini-pépinières devront étre créées à cette fin. Au-dessus du niveau du seuil du déversoir (zone de mamage exceptionnel) Amener les agriculteurs à cultiver suivant les courbes de niveau; * Etablir des réseaux de cordons de pierres ou digues filtrantes et ies planter de végétaux; Eviter tout nouveau défrichement en zone de savane; * Mettre en protection totale leszones de pente supérieure à 2%. Mesures pour la conduite Variante mineure Pour ne pas traverser le Bois de Boulogne, une modification du tracé est à prendre en considération. Il est possible de faire passer la conduite du côté sud de la route à hauteur du bois de Boulogne. En ce qui conceme les mesures préconisées ci-après, elles sont valables pour les deux alternatives. Baliser les pistes des travaux Déblayer la couche arable sur la largeur de la tranchée plus la bande de circulation et remise en place de la terre après travaux. Assurer une profondeurdu sol de 1 m au-dessus de la conduite. Réalisaton dun rapport de chantier par l'entrepreneur après remise en état. Eviter dabattre ou d'abîmer toute essence ligneuse si ce n'est pas inr3spensable et replanter les buissons lors de la remise en état Entourer d'une ceinture de verdure le réservoir de Boutenga. Limiter la largeur du chantier et imposer la réalisation des travaux avec des peUts engins pour le passage par la forêt de OuAM4DOUGou. Les pistes existantes pourraient également étre replantées pour compenser l'espace perdu. 5.2.2.2. Mesures destinées à atténuer limDact sur les eaux de surface • Prévoir des installations sanitaires pour le personnel du chantier. Mutiplier les possibilités d'écoulement des eaux de pluie sous la route. * Favoriser l'nstallation crune couverture herbacée sur les berges. • Limiter l'exploitation de la zone de marnmage les premières années. U Limiter le pàturage en fonction de la charge acceptable. • Ne permettre la concentration de troupeaux que dans les endroits prévus. Prvoir une gestion anti-érosive des parcelles utilisées en culture de décrue. * Installer une unité destnée à récupérer l'ensemble des huiles usées. * Assurer la rcolte des déchets, leur enlèvement et de leur destrucon. 522.3. Mesures destinées à diminuer les incidences sur la vénétation a Assurer un approvisionnement on bois du chantier. a Ne déboiser que l stict nécessaire - Sous la cote nwtimum d'explotation toute végétation sera coupée à l'excepton des arbres ou bosquets frappés d'interdits tradionnels (bois sacrés). - Entre la cote minimum et une cote quelque peu inférieure à la cote de retenue normale, seuls les bois commnialisables seront coués. - Dégager des couloirs pour le bétail dans les zones les moins sensibles à l'érosion et en accord avec les communautés villageoises usagères. - En amont du barrage, une bande de 1 km de large sera débarrassée de toute végétaton. - Dans les vallées secondaires, aucune coupe ne sera effectuée lorsque l largeur du plan d'eau au niveau de la cote 265 m est inférieure à 200 m. - Préalablement à rouwerture des chantiers, matérialiser les limites sur le terrain. TRACT-E3-=L 3 . ~~~-BDPA SCETAGPI Page 44 Alimentation en eau de Ouagadougou ÉSUNIÉRd NON TFCInQUEX Etude d'impact sur l'environnement • Valoriser les produits de défriche et interdire la carbonisation, • Adopter pour des travaux de déboisement une stratégie de participation en faveur des populations directement affectées par la réalisation de la retenue. • Etablir un réseau de pistes pour l"évacuation des produits. * Aménager des aires de stockage du bois. Le déplacement des populaUons * Réserver lors de la phase de déboisement les besoins en bois des populaton à déplacer. * Durant les séances de sensibilisation, insister sur l'utilité de planter des haies vives. Combiner la création dun périmètre de protecUon, la producton de bois et conserver un espace pour des cultures. * Optimiser le fumage du poisson. - Ne permnettre la construction que de fumoirs économes en combustible. - S'assurer que chaque groupement de fumage puisse s'approvisionner en bois, par une filière officielle. Mesures concemant l'impact de l'abreuvement des troupeaux sur la végétation a Créaton de couloirs cdabreuvement balisés avec une zone tampon entre ce couloir et les zones de cultures afin de réduire les conflits. De plus, les couloirs devront être prévus jusqu'aux zones de pàturages. * Réserver des zones sous la cote 265 aux pâturages et organiser des rotations en mettant en défens certaines zones afin de permettre leur régénératon régulière. 5.2.2.4. Mesures en ce qui conceme la flore aquatique Interdire l'introduction d'espèces nouvelles (acinthes d'eau par exemple) sans réalisation d'étude très détaillée. 5.2.2.5. Mesures pour réduire rimoact sur les communications Un des principaux impacts du projet sera la création d'une barrière physique pemnanente entre la rive droite et la rie gauche. Les mesures possibles pour limiter cet impact sont de différents ordres. * Instaurer un système de bac avec un système de propulsion manuel et un servie gratuit Les coûts dexpoitaton devraient être pris en charge par l'ONEA. • Installer une voie de communication pemianente entre la rive droite et la rive gauche en amont et en aval de la retenue. a Le type de passage en amont de la retenue devra être étudié par l'ONEA quand les choix techniques finaux auront été réalisés. - En ce qui concerne le passage en aval, les recommandations du Consultant sont de combiner la construction d'une passerelle et d'un passage carrossable pour des véhicles lourds en aval du barrage. Cette voie permettra dune part drassurer régulièrement le passage de véhicules entre la rive droite et gauche et d'autre part d'assurer le passage d'engins si des travaux d'entretien sont nécessaires en rive droite. • Réhabilitation et réation de pistes. Etuder la création d'un barrage-pont à Absouya. * Installation d'une phonie entre ABSOUYA et ZINmÉ. • L'installation d'un téléphone pubic à la station de traitement etVou au barrage. 5.2.2.6. Mesures de santé publipue * Assurer aux travailleurs l'acces aisé à une eau potable. * Doter les ouvriers d'un minimum dcéqipement de sécurité. * Signaler la présence des routes et pistes où passe un charroi important • Informer les travailleurs sur les M.S.T. et le Sida et veiller à ce qu'ils aient un accès aisé aux préservatifs. * Prévoir un dispensaire de chanter qui pourrait également accueillir les cas urgents de la population environnante. jETRA I . *-BDPA SCETAGRI Page 45 Alimentation en eau de Ouagadougou UItSU51É NON TECllNIOQE Etude d'impact sur l'environnement 5.2.3. MESURES PROPOSÉES DURANT LA PHASE D'EXPLOITATION 5.2.3.1. Mesures destinées à atténuer l'impact sur les eaux de surface * Réaliser une geston active du barrage et ainsi permettre de contrôler le niveau de l'eau dans la retenue et le débit en aval (mesure indispensable). a Eviter l'utilisation de l'eau des barrages de OUAGADOUGOU et toujours dunner priorité à l'utilisation de l'eau du barrage de ZIGA. a Assurer le plus rapidement possible un débit en aval. (Article 246 du Kiti n- ANVII-0328). • Contrôler les rejets de la staton. • Contrôler l'utlisaton des berges du lac. 1. Assurer un contrôle strict du type dutilisation des espaces autour du lac et réaliser avant toute mise en valeur, un 'schéma directeur' pour la zone du projet après avoir défini par raboo les limites officielles de l'étendue du lac (Art 211 du régimne de l'eau). 2. Favoriser la produclion de plantes peu exigeantes en engrais et bien adaptées et interdire certaines cultures. 3. Favoriser les modes de culture dite biologique. 4. S'assurer que des produits chimiques agréés soient disponibles 5. Assurer une formation des agriculteurs. * Contrôler la péche et les activités de loisir: afin de préserver la qualité de l'eau, l'utilisation d'engins motorisés doit être interdit sur le lac: 5.2.3.2. Mesures destinées à réduire les incidences du mamaqe Malgré les mesures techniques qui pourraient être prises afin de réduire le mamage et limpact des crues, l'arrivée d'une crue importante sera toujous possble. La solution que recommande vivement l'Ingénieur-conseil afin de gérer cette incertitude est la création d'un 'londs spécial d'intervention qui intervienrdrait en cas d'événement exceptionnel. Ce fonds serait alimenté par un prélèvemnent sur le prix de l'eau. Ainsi, il sera également possible de démontrer que les principaux bénéficiaires du projet, à savoir la population de OuAcuGADOu, contribuent indirectement à la prise en cornpte des incidences négatives du projet pour les populadons locales. Outre l'interventon en cas d'événements exceptionnels, une partie de l'argent collecté devrait servir à financer des actons de suivi après la phase de réinstallaton des populatons. 5.2.3.3. Mesures destinées à réduire le risque d'une rupture du barrage a Dimensionnement adéquat du déversoir de crues, spécification correcte des travaux de construction de l'ensemble de l'ouvrage et contrôle strict lors de la construction (voir 4.1.1.4.). 5.2.3.4. Mesures pour la faune * Faire respecter la législation et intégrer dans les fomations un volet sur l'ublité de la biociversité. 5.2.3.5. Mesures pour la flore Plusieurs des mesures déjà préconisées auront une influence positive sur la flore. Dans le cadre de la convention sur la protecton des zomnes humides, l'Ingeur-conseil recommande également de créer des zones de protection spéciale autour du barrage (une à proximité de GANDOGO et une sur le terroir de ZGA). 5.2.3.6. Mesures de Santé Publique * Mise en place d'une aide alimentaire de soudure aux familles déplacées. Création de forages protégés. * Faire des campagnes d'information régulières dans les villages pour convaincre la populaton de la nécessité de filtrer l'eau avant de l'utiliser et pour former la populaton à la fabricaton et à l'entreten des filtres. * Doter les centres de santé de Sawana, d'Absouya et de Nagréongo d'un micrscope. • Organiser des séances d'éducaton pour la santé. * Suivre le groupe cible des enfants en âge scolaire de manière systématque. -BDPA SCETAGRI Page 46 Alimentation en eau de Ouagadougou su!U NON-T TEChLNIIIUE Etude d'impact sur l'environnement * Eviter l'utlisation massive d'agents chimiques dans l'eau. * Renforcer la surveillance épidémiologique dans la zone du barrage. a S'assurer que les centres de santé disposent en permanence d'un stock suffisant de médicaments. a Doter les villages de forages protégés. * Renforcer les capacités de prise en charge des patents à Absouya en complétant l'équipement du dispensaire et en l'équipant d'un dispositif de production d'électricité et d'eau chaude solaire. a Construire et équiper une maternité capable de recevoir les accouchements difficiles. * Réhabiliter le pavillon d'hospitalisation. . Installer une phonie. 5.3. LE PLAN DE RECASEMENT DES POPULATIONS 5.3.1. LES RESPONSABIuTÉS ORGANISATIONNELLES (voir schéma) * Créer un comité de coordinaton du projet • Choisir une agence d'exécuUon. * Création d'une cellule technico-juridique indépendante. • Associer les ONG au projet * Signature d'un accord avec le *Projet de sécurité alimentaire et de Nutrition' ou le SPONG pour la sélection et la gestion des projets ONG. PouLzur Public Autres composants l ! t ~~~~~CooBSOUYA -BaterIgaI 5 - 58 6 29 58 29 ABssoA -KagoIenga 13 1 111 201 27 85 14 20 167 4 6 75 ASAsou -Yanghin 251 10 151 275 38 131 1171 158 521 79 ABsuyA 43 1 1 21 20 534 71 245 14 20 284 216 4 6 127 108 |ANEGA Nowega 5 1- 3 I 58 7 32 7 24 27 2 13 17 | NtONIOGO | 391 ¶|- 41 12 22 458 61 196 17 61 120 260 9 19 52 116 MOCKIN -Campement 3 3 45 8 13 4 45 13 de Tib |T MOCKIN -Campem 15 4 1j 148 17 4 28 12 | 16 48 de Bogié MOCKIN-Nayinré| 19 8 5 180 27 81 73 25 82 28 9 MOCKIN-Cawpement 31 22 8 421 49 189 322 89 146 38 de Bagmidou MOCKIN - Yalgo 221 22 253 29 107 253 1071 MOCKIN 901 45 20 16 91 1.047 130 454 575 190 145 127 253 82 57 57 _ L7fii é_jiiiww^. 5_.>9X_ç! z2836 357 127 623 471 891 841 274 198 399 L L L L I i § | | | | | {22%1 17%1 31% 30% 21% 16%1 3'%1 31 CZ s Chef de Zala 5.3.3.2. Superficies de la zone enquêtée Les superficies déclarées lors de l'enquête concernent 2.990 hectams cultivés dont 2.093 ha cultvés par ou pour le chef de famille; 342 ha cultivés par les fils et frères, et 555 ha culUvés par les épouses. iRA 3 erw -BDPA SCETAGRI Page 48 Alimentation en eau de Ouagadougou RÉSUIÉA NOAN TEChNIQUE Etude d'impact sur l'environnement 5.3.3.3. Souhaits des populations concernant le site d'installation Les souhaits des villageois ont été recueillis à l'occasion de l'enquête qui a duré de novembre 1994 à fin janvier 1995 et au cours de nombreux entretiens. Les résultats de l'enquête: & 80% des chefs de famille interrogés ont déclaré vouloir se réinstaller à côté de la retenue d'eau. Un trés petit nombre a déclaré être indifférent au lieu de leur réinstallation pour autant qu'ils soient 'déplacés ensembles avec leurs voisins du méme quartier. 20% ont répondu que s'ils ne pouvaient pas se réinstaller à côté du barrage, il revenait aux autorités de leur trouver un emplacement Les résultats des entretiens: Les entretiens menés avec les habitants ainsi qu'avec les autorités coutumières ont permis didentifier plus précisément leurs souhaits et leurs préoccupations: * A Manega, Batenga, ZIGA, Nagreongo, le déplacement ne conceme qu'un très petit nombre de chefs de famille originaires du village ou intégrés, ceux-ci n'éprouvent en conséquence aucune inquiétude majeure à ce sujet & A BETTA et à Togombangré, le déplacement conceme une vingtaine de familles et les villageois déclarent disposer encore de suffisamment d'espace cultivable pour pouvoir les réinstaller. . A ABSOUYA, le déplacement conceme 43 familles regroupées dans trois quartiers proches de la Nakambé: Kagotenga, Niaguen (Yanghin) et Batenga. Les villageois et les autorités coutumières sont inquiets car le terroir d'ABSOUYA est exigu, densément habité, cemé par deux bas-fonds, et l'espace disponible cultvable entèrement occupé. Les autorités coutumières d'ABsouYA envisagent d'installer ces familles à l'Est de Manega sur les zones de pâturages qui sont exploités en commun. Les cinq familles de Manega (quartier de Nowega) peuvent facilement étre déplacées un peu en retrait de leur situation actuelle. Les 39 familles de Nioniogo concemées par le déplacement sont originaires du village ou y sont installées depuis longtemps : elles y seront toutes accueillies. 90 familles de Mockin doivent se déplacer. Au cours des entretiens, il est apparu que les villageois de MOCKIN craignent de ne pas pouvoir accueillir toutes les familles sur leur terroir. Les chefs de 36 familles envisageraient de retoumer à Nahoutenga. Le village de Gandogo est situé sur la rive droite dans le département de ZINLÉrK mais la majorité de ses habitants (40 familles sur 70) est installée sur la rive gauche (quartier de Tandaga). La quasi totalité du teroir du village de Gandogo se situant dans la zone dinondaton les populations n'ont pas de terrains de repli possibles. Le village doit étre déplacé. . Les 40 familles de Tandaga peuvent se 'replier aisément sur les terres de Saboui et de DourSongpelcé moyennant accord des autorités foncières et coutumières, ce qui est le souhait profond de la majorité des chefs de famille. Il sera cependant nécessaire que les autorités exercent une médiation dans le poblème de la séparation des habitants du quarlier de Tandaga de GANDOGO. Le chef de GANDoGo a exprimé le souhait de pouvoir s'installer à côté de la future retenue dans la brousse de Nagreongo, village avec lequel des liens anciens existent Mais le transfert devra étre décidé par les autorités qui assureront les démarches officielles auprès des différentes chefferies conceœnées. . -BDPA SCETAGRI Page 49 Alimentation en eau de Ouagadougou III uMÉ NONr TEInCINIqUE Etude d'impact sur l'environnement 5.3.3.4. Préoccupations liées à la réinstallation * Les villageois souhaitent que les autorités interiennenL • Les familles Peuls de MOCKIN appréhendent profondément leur déplacement * La préoccupation des disponibilités alimentaires pour les animaux est partagée par tous et surtout par les agro-pasteurs Peuis. 5.4. LES SITES ALTERNATIFS ET LEUR SÉLECTION Installation sur les terroirs d'origine Elle concrnera 195 familles (MOCKIN: 54, Nioniogo: 39, Manega : 5, Absouya 38, Batenga: 5, Betta: 30, Ziga: 2, Togombangré: 18 et Nagreongo: 4) Installations sur les terroirs de villages hôtes Les 36 familles en provenance de Bagmidou et de Yalgo seront accueillies à Nahoutenga.. Les 40 familles de Tandaga pourront être déplacées et réinstallées sans problème sur le terroir de Sabouri. * Les 29 familles de Gandogo pourront être installées sur le terroir de Nagreongo. Potentialités des sites d'installtion Les cartes de l'occupa0on des sols et par type de sols, qui ont été dressées pour la zone et par maitrise foncière, montrent un taux d'occupaton des sols trés élevé - entre 63% et 82% - sur les sois les plus aptes aux cultures mais avec de fortes différences entre les trois régions où se réinstalleront les familles. On rappellera également que 107 familles ne devant pas être déplacées vont perdre une parte de leur parimnoine foncier. Les sols actuellement inoccupés sont pour la plupart coris dans le domaine syo-pastoral et ne fonment que de petits miots disséminés. Ils correspondent pour l'essentiel à dcanciennes jachères. Leur occupation par les familles déplacées réduira d'autant les ressources en pêturages. La situation sera particulièrement critique pour les terroirs de MocIaN, Nioniogo et Manega qui devront accueillir le plus grand contingent de familles. L'installation des familles et la prise en compte des besoins de rlélevage supposent deux mesures prioritaires: * L'aménagement du bas-fond d'A&sOUA qui pemiettra draugmenter les superficies cultivées. * La recherche de nouveaux parcours pastoraux à proximité : pour ce faire, il faudra envisager de déclasser une partie de la forêt de Wayen. 5.5. L'ÉVALUATION DES PERTES ET LEURS COMPENSATIONS Foncier, acquisiton, transfert de terres et création de deux nouveaux villages • Le transfert d'usage des terres nécssitera des démarches officielles auprès des chefs coutumiers pour la désacralisation des terres, le déplacement des populations, la consécraon du lac de la retenue. * Il faudra sécuriser l'installation des familles déplacées sur un autre terroir. * Le droit d'occupation et de jouissance des terres le long des berges devra faire l'cbjet d'un cahier des charges élaboré par une commission ad hoc confomément à la réglementation. • Il conviendra de régulriser la situaton de Tandaga et de Gandogo. * Il sera nécessaire de cdligenter une étude compElémentaire qui définira de façon précise les modalités judiques et institutionnelles de mise en oeuvre du plan de réinstallation eu égard aux contraintes de la législation en vigueur. Dispositif pour le déplacement des populations * Une fois les lieux exacts dcimplantation des familles décidés par les villageois, il sera possble d'exam¢ier les besoins en forages supplémentaires selon les quartiers et les villages. • Il est impératif de prévoir le creusement des forages avant le déplacement des familles. ~T~A CT.~ -BDPA SCETAGRI Page 50 Alimentation en eau de Ouagadougou IUESU1UIF NN ThECIINUIIL Etude d'impact sur l'environnement a Il sera nécessaire d'organiser le déplacement des populations avant le demarrage du chantier pour les personnes qui risquent de subir de fortes influences du chantier. Les autres villages seront déplacés pendant les travaux, sauf Gandogo. * Le déplacement de Gandogo pourra être organisé une fois leur partie déboisée (en deuxième année du chantier). * Il faut éviter de déplacer les gens durant la saison des cultures. La charge de travail est importante et les routes peu praticables. a Il est recommandé que le transport puisse faire l'objet d'un contrat rémunéré par le projet avec les groupements villageois. Aide à la reconstruction de l'habitat des personnes déplacées * Il est recommandé que le Projet appuie les groupements villageois pour la fabrication des buiques en assurant l'approvisionnement en eau des carières, et en payant les briques réalisées. * Il est recommandé que le Projet assure le financement de la fabrication des seccos et facilite les commandes sur d'autres marchée. * La mnain-d'oeuvre nécessaire à la construction sera payée aux chefs de Zaka à raison de 5 000 FCFA par case. 50% de cette somme ne sera allouêe qu'après constructon effective de la case. • Les autres frais (lianes, cordes, paille, etc.) seront payés suivant une formule forfaitaire. • Le projet doit assurer l'indemnisaton des dolotières par le versement d'une somme qui couvrira l'achat des canaris, le travail nécessaire à la construction du foyer, ainsi que le coût de la première préparation . 5.6. L'ACCÈS À LA FORMATION. L'EMPLOI ET LE CRÉDIT Pêche * Interdire la pêche après la mise en eau du barrage (un à deux ans pour permettre la reconstitution des ressources halieutiques). * Mise en place et formation des groupements de pécheurs dans les villages riverains. * Mise en place et formation des grupements féminins aux techniques améliorées de fumage du poisson. a Formation d'un maçon par village pour la fabrication des foyers améliorés. a Formation d'agents pour assurer le suivi au niveau des villages et l'appui aux agents polyvalents des services prwinciaux de l'Environnement * Indemniser les familles de pêcheurs par un accès au crédit. * Réaliser une pette étude socio-éconornique sur la pêche. Cette étude sera réaisée par le (la) sociologue du Projet * Réaliser une petite étude ichtyologique avant la mise en eau du barrage (mémoire de fin d'études). Cultures sur berges L'encadrement et la formation seront prioritaires. * Informer les riverains sur les spéculations possibles et dont les filières de commercialisaton offrent de bonnes possbilités. * Assurer la fomnation à l'utilisation et à la fabrication de produits de traitements non toxiques et/ou biologiques. Elevage * Des parcours fourragers seront créés de façon prioritaire sur la zone de mamage. Formation et mise en plce de gropements d'éleveurs. * Conseil aux techniques de conservaton du foin. * Conseil aux cultures fourragères et leur intégraton dans l'assolement. * Amélioraton des méthodes d'embouche du peUt bétail. • Formaton des groupements de femmes à la conservation et à la transfomation des produits laitiers. -BDPA SCETAGRI Page 51 Alimentation en eau de Ouagadougou RESUIE: NON TCUIINItQUE Etude d'impact sur l'environnement Programme en direction des femmes * Assurer en priorité l'accès à la terre (parcelles individuelles) pour sécuriser leurs activités agricoles. • Assurer l'accès au petit équipement agricole et en charrette pour le transport * Assurer l'accès à la formation et à l'apprentissage aux techniques de maraîchage, de conservation et de transfomration de produits agricoles, et de l'amélioration de l'embouche de pett bétail et de l'application des soins courants. * Assurer l'accès au crédit par l'ouverture dcun poste au marché de Tarnpaogo. * Assurer l'alphabétsation et la formation à la geston des ressources financières de leur groupement pour leur permettre de s'équiper et d'entreprendre de nouvelles activités productives et artisanales. Il est proposé en conséquence que le Projet assure le financement de 5 Centres Perrnanents cfAlphabétisation Fonctionnelle. En outre, le Prjet pourrait assurer le financement pendant un an des sessions d'alphabétisation et de fonmation d'alphabétiseurs. Les ONG prendraient le relais. * Prévoir des équipements permettant d'alléger les contraintes de temps et d'organisaton du travail domestique (points d'eau, moulins, etc.). * Faire réaliser une étude (par une (un) socio-conomiste, à une ONG) portant sur l'identficaton des actvités à développer et sur le diagnostc des besoins exprimés par des groupements concemant l'organisation et la gestion d'unités économiques. Remarques générales Il apparatt prioritaire d'assurer le désenclavement de la région cdABsouYA (voir Mesures de circulaton). Suite au projet de barrage il peut apparaitre nécessaire pour assurer le soutien des actvités économiques des organisations paysannes des villages de la rive gauche de renforcer le nombre d'agents des sevices techniques (élevage en particulier) à la préfecture d'ABsouYA. 5.7. PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET SA GESTION L'organe à travers lequel ses différents objectifs sont poursuivis est le Comité DOUGO. L'armélioation de l'approvisionnemnent influenra favorablement la lutte contre les maladies dues à l'eau (cause de 40 % des consultabons), les fièvres typodes, la dracunculose et les bilharzioses. L'adducton d'eau potable jouera aussi un effet positif sur remploi, les actvités industrielles, les activités commerciales et, en général, sur la population bénéficiaire (estmée à plus d'un million d'habitants à l'horizon 2000). Des effets positfs seront égalemnent enregistrés dans la zone de la retenue grâce aux nouvelles possibilités qui seront offertes à la populaton (activité de pêche et de maraîchage). La réalisation du projet exige le dcépacement et le rscasernent dune population estimée à 3 804 personnes suite aux enquêtes effectuées dans le cadre de la présente étude, installeées actuellement sur le site de la retenue ou dans la zone de mramage. La surface de cette zone de mamage est denviron 4.500 hectares entre la cote 266 et la cote 270. Ce déplacement aura un impact majeur pour ces populations et principalement dans le cas des villages qui devront quitter leur terroir d'origine. Une série de mesures ont été poposées dans le chapitre 5 pour atténuer ou compenser les effets négatifs du projet Elles ont été classées en trois catégories suivant lur délai drimplémentatior. Les nesures à prendre pendant ks études détaillées du prjet incluent notamment la vérificabon des donnés topographiques, l'optimisation du dimensionnement du déversoir de rues du barrage en tenant compte du coit économique des trrains inondés de façon penmanente ou temporaire, et la réabisaton d'un schéma drecteur d'aménagement global de la zone. Il est aussi recommandé d'établir les actons adéquates au niveau des études pour pouvoir implanter une gestion active de la retenue pendant au moins les premières annees d'exploiWton du barrage. Ces mesures sont essentelles afin d'assurer dès le début de la réalisation du projet un succès des autres mesures. Elle sont d'autant plus importantes dans le cadre de ce projet, car le temnps qui sépare cette étude et le début des travaux n'est pas encore défini et peut varier. j ST?ACTE3EL -BDPA SCETAGRI Page 56 Aiimentation en eau de Ouagadougou IESIZIM 5I' N0 TECNILINII-E Etude d'impact sur l'environnement Les mesures à prendre pendant la phase de construction des ouvrages et installations ont été conçues pour diminuer l'impact sur - particulièrement - la santé publique, les sols, l'eau du sol, la végétation et sur le tissu socio-économique de la zone de la retenue. En ce qui conceme la végétation, une attention spéciale a été donnée aux aspects de défrichement de la zone de la retenue, avec délimiWtaton de la zone à traiter, sur la base que ne doit être déboisé que le strict nécessaire, une participation des populations locales et une valorisaton optimum des produits de défriche. En ce qui conceme les travaux proprement dts, en plus des recommandations techniques, la participation des populations locales aux travaux est vivement recommandée. De méme, informer suffisamment à temps les populations concemées est une des mesures prioritaires qui permettra d'éviter plusieurs effets négatifs Sa destructon de récoltes par exemple) et favorisera grandement la perception positive du projet Les mesures proposées durant la phase d'exploitation des ouvrages et installations portent essenUellement sur les aspects suivants: Mesures destinées à atténuer l'impact sur les eaux de surface, notamment par une gestion adéquate de l'eau de la retenue. Il est recommandé cd'implanter une geston active, aidée par un modèle de simulation de l'aménagement, de façon à optimiser l'utilisation de l'eau du barrage, diminuer les incidences dues à la montée des eaux au-dessus de la cote de la retenue normale, diminuer l'évaporation, permettie autant que possible la pemanence d'un écoulement en aval du barrage et diminuer le risque d'inondations de champs. Une telle geston active semble partculièrement utile pendant les premières années d'exploitation, quand les ouvrages seront surdimensionnés par rapport aux besoins et quand plusieurs des mesures d'atténuaton proposées seront tout juste réalisées et devront trouver leur équilibre. . Mesures destinées à réduire les pertes qui seront dues au mamage et à l'impact des crues, particulièrement la création d'un fonds spécial d'intervention alimenté par un prélèvement sur le prix de l'eau. Mis à part son utilité propre en cas de calamité, un tel fonds permettra de montrer que les principaux bénéficiaires du projet, à savoir la populaton de OUAGADOUGOU, contnbuent à la prise en compte des incidences négatves sur les populations locales. * Mesures destinées à réduire le risque d'une rupture du barrage, qui incluent un dimensionnement adéquat du déversoir de crues, une spécification correcte des travaux de construction et un contrôle strict pendant la constructon. Il est recommandé de prévoir l'installaton de disposiûfs d'auscultation de l'ouvrage, dont la lecture et l'interprétaton des données doivent se faire de façon régulière tout au long de la vie utile du barwae * Mesures de santé publique, dont la mise en place d'une aide alimentaire de soudure aux familles déplacées et la distributon de nouvelles terres deux ans avant le déplacement de façon à ce qu'elles soient en. phase de production normale au moment du remplissage initial de la retenue. Les autres mesures recommandées portent essentiellement sur la lutte contre la bilharziose et autres maadies susceptibles de se développer et l'amélioration des moyens des centres de santé de la région. Il est bien évident qu'un bon nombre des mesures techniques proposées auront une influence sur les populations déplacées et que, inversement, le déplacement des populations entrainera un certain nombre d'effets propres. En tenant compte de cette interaction, un plan détaillé de recasement des populatons est décrit dans le chapitre 5, avec définition d'une structure organisationnelle adaptée au contexte local. Le plan inclut un duonogramme de mise en oeuvre et un chiffrae du budget nécessaire, dont l'enveloppe globale est d'environ 2,4 milliards de FCFA Une aide alimentaire aux ppulations déplacées d'un montant total d'environ 45 millions de FCFA sera dstribuée pendant 7 années. Les principaux objectifs du plan sont d'une part de relocaliser lespersonnes dans un environement favorable et équivalent à celui quils devront quitter et d'autre part, d'améliorer ur niveau de vie en leur asrant une fomation et en favorisant leu partcipation dans le projet et dans les choix néc saires. En défintive, les études ont montré que le projet d'AEP provoquera un certain nombre d'effets négatIfs sur l'environnernent au sens large, et ceci principalement dans la zone de la retenue. La plupart des effets négatifs peuvent être atténués sinon éliminés par lapplication des mesures préconisées dans ce rapport et un certain nombre d'autres Incidences seront sensibles de façon temporaire et leur impact disparaitra à moyen ou à long terme. L'étude a également montré qu'il n'y avait pas d'alternative à coût comparable capable de répondre aux objectifs définis. ~t «CT u3EL -BDPA SCETAGRI Page 57 Alimentation en eau de Ouagadougou LSU1rÉ NON TECIINIOJJU Etude d'impact sur l'environnement Ces impacts négatifs seront compensés par les retombées positives du projet en termes socio- économiques et de santé publique, principalement à OUAGADOUGOU. Certains effets bénéfiques sur l'environnement physique seront également observés dans la zone de la retenue. Finalement, si globalement le projet se justifie, Il est à remarquer que la plupart des bénéfices seront enregistrés par des populations qui ne subiront pas les Incidences négatives et dont le droit à une juste compensation est à préserver et à assurer sur le long terme. C'est dans ce contexte que les mesures socio-économiques proposées dans ce rapport ont été conçues. -LA3 =nu*& -BDPA SCETAGRI Page 58 Aiimentation en eau de Ouagadougou rÉiSUjÉ! L NON TFCUNIQUE Etude d'impact sur l'environnement TABLE DES MATIERES CHAPITRE 1. Introduction . -1 CHAPITRE 2. Description du projet ... 1 2.1. CONTEXTE DU PROJET .... 2.2. DESCRIPTION DU PROJET ................. . .1 2.2.1. LeLarrage .... . 2.2.2. Le lac . . .... . . . ,3 2.2.3. La conduite . .............................3 2.2.4. La staton de traitement et le traitement . . . . 3 2.2.5. Ia distribution ... .,4 2.3. CONTEXTE JURIDIQUE, LÉGAL ET INSTITUTIONNEL . . . 4 CHAPITRE 3. L'ÉTAT INITIAL DE L'ENVIRONNEMENT .. ...5 3.1. LE CONTEXTE PHYSIQUE ET BIOLOGIQUE ..................................... , . 5 3.1.1. L'évaporation .5 3.1.2. Physiographie de la zone du proet .5 3.1.3. La morphopédologie et les aptitudes culturales .............................,,,,,.,.5 3.1.4. La végétation ... ,6 3.1.4.1. La vgétation de la zone détude ...................6 3.1.4.2. Caractéristiques des unités végétales de l'occupation du sol .6 3.1.4.3. Les unités végétales par tye de sols .7 3.1.5. L'a fdrologie.B 3.1.5.1. Laflor e.11 3.1.5.2. Ressources forestères .12 3.1.6. La faune .................................. 12 3.1.6.1. Caractéristiques générales de la faune de la zoe d'étude .12 3.2. LA SITUATION SOCIO-ÉCONOMIQUE DE LA RÉGION 13 3.2.1. Le cadre social.13 3.2.1.1. Organisation socio-politique et foncière traditionnelle dans la zone étude. .13 3.2.2. Le cadre économique .15 3.2.2.1. L'agriculture ...,16 3.2.2.2. L'élevae .16 3.2.2.3. Activités complémentaires et utilisation des ressources natulles. .16 3.2.2.4. Budgets villageois ................ 17 3.2.3. La santé dans la zone .17 3.2.3.1. Les infrastructures saitaires .17 3.2.3.2. Profil épidémiologique ................ 18 3.2.4. La santé à Ouagadougou .19 3.25. L'enseigneent ................ 19 3.2.6. les voies de commurcaions. .20 {T~ACT L e -BDPA SCETAGRI Page 59| AJimentaton en eau de Ouagadougou RrSmIJNI NON TrClhNtIQUE Etude d'impact sur l'environnement CHAPITRE 4. LES IMPACTS DU PROJET .... ....................... 21 4.1. LES IMPACTS DE LA CONSTRUCTION ET DE-LA PRÉSENCE DU LAC . .21 4.1.1. La matrice d'effets biotique et abiotique ..21 4.1.1.1. L'impact sur le climat, microclimat et la qualité de l'air ..21 4.1.1.2. L'impact sur le sool.21 4.1.1.3. LInpact sur l'eau du sol ..23 4.1.1.4. L'impact sur les eaux de surface ..23 4.1.1.5. L'impact sur la végétation ..24 4.1.1.6. Impact du projet sur la flore rare ou particulière ..25 4.1.1.7. Impact du projet sur la microflore et la flore aquaique ..25 4.1.1.8. Llnipact sur la faune ..25 4.1.2. La matnœe d'effet socio-économique (la matrice est présentée page suivante) .26 4.1.2.1. L'impact sur la densité de populapon ..26 4.1.2.2. L'impact sur les ressources naturelles .............................................. . 26 4.1.2.3. Limpact sur les cultures ..28 4.1.2.4. L'impact sur l'élevage..28 4.1.2.5. L'impact sur les voies de communicatons et d'échanges . . 28 4.1.2.6. L'impact sr l'emploi ..28 4.1.2.7. Ltimpact sur l'artisanat, l'industrie, le commerce .............................................. 29 4.1.2.8. L'inpact sr les revenus ..29 4.1.2.9. 'impact sur la santé publique ..30 4.1.2.10. L'inpact sur le patrimoine culturel ..32 4.1.2.11. 'impact sur le paysage .32 4.2. LES IMPACTS DE LA CONDUITE, DE LA LIGNE H.T. ET DE LA STATION DE TRAITEMENT ... 33 4.2.1. Les actions .33 4.2.2. La matrice dreffet physique (voir page suivante) .33 4.2.2.1. Litmpact physique ..33 4.2.2.2. .I2mpact sur la végétaton et la faune ..33 4.2.3. La mnatrice d'effet socio-économique .33 4.2.3.1. L9impact sur la densité de populaton .................................................... ............................. 33 4.2.3.2. L'impact sur les ressources naturelles, les cultures et l'élevage . .33 4.2.3.3. 'impact sur l'emploi ..35 4.2.3.4. Llimpact sur la santé pUlique ..35 4.2.3.5. 'impact sur le paysage ..35 4.2.3.6. L'impact sur le patrimoine culturel ..36 4.3. LES IMPACTS DE LA DISTRIBUTION ET DE L'ACCROISSEMENT DE LA CONSOMMATION EN EAU .36 4.3.1. Les acffons.36 4.3.2. la matrice d'effet physique (voir page suivante) .36 4.3.2.1. LUimpact sur le sol et l'eau du sol ..36 4.3.22. L'impact sur les eaux de surface .. ...................................... 38 4.3.2.3. L'impact sur la végétation ........................................ . 38 4.3.24. Limpact sur la faune ........................................ . 38 4.3.3. la matrice d'effet socio-éonormique .38 4.3.3.1. Lilmpact sur les voies de communaon..... 38 4.3.3.2. L'impact sur l'empoi, rindustrie et les revenus ..38 4.3.33. Llmpactsurla santé ..39 4.3.3.4. Llimpact sur le tourisme et les loisirs ..40 4.4. EVOLUTION PROBABLE DE LA ZONE EN ABSENCE DE PROJET .........................................,.40 .«BDPA SCETAGRI Page 601 Alimentabion en eau de Ouagadougou SUNIE NON TECIlNIQIlE Etude d'impact sur J'environnement CHAPITRE 5. LES MESURES D'ACCOMPAGNEMENT ET LES VARIANTES ................................................ 41 5.1. LES VARIANTES TECHNIQUES ................... 41 5.2. LES MESURES ET/OU VARIANTES MINEURES ...................................... 43 5.2.1. Mesures à prendre durant les études ...................................... 43 5.2.2. Mesures durant la réalisation du projet ...................................... 43 5.2.2.1. Mesures destnées à éviter les impacts sur les sols ...................................... 43 5.2.2.2. Mesures destinées à atténuer l1mpact sur les eaux de surface ................... ................... 44 5.2.2.3. Mesures destinées à diminuer les incidences sur la végétation ...................................... 44 5.2.2.4. Mesures en ce qui concerne la tlore aquatique ...................................... 45 5.2.2.5. Mesures pour réduire l'impact sur les communications ...................................... 45 5.2.2.6. Mesures de santé publique ...................................... 45 5.2.3. Mesures proposées durant la phase cfexploitation ...................................... 46 5.2.3.1. Mesures destnées à atténuer l'impact sur les eaux de surface ................... ................... 46 5.2.3.2. Mesures destnées à réduire les incidences du manage ............ .......................... 46 5.2.3.3. Mesures destnées à réduire le risque cdune rupture du barrage ...................................... 46 5.2.3.4. Mesures pour la faune ................. .6 5.2.3.5. Mesures pour la flore .46 5.2.3.6. Mesures de Santé Publique .46 5.3. LE PLAN DE RECASEMENT DES POPULATIONS .47 5.3.1. Les responsabilités organisationnelles (voir schéma) .47 5.3.2. Stratégie de la participation .47 5.3.3. Les données socio-économiques........................................48 5.3.3.1. Populations devant étre déplacées ................... 48 5.3.3.2. Superficies de la zo enquêtée.48...................................... 48 5.3.3.3. Souhaits des populations concernant le site d'installation .49 5.3.3.4. Préoccupatons liées à la rinstallaton........................................50 5.4. LES SITES ALTERNATIFS ET LEUR SÉLECTION .50 5.5. L'ÉVALUATION DES PERTES ET LEURS COMPENSATIONS. 50 5.6. L'ACCÈS À LA FORMATION, L'EMPLOI ET LE CRÉDIT. 51 5.7. PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET SA GESTION .52 5.8. LE PROGRAMME DE MISE EN OEUVRE .52 5.9. COÛTS DES MESURES. ...................................... 54 5.9.1. L'opération de réinstallation .54 5.9.2. ...................CcDut total d u projet.54 CONCW S ION S .......... . ......................... . ........................................ ......... .................. ........... ................. 56 TABLE DES MATIERES . ............. . .. .. ..................... ... . ............ ....... . . .... . ................. S9 « .-8DPA SCETAGPI Page 61]